Posturothérapie : le journal de la posturologie de Lisbonne

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dimanche, avril 15, 2007

MODE D'EMPLOI

vendredi, février 09, 2007

119/ Vidéo explicative sur un Système d'analyse et de rééducation

Attention,
ce site est un site commercial destiné aux professionnels de la rééducation

l'objectif est que vous visionniez la video disponible sur ce site pour comprendre ce que les progrès techniques et informatiques permettent de mesurer aujourd'hui

le système BIORescue un système d'analyse informatique qui conjugue une pateforme équipée de 1 600 capteurs de pression et un logiciel permettant d'effectuer des analyses et de la rééducation en feed-back.BIORESCUE

Il est toujours très difficile au patient d'avoir une idée précise de la position réelle de son corps par rapport à son environnement.

Ainsi, les consignes concernant les ajustements de cette position corporelle sont mal comprises, les exercices de rééducation proposés mal exécutés et moins efficaces.

Le principe du biofeedback postural est de permettre au patient de comparer en temps réel,la sensation qu'il a de sa posture et la réalité de son positionnement.

Par des exercices adaptés à son état, il précise l'image de son schéma corporel et améliore le contrôle de sa posture.

cliquez ici pour acceder au site et à la vidéo

118/ Qu'est ce que la posturo-cinétique?



Marc Janin (Interview réalisée en Janvier 2006)

"C'est une capacité qui permet de conserver l’équilibre. Cette capacité dépend de nombreux systèmes qui se rapportent à l’état fonctionnel tel que le système postural d'aplomb avec ses différents capteurs et l'activité musculaire comportant appareils musculo- tendineux et ostéo articulaires des segments corporels.

Dans la régulation de cette capacité posturo-cinétique, le pied joue un rôle important car c'est l'appui au sol lors du déplacement : la marche , la course et toute activité cinétique qui informe le système nerveux central et de plus il est une des entrées du système postural d'aplomb, il participe activement à l’organisation posturale du sujet.

Dans notre profession de podologue on a la chance de pouvoir l'analyser par différents examens cliniques : statique , podoscope , imagerie complémentaire mais aussi les valeurs cinétiques et des valeurs cliniques en podographie , podométrie et stabilométrie (ce qui a été recommandées par les 2 rapports de la HAS ) et on a la chance aussi de pouvoir manipuler ces pressions et ces positions ostéo articulaires par l'intermédiaire de la sole plantaire.

Sur cette capacité posturo-cinétique et la relation d'appui :

De l’importance de notre appui au niveau du sol le rôle du podologue sera aujourd'hui et dans l'avenir probablement des plus importants puisque cette capacité posturo cinétique est en relation directe avec l'axe des membres inférieurs que toute le monde reconnaît maintenant mais aussi sur les activités type tir à la carabine en statique et aussi bien pour la dynamique la préparation du mouvement (course) ou l'action locomotrice du rachis pouvant influencer l’apparition de douleur chez le lombalgique.

Nous avons la chance d'avoir une profession de Podologue qui est en pleine évolution : l'ensemble des écrits sur la pression plantaire , les différentes techniques d'orthèses avance beaucoup , les travaux initiés par les podologues eux mêmes sont de plus en plus importants et c'est une des évolutions naturelles de notre profession

Vous pensez que ce sera intégré dans le cursus d'étude?

Je l'espère ! Pour l'instant il y a certaines écoles, en fonction des sensibilités des différents directeurs qui donnent des initiations ou qui donnent plus d'éléments à l'ensemble des étudiants ; l'ensemble des formations professionnelles post-DE permet une présentation synthétique de ces choses là et à l'avenir on espère pouvoir avoir des formations ou un cycle initial plus performant ou un cycle secondaire spécifiquement dédié aux podologues pour être l'acteur prioritaire de cette manipulation de la sole plantaire.

Effectivement nous sommes obliger de travailler en collaboration avec les médecins référents dans le système de soin français mais surtout des médecins rééducateurs , des rhumatologues , l'ensemble des kinésithérapeutes et les différents intervenants de la chaîne de soin que ça soit au niveau diabétologie, sur le programme locomoteur (initiation de la marche), sur les pressions plantaires ou sur l'activité classique d'un enfant dans les stratégies d'équilibration.

A l'heure actuelle vous sentez une appréhension des médecins vis-à-vis de la posture-cinétique ?

Oui! cette capacité posturo cinétique elle est peu ou pas connue du médecin parce que la séquencialisation des études médicales par système : le système respiratoire , le système digestif ou le système locomoteur ne permet pas toujours d'avoir une vue globale.

Or on a la chance de faire une analyse morphostatique : donc un état des lieux du sujet dans les 3 plans de l'espace compléter d’une analyse des paramètres cinétiques avec des tests validés ce qui nous permet d'approcher, d’évaluer et quantifier cet état là .La réticence du médecin , elle , est légitime : c'est quelque chose de récent (+-15ans) , on a encore des preuves à faire , les preuves scientifiques ne sont plus à apporter mais on reste quand même une profession à responsabilité limitée et n'oublions pas que c'est le coordinateur de l'équipe.

Les évolutions avancent, les travaux initiés par les médecins en collaboration avec les podologues et par des podologues avancent aussi, c'est certainement une voie qui se développera à l'avenir ."



Source de l'article


l'interview est protégée par un contrat de droit d'auteur qui permet l'utilisation sous certaines conditions: , notamment :A chaque réutilisation ou distribution de cette création, vous devez faire apparaître clairement au public les conditions contractuelles de sa mise à disposition. La meilleure manière de les indiquer est un lien vers cette page web : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

jeudi, février 08, 2007

117/ Améliorer la posture des tireurs à la carabine debout des équipes de France

mercredi 31 janvier 2007 - Autun

Dans le cadre de son diplôme de posturologie
F. Regard signe un mémoire pour la Fédération de Tir



Florence Regard est podologue rue Jondeau. Au cours de ses études de posturologie, elle fait pour la Fédération Française de Tir un mémoire qui aide les tireurs à améliorer leur position.

Florence Regard est Autunoise de souche. Elle est podologue depuis une quinzaine d'années : après trois années d'études en école, elle a obtenu le diplôme d'État, puis elle a continué encore trois ans pour faire une formation en podologie du sport à l'université Léonard de Vinci à Paris. Elle a ensuite commencé en tant qu'assistante, s'est installée à Lyon puis est finalement revenue à Autun reprendre un cabinet de podologie rue Jondeau en 2002.

La même année elle a commencé à prendre des cours à l'Institut de Posturologie de Paris. Elle est actuellement dans la quatrième et dernière année du diplôme de premier cycle de la spécialité, elle pourra ensuite entamer le second cycle d'études de trois ans.

Comme son nom l'indique, la posturologie est l'étude de la posture : le corps humain est une merveille d'équilibre. Comme un pendule inversé, il oscille librement autour d'un pivot situé dans les chevilles. La mécanique gérée par le système nerveux permet au centre de gravité d'être aussi petit qu'une pièce de monnaie, et de laisser libre cours au bon fonctionnement des organes, des muscles, des articulations et donc à la légèreté des mouvements. Des problèmes liés aux pieds, à la vision ou à la dentition peuvent causer des dérèglements de cette mécanique : la posturologie est une méthode préventive et curative qui vise à résorber ces troubles en corrigeant le système sensoriel dans son ensemble.

Pour sa dernière année d'étude de premier cycle, Florence Regard a entrepris la rédaction d'un mémoire. Il participe d'un protocole de recherche commandé par le ministère de la santé pour la Fédération Française de Tir. Il porte sur la stabilométrie, et vise à améliorer la posture des tireurs à la carabine debout : la posture du corps est en effet primordiale dans l'exécution d'un geste très technique comme celui du tir de précision.

«Dans un premier temps, le travail a consisté à établir des valeurs de référence. Vingt filles et vingt garçons âgés de 18 à 44 ans ont participé à des tests sur une plateforme équipée de sabots dynamométriques de Ouaknine. Cet appareil permet de mesurer les déplacements du centre de gravité, et ainsi de définir la meilleure position pour avoir un tir équilibré » explique Florence Regard.

« Dans un deuxième temps, le travail en collaboration avec l'entraîneur des équipes de France Raoul Dudde, consistera à donner des conseils pratiques aux tireurs pour leur permettre de progresser dans leurs performances.

Dans cette optique, j'accompagnerai au mois de mars les tireurs lors d'une compétition qui se déroulera à Montluçon ». Le protocole du mémoire a d'ores et déjà été rendu, Florence Regard le soutiendra avant le mois de septembre. Il sera ensuite publié, et sans doute présenté en conférence.

Dans le cadre sportif, la collaboration a aussi lieu pour d'autres disciplines comme le golf ou encore le tir à l'arc : là aussi l'objectif est d'optimiser la performance en tendant vers le meilleur geste, parfois en créant des semelles spéciales adaptées pour le compétiteur.

Dans le domaine curatif, beaucoup de patients viennent au cabinet pour des douleurs, des mesures permettent alors de déterminer l'origine du mal.

Le but est alors de rééquilibrer la personne, avec l'aide de conseils et très souvent de semelles spéciales. Il y a ensuite un suivi qui permet de voir les évolutions à apporter au traitement.

Source de l'article
le Journal de Saône et Loire
http://www.lejsl.com/actu/autun/20070131.JSA0221.html

116/ La Posturologie en synergie avec la Podologie



Nicole FLOIRAT
Podologue Posturologue

"La Posturographie nous permet au moyen des mesures effectuées sur une plate-forme informatisée, de quantifier et surtout de visualiser les dysfonctions de la posture de l'homme, nous aidant considérablement au niveau de la thérapie.

Vous pouvez donc voir à l'image , grâce à cette technique, les matérialisations graphiques des pelotes du centre de pression (centre de masse), élément permettant de calculer et visualiser la position de ce paramètre analytique par rapport à la position moyenne d'équilibre, indiquant le degré d'efficacité de la tactique posturale du sujet ainsi que la nature de fonctionnement du système orthostatique.

Les pelotes des centres de pression ci-après (voir l'imagerie sur le site original) vous donnent l'occasion de visualiser une image de normalité de l'expression posturale de l'homme :
Pelotes des centres de pression chez un patient non affecté par des dysfonctions posturales réalisant une pelote de son centre de pression de 91 mm2 en situation d'examen yeux ouverts et d'environ 225 mm2 en situation yeux fermés.

L'exemple de l'animation (voir la vidéo sur le site original ) appliqué à ce cas clinique nous offre :une démonstration de synergie posturologie - podologie par retour à la normalité d'un patient affecté par un syndrome postcommotionnel d'ampleur à la suite d'un grave accident de la circulation.
La thérapie a consisté à traiter uniquement au moyen d'orthèses plantaires (semelles orthopédiques). Le retour à une situation physique normale s'est effectuée dans un délai de 1 mois.
Premier cas :
Le sujet fortement invalidé a pu reprendre ses activités normalement trois mois plus tard. Vous pourrez constater sur l'animation qui suit, le gain postural réalisé à partir de l'impressionnante pelote réalisée avant thérapie.

Ce patient était sévèrement affecté par un syndrome de déficience posturale de type surcontrôle volontaire de l'équilibre sévère, consécutif à une percussion sur un passage clouté par un véhicule roulant à 60 km/h, le fonctionnement de son système orthostatique était anéanti.Les algies atteignant l'ensemble du corps étaient sévères, le sommeil avait pratiquement disparu (2 heures par nuit), toute l'activité était devenue impossible, la marche quasi-impossible, les sensations vertigineuses importantes et fréquentes.Du point de vue comportemental postural nous mesurions en moyenne :800 mm2 en situation d'examen yeux ouverts et de 3019 mm2 en situation yeux fermés.

Ce qui démontre bien que la normalité de la posture était gravement endommagée.

Le retour du centre de pression à la normalité s'est accompagné au bout de deux semaines d'un retour à une normalité comportementale posturale avec disparition des algies, retour du sommeil, rétablissement de la symétrie tonique posturale, disparition des sensations vertigineuses et reprise totale des activités professionnelles et de loisir.

Cette démonstration issue d'une imagerie digne de la technologie du 3ème millénaire est de nature à bouleverser la conception des thérapies usuelles de nos cabinets, nous semblions démunis voir impuissants en présence des maux du siècle :

- le mal de dos si fréquemment rencontré,
- les sensations de vertige et d'instabilité,
- certains états dépressifs,
- les douleurs affectant l'ensemble du corps à partir des asymétries toniques posturales,
- les syndromes posturaux posttraumatiques.

Cette façon de procéder tient compte de la réalité du système postural fin, notion essentielle que nous devons au physiologiste britannique Sir Charles BELL qui déjà, en 1837 la définissait ainsi :
"Comment un homme maintient sa posture contre un vent violent qui souffle contre lui ? Il est évident qu'il possède un sens par lequel il connaît et maîtrise l'inclinaison de son corps, et qu'il possède l'aptitude à la réajuster ainsi qu'à corriger tout écart par rapport à la verticale."

A partir de cette définition, les posturologues ont mis au point l'entier d'une discipline qui nous permet de traiter un très grand nombre de pathologies posturales.

Nous sommes en droit de penser que cette révolution technologique commence à porter ses fruits.

Hier, les plus hardis d'entre nous croyaient à la proprioceptivité, et comme le déclarait à juste titre Auguste Comte : "il faut croire au déterminisme car il faut croire à la science", nous pouvons aujourd'hui en fonction de ce qui précède déclarer à notre tour : il faut croire à la posturologie car à la suite de Sir Charles Bell nous pouvons croire à l'action du système postural fin.
Toujours à partir de cette définition, nous pouvons également constater que jour après jour il nous est donné de recevoir et de traiter des malades posturaux, des patients atteints de ce que l'on peut dénommer maintenant à juste titre :

Un syndrome de déficience posturale.

Ce type de patient nous le connaissons maintenant bien, nous sommes en présence d'un malade qui a effectué parfois un long périple avant de venir nous voir, il se rend d'ailleurs à la consultation muni de nombreux examens antérieurs, mais la plupart du temps ayant perdu espoir, ce qui le conduit à se demander s'il existe réellement une solution thérapeutique efficace dans son cas.

Nous sommes bien là en présence de la définition environnementale d'une maladie posturale, celle là même qui était à l'origine des critiques acerbes à l'encontre des premiers posturologues au sujet desquels certains sceptiques se demandaient de quelles chimères évanescentes ils pouvaient bien s'occuper puisqu'il n'existait alors aucune imagerie fiable permettant de déterminer et surtout de suivre l'évolution du traitement de ces maladies posturales.
Le traitement d'un syndrome de déficience posturale est maintenant bien maîtrisé et systématisé.

Les mesures effectuées à partir d'une plate-forme informatisée de stabilométrie clinique nous permettent de déterminer avec exactitude :

- L'ampleur des asymétries toniques posturales,
- L'origine causale des dysfonctions posturales constatées,
- Le type de syndrome de déficience posturale affectant le patient examiné."
(voir les vidéos sur le site pour bien comprendre)


source


Source : http://floiratnicole.fr

mercredi, janvier 03, 2007

Nouvel année 2007



Posturothérapie le journal de la posturologie de Lisbonne vous souhaite une bonne et heureuse année 2007 et vous propose de vous retrouver sur le forum du site.

mercredi, octobre 11, 2006

MODE D'EMPLOI

115/ Lien entre posture et Occlusion

Rapport de recherche


Recherche demandée par un groupe de travail de l'Association Posture et Équilibre.
Responsable de ce groupe : Monsieur le professeur Gahéry, UMR 6562, Marseille

1. Introduction
2. But
3. Méthodologie
4. Résultats et analyses
5. Interprétations générales


CONCLUSION

" A la lueur de ce travail et de l'interprétation des résultats, les conclusions suivantes semblent justifiées :

- il y a des interrelations certaines entre posture et occlusion ;
- le stress a une influence certaine sur l'occlusion et la posture. "

Docteur
Bernard BRICOT



LIRE L'INTEGRALITE DE L'ARTICLE>>>>>>>>>

http://perso.orange.fr/posturologie/rapports/rapp1.htm

mardi, septembre 19, 2006

114/ Posture et douleurs chroniques




Les priorités thérapeutiques

80% des consultations, toutes spécialités confondues, sont pour des douleurs! C’est aussi précisément dans ce domaine, surtout si ce sont des douleurs chroniques, musculaires et articulaires que la médecine semble inefficace!

On associe souvent une mauvaise posture aux douleurs, avec raison. En effet il ne peut y avoir de douleurs chroniques, si le patient présente une bonne posture! Cela se vérifie facilement cliniquement.

Des études Européennes démontrent que sans une bonne correction posturale, on observe de nombreuses récidives au niveau des douleurs musculaires et articulaires…

Cependant l’étude de la posture ne peut se limiter à l’observation du corps dans les trois directions de l’espace, on doit aussi vérifier l’intégrité du système postural (STP).

Ce dernier très méconnu et peut étudié, est composé par de nombreux capteurs et récepteurs périphériques, qui renseignent le système nerveux involontaire, (extra pyramidal), et permet ainsi au système musculaire de s’adapter sur une posture particulière, en fonction des informations qu’il reçoit… Par ailleurs il existe aussi des blocages, qui en agissant sur les chaînes musculaires, provoquent des compensations, ou stressent en permanence le STP.

La connaissance du STP et de son bon fonctionnement, permet de comprendre les échecs (et les récidives) dans les traitements des douleurs musculaires et articulaires.

Le bon fonctionnement du système tonique postural repose sur la logique et le bon sens, la biomécanique, et la neurophysiologie.

Découvrir le concept postural, c’est comprendre que le corps humain est un tout structuré, indissociable pour son bon fonctionnement sur tous les plans : biomécanique, neurophysiologique, psychique et énergétique.

L’étude de la posture nous révèle beaucoup d’informations sur la santé et les possibilités thérapeutiques. Cette étude ne se limite pas à l’observation du corps dans les trois directions de l’espace, mais s’étend à l’analyse des différentes portes d’entrées du système tonique postural fin…

L’œil associe une extéroception sensorielle et une proprioception musculaire. En effet un trouble de l’oculomotricité peut provoquer de la fatigue visuelle, des problèmes de concentration ou d’équilibre, des céphalées, l’hyperactivité d’un enfant ou son échec scolaire, mais aussi un déséquilibre de la posture.

Dès que l’on présente une asymétrie de tension sur les muscles oculaires, elle se répercute sur les chaînes musculaires, et se retrouve sur la posture…

Les recherches sur la posture démontrent que nos pieds s’adaptent à tout déséquilibre sus-jacent. Or, jusqu’à présent ils sont toujours considérés et traités comme une cause…

L’intégrité de l’appareil manducateur conditionne le bon équilibre entre l’occiput, les cervicales et les dorsales. Ce système est bien souvent négligé par non connaissance de ses interactions avec la globalité du système musculaire corporel…

Certaines cicatrices, notamment à cause de l’extéroception cutanée, peuvent provoquer des déséquilibres posturaux, mais aussi neurovégétatifs ou hormonaux…

source
http://www.healingchronicpain.com/fr/home/index.asp



Source : http://www.healingchronicpain.com/fr/home/index.asp

113/ Dyslexie, les yeux et les muscles en accusation

Vous pouvez écouter*** en direct 3 interviews du docteur Patrick Quercia sur le site du FIGARO.FR


http://www.mespodcasts.fr/index.php?fuseaction=podcasts_main.ShowPodcast&podcastID=38&ptn=15

la gratuite d'écoute se termine le 22 septembre 2006
Attention ce document est protégé par copyright



document 1. Les dyslexies (16mn)

La dyslexie survient chez des enfants intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels et de troubles psychologiques préexistants.
Ce podcast, en compagnie du Dr Patrick Quercia, ophtalmologiste en Bourgogne et de Thierry Pozzo, directeur du laboratoire INSERM Motricité-Plasticité, permet de mieux comprendre le problème de la dyslexie.

document 2. Une technique révolutionnaire (19mn)

Les traitements actuels de la dyslexie ont une action limitée et utilisent essentiellement des méthodes pour contourner les difficultés de lecture des enfants dyslexiques. L'approche musculaire se propose, elle, de les guérir. Des précisions avec le Dr Patrick Quercia, ophtalmologiste en Bourgogne et Thierry Pozzo, directeur du laboratoire INSERM Motricité-Plasticité.

document 3. Itinéraire d'une guérison (20mn)

Comment parvenir à une guérison, c'est ce que le Dr Patrick Quercia, ophtalmologiste en Bourgogne et Thierry Pozzo, directeur du laboratoire INSERM Motricité-Plasticité, nous expliquent.

mardi, avril 25, 2006

112/ La reprogrammation posturale selon Paul Fecteau (clinique de Posturologie de Quebec)


La reprogrammation posturale consiste à symétriser artificiellement le tonus réflexe du Système Postural assez longtemps pour qu'ils deviennent acquis. Elle est indiquée lorsque la maturité du Système Postural s'est mal acquise dans la période de 1 à 8 ans.

Comme pour la musique ou le sport, ce n'est qu'en répétant un geste qu'il peut devenir automatique. Puisque le Système Postural ne fonctionne pas en mode conscient, tout comme le système digestif, nous devrons procéder, pour le normaliser, à une stimulation de ses sensations inconscientes, c’est-à-dire à partir des capteurs. En pratique, cela correspond presque toujours au capteur pied, puisque le système nerveux central répondra toujours à ce capteur.

Deux principales thérapies sont possibles. La neuro-stimulation et l'orthèse à action cutanée.

La neuro-stimulation consiste à un procédé de vibration à haute fréquence qui stimule symétriquement la peau des deux pieds, et qui force le Système Postural à produire une symétrie tonique des chaînes musculaires. Répétée quotidiennement, la symétrie fonctionnelle fini par s'intégrer dans le système nerveux et elle sera répétée correctement le reste de notre vie. Comme pour l'apprentissage de la conduite d'une bicyclette, le réflexe acquis est permanent. Le grand avantage des semelles à neuro-stimulation, contrairement aux orthèses à action cutanée, est d'agir aussi efficacement en position assise que debout.

Un des neuro-stimulateurs, le Neurostab ©, correspond à des circuits électroniques qui émettent, à très faible puissance, une onde électro-magnétique d'environ 5MHz, soit dans la gamme des ondes courtes. Cette vibration à haute fréquence excite les capteurs de pression de la peau. Lorsque la stimulation est symétrique sous les deux pieds, le système postural réagira en symétrisant les chaînes musculaires, ce qui corrige spontanément les asymétries posturales d'origine centrale. Afin de reprogrammer les schémas moteurs, il suffira de placer ces plaquette électroniques dans des fausses semelles, et de les porter du lever au coucher pendant quelques mois (de 2 à 12 mois). Les Neurostab© ne produisent pas d'effet secondaire connu et on ne lui connait aucune incompatibilité médicamenteuse ou thérapeutique.

L'orthèse à action cutané est une semelle orthopédique moulée sur mesure dont l'action de pression sur la peau est ajustée de façon à induire une symétrie posturale. La précision de fabrication et d'ajustement périodique est de l'ordre de 0,1mm. Son action de reprogrammation posturale est plus lente (de 2 à 4 ans) qu'avec les Neurostab©, et elle n'est indiquée que si le pied nécessite une orthèse plantaire. Seule la Clinique de Posturologie de Québec est détentrice de cette technique qui a été mise au point par Paul Fecteau en 1996.

L'oeil

Plusieurs perturbations pourront affecter le capteur oculaire. La première nécessité est d'avoir une bonne vision optique. En cas de déficit, la vision devra être corrigée par des verres correcteurs (lunette ou verre de contact). La mise en place de ces verres correcteurs devra faire preuve d'une très grande précision.
En effet, la correction optique comportant des prismes déviant la lumière, le centrage des verres devra être parfait, sinon la déviation lumineuse forcera les muscles de l'oeil à s'y adapter et induira une asymétrie posturale conséquente. Le centrage des verres et l'ajustement des montures est la première condition à respecter. La vérification périodique de l'ajustement des montures par l'opticien est fortement recommandé, particulièrement chez les enfants.

Lorsque le patient présente un trouble oculo-moteur, plusieurs solutions sont envisageables. En France, l'orthoptie, qu'on pourrait comparer à une physiothérapie de l'oeil, procurera un programme d'exercice afin de renforcer, assouplir et mobiliser les muscles extra-oculaires, en plus d'entraîner de bons réflexes oculo-moteurs. Cette profession n'a malheureusement pas le droit de pratique libérale au Québec, et nos optométristes sont peu spécialisés en ce domaine particulier.

Au Portugal, le Dr Orlando Alves da Sylva, ophtalmologiste et strabologue, a conçu une technique de prismation oculaire particulière (l'ophtalmoposturologie méthode de Lisbonne) qui donne apparemment de bons résultats. Cette technique n'est ni enseignée, ni pratiquée au Canada (elle l'est en France)

Lorsque les muscles et les globes oculaires sont sains, mais que seuls les réflexes oculo-moteurs sont perturbés, l'auriculothérapie, expliquée plus bas, donnera d'excellent résultats.

Le pied

Le capteur pied se corrige par une orthèse dont l'ajustement tient compte autant le l'extéroception cutané que des tensions sur les fascia, les muscles, les tendons et les ligaments. Dans les cas où le pied nécessite une orthèse plantaire, cette orthèse devra être ajustée avec précision (à 0,1mm près) afin d'obtenir, par la stimulation cutanée, une action de symétrisation posturale. De façon périodique, lorsque le pied se repositionne ou que l'orthèse s'est affaissée, le réajustement fin de l'orthèse sera fait afin de maintenir pleinement efficace la symétrisation posturale. La période entre les ajustements variera de 2 à 6 mois.

La mâchoire

En plus des travaux de restauration dentaire conventionnel, la correction du capteur mâchoire devra tenir compte de sa très fine sensibilité tactile.

L'appui dentaire adéquat obligera à remplacer toute dent manquante, et à ajuster à une précision de 10 à 20 microns les contacts dento-dentaire. Cette précision incontournable apporte un très grands défits professionnels pour les dentistes. Tous les appareils dentaires mis en bouche, les ponts fixes, couronnes, prothèses totales ou partielles et les gouttières, devront présenter la même précision de fabrication et d'ajustement.

Lorsque la musculature ou l'articulation de la mâchoire sont en cause, il faudra procéder à un repositionnement mandibulaire. Il s'agit de changer la relation spatiale entre l'os mandibulaire et le maxillaire. Plusieurs techniques sont utilisables et le succès thérapeutique dépendra autant du professionnels qui la choisie et l'exécute que de la technique elle-même.

Dans les pires des cas où l'articulation de la mâchoire est en dysfonction importante (craquement, luxation réductible ou non du disque intra-articulaire, douleur), la technique la plus précise est celle mise au point par le Dr Alain Landry, de Beauport au Québec, appelée «Repositionnement Mandibulaire Contrôlé».
Il s'agit d'une technique se déroulant en 2 phases. La phase I consiste à mettre en bouche une gouttière d'acrylique conçue et fabriquée de façon à positionner adéquatement la mandibule et ses articulations, de même que chacun des muscles qui s'y rattachent, et de permettre un fonctionnement harmonieux de la cinétique mandibulaire. La phase II consiste à replacer les dents de façon à maintenir la position mandibulaire obtenue à la phase I. La phase II pourra inclure de l'orthodontie, ou la fabrication de prothèse ou de couronnes.

La nutrition

Le bon fonctionnement du corps humain, comme la perception de la douleur ou la vitesse de réparation tissulaire, est influencé par la qualité de sa biochimie interne, donc de l'alimentation. Dans les cas ou un déséquilibre nutritionnel est suspecté, le patient sera invité à consulter une nutritionniste, une diététicienne ou une naturopathe.

Par exemple, les patients déminéralisés auront tendance à s'acidifier, ce qui abaisse considérablement leur seuil de douleur. Au bilan postural, on observera un ensemble de douleurs plus importantes que les asymétries présentes ne devraient induire.

Le premier aliment que le corps a besoin est l'eau. Avec cette eau, notre corps élimine la chaleur et les toxines, et se lubrifie. Une carence en apport quotidien d'eau, ou l'excès de consommation de breuvage diurétique comme le café et le cola, apportera à long terme plusieurs problèmes de douleurs et de raideurs. À moins d'une contre-indication médicale, la consommation d'eau doit être de 2 litres par jour chez l'adulte de poids moyen.

L'auriculothérapie

L'auriculothérapie a été découverte par le Dr Paul Nogier de Lyon. Elle a été reconnue et approuvé par l'OMS en 1992. Cette technique repose sur le fait qu'il existe environ 1 500 points réflexes sur le pavillon de l'oreille. Chacun de ces points correspond à une zone particulière du cerveau. En stimulant un point de l'oreille, l'auriculothérapeute stimule la zone du cerveau correspondante.

Lorsqu'une zone du cerveau est en dysfonction, le point auriculaire correspondant devient sensible à la pression. Une des techniques de détection de dysfonction neurologique est l'exploration palpatoire, à l'aide d'un stylet, du pavillon de l'oreille. Le Dr Nogier a aussi mis en évidence que la stimulation d'un point réflexe modifiait subtilement le pouls radial. La prise du pouls simultanée à la stimulation des points auriculaire est alors très révélatrice de dysfonction neurologique.

L'arsenal thérapeutique de l'auriculothérapeute est diversifié. La stimulation thérapeutique du pavillon de l'oreille pourra se faire autant par la pression, le froid, les champs magnétiques, les laser froid (à lumière blanche ou infra-rouge pulsée) et les courants électriques. L'auriculothérapie est particulièrement indiquée dans le Syndrome de Déficience Posturale.

La Kinésithérapie

La Kinésithérapie est une thérapie manuelle, donc à la fois un art et une science, qui réharmonise les états mécaniques des articulations périphériques, des sacro-iliaques et de la colonne vertébrale dans les cas d'affections mécanogènes telles que les épiphysites, les ostéochondroses, les tendinites, les périarthrites, les lumbagos, les dorsalgies, les torticolis, les protrusions discales, les hernies discales, l'arthrose. Elle vise le rendement fonctionnel maximal des diverses capacités d'un individu par l'utilisation de différentes thérapies manuelles, comme les ELDOA, les Étirements Myo-Fasciaux, les Pompages Articulaires et les Normalisations Fasciales et Crânienne.

La psychologie

Les chaînes musculaires sont contrôlées par le Système Postural mais elles sont aussi utilisées par le language corporelle exprimant nos états d'âmes. Il arrive que les troubles émotionnels soient une source de perturbation posturale. Les patients, dont le trouble émotionnel est objectivable, seront invités à consulter un psychologue ou un travailleur social afin d'en préciser la nature et l'importance.
source

111/ Le Syndrome de Déficience Posturale


"On nomme «syndrome de déficience posturale» l'ensemble des possibilités de signes et symptômes plus ou moins présents chez le patient dont le Système Postural ne fonctionne plus de façon optimal.

Lorsque le Système Postural se dérègle, la performance dans l'atteinte des trois principaux objectifs biologiques sera diminuée, ce qui fera apparaître les signes et symptômes propres à chacun de ces objectifs. Ils varieront d’un patient à un autre selon l'âge, le poids, l'ancienneté du déficit, les traumatismes accumulés, le type de travail, les pathologie connexes, etc.

Équilibre

Les troubles de l'équilibre donneront des manifestations diverses: de l'enfant qui chute anormalement, aux vertiges en hauteur, de la sensation d'ébriété qui participe parfois à l'agoraphobie, parfois à la sédentarisation et qui rend périlleux l'approche des escaliers et des dénivellations, et finalement à la chute inexpliquée des personnes âgées. Rien qu'à ce titre, le coût socio-économique des conséquences de la chute des personnes âgées, avec les soins directs et indirects et l'hospitalisation souvent définitive, entraîne une grave pression financière sur le système de santé des pays occidentaux.
Par ailleurs, la juxtaposition d'une autre maladie affectant l'équilibre, comme la sclérose en plaque ou le syndrome de Meunière, aggravera de façon considérable l'altération de l'équilibre.
Plus le système postural est déficient, plus la performance de la gestion de l'équilibre diminue.
On verra donc augmenter les occasions de perte d'équilibre, les vertiges se produiront à une hauteur moindre... jusqu'à se produire sur une chaise. Le patient atteint cherchera à garantir son équilibre dans les foules, en haut des escaliers et évitera les situations à risque comme la bicyclette et certains sports.

Douleur

La gestion des contraintes mécaniques, lorsqu'il y a amoindrissement de la performance du Système Postural, sera moins apte à protéger parfaitement les structures corporelles. L'accumulation des micro-traumatismes, par manque d'auto-protection, favorisera l'installation de douleurs musculo-squelettiques chroniques et de dégénérescence articulaire.

Par ailleurs, la mal-protection des tissus blessés retardera la guérison normale (le plus bel exemple est l'épi-condylite chronique), ou aggravera les douleurs d'une maladie systémique comme la poly-arthrite rhumatoïde.
Notons que cette gestion des contraintes mécaniques est faite 24 heures sur 24. Les douleurs positionnelles (longtemps assis ou longtemps couché) et les douleurs fonctionnelles (qui se produisent au mouvement) sont souvent le reflet du syndrome de déficience posturale.

Dans l'enfance, peu de douleurs seront habituellement manifestes. Quelques plaintes sporadiques, particulièrement aux membres inférieurs, seront rapportés par l'enfant, souvent après une période de jeux intense. À la pré-puberté, les plaintes de malaise ou de légère douleur récurrente inciteront les parents à consulter.
À l'examen médical, aucune lésion ne sera trouvée et la croissance sera accusée. Habituellement, les douleurs intermittentes s'installeront progressivement entre l'adolescence et la trentaine. Malgré les consultations dont la fréquence sera en fonction de l'intensité des douleurs ressenties, le soulagement thérapeutique apporté sera d'une durée de plus en plus courte. Les douleurs deviendront chroniques.

La particularité des douleurs d'origine posturale, contrairement aux douleurs traumatiques, est de s'aggraver avec le temps. Les asymétries posturales étant minimes, ce n'est qu'à long terme qu'elles produiront leurs méfaits.
Le plus bel exemple est l'usure d'un pneu légèrement désaligné par un accident. Il faudra accumuler le kilométrage avant d'apercevoir l'usure inégale.
Chez l'enfant en santé, l'apparition de douleur peut se faire après quelques années de mauvaise gestion posturale.
Chez l'adulte, il peut y avoir quelques mois d'écart. Pour tous, l'installation des douleurs sera typiquement progressive, et plusieurs facteurs feront varier cette vitesse de progression.
Parce que l'installation des douleurs est insidieuse, plusieurs patients auront l'impression que les douleurs ont commencé par un geste simple ou par une activité particulière.

Fatigue

Parce que le système postural n'arrive plus à optimiser les réflexes de l'équilibre, le coût en énergie musculaire progresse avec l'augmentation des oscillations debout et le manque d'harmonie de la marche.
La posture imparfaite augmente aussi la dépense d'énergie par une plus forte sollicitation des muscles en station debout. L'ensemble de ce gaspillage d'énergie apporte au patient atteint une sensation inexplicable de fatigue ou de lassitude.
La fatigue atteindra autant les muscles squelettiques que ceux des yeux. Cette sensation se manifestera particulièrement à l'effort où le patient croira à un manque d'entraînement, une inaptitude corporelle ou, pire encore, une incapacité personnelle à faire des efforts.

En cas de déficience posturale, il y aura augmentation des dépenses énergétiques dans le maintien des différentes postures quotidiennes.
La fatigue induite se manifestera chez l'enfant qui demande à être porté par ses parents, chez l'adolescent qui cherchera à se coucher après l'école ou chez l'adulte qui ne trouvera pas d'explication logique à cette fatigue en regard de l'activité encourue.
Souvent, la sensation de fatigue non proportionnée à l'effort déployé sera interprété, autant par le patient lui-même que par son médecin, comme provenant soit d'un manque d'entraînement physique, soit d'origine psycho-émotionnel ou métabolique.

La déficience de l'oculo-motricité

Parce que l'oculo-motricité est fréquemment perturbée dans les cas de syndrome de déficience posturale, tous les cliniciens ont constaté que les patients atteints présentent aussi un ensemble de symptômes conséquents à la perte de performance de la vision binoculaire.
La capacité de lecture sera affectée: la mémorisation des textes pourra perturber le cheminement scolaire et la lecture apportera de la fatigue oculaire (lire une heure ne devrait apporter aucune fatigue aux yeux) ou des céphalées frontale à la lecture.
Parce que la vision permet de préciser les mouvements de la main dans l'espace, les patients atteints seront victimes de maladresses, heurtant la vaisselle, les cadres de porte et les gens. Une motricité oculaire perturbée rendra aussi difficile la conduite automobile la nuit, à la pluie, dans le brouillard et le trafic, et lors des chutes de neige.

Les fonctions émotives seront fréquemment atteintes. Lorsque nous nous promenons en forêt la nuit, trois sentiments nous assaillent tous plus ou moins.
Le premier est le sentiment d'inaptitude: nous ne pouvons voir ni l'environnement, ni les prédateurs potentiels.
Le deuxième sentiment sera celui de l'anxiété: ne pouvant déceler les dangers potentiels, nous anticipons leurs présences (on a l'impression que les prédateurs se préparent à nous manger). Le troisième sentiment est celui de devoir se cacher.
C'est l'instinct de se terrer pour ne pas être vu. Les patients atteints de déficit oculo-moteur subiront, mais moins fortement qu'en forêt la nuit, les mêmes sentiments. Le profil psychologique de ces personnes sera celui d'un manque de confiance en soi, d'un niveau anormal d'anxiété et elle aura tendance à rester à l'écart des autres afin de ne pas attirer l'attention sur elle.
Ce phénomène passera pour un trouble psychologique, et ne sera pourtant que la conséquence d'une perturbation de la coordination réflexe des muscles externe des yeux, perturbant la vision binoculaire et la perception des distances.

Le site des pathologies

Lorsque le système postural est déréglé, l’origine du dérèglement peut se situer sur chacune des 4 phases de son cycle d’exécution.

Les pathologies de structure

Les asymétries squelettiques, comme la jambe courte et la scoliose, ne se réparent pas. Elles devront être compensées par une attelle, une talonnette ou un corset. Par leur caractère irréversible, elle laisseront une séquelle posturale permanente et nécessiteront une correction elle-aussi permanente. La mise en place de la compensation aura pour effet d'éliminer les symptômes.

Les pathologies du mouvement

Elle sont le reflet de perturbation de la force et de la souplesse, comme le blocage vertébral, l’ankylose articulaire, le trouble ostéopathique, etc. Ces pathologies seront traités par les thérapeutes manuels selon l'indication. Lorsque le déficit postural est ancien, il y aura habituellement une perturbation de la souplesse.
La correction de ce trouble demandera plusieurs séances de thérapie manuelle comme la kinésithérapie, la somatotérapie, l'orthothérapie, la physiothérapie, la chiropractie, l'ostéopathie, etc.
Les troubles de la force sont moins fréquents. On les rencontre lors de mouvements répétitifs comme en médecine du travail et en médecine du sport. Un programme de renforcement équilibrant l'asymétrie de force corrigera le problème.

Les troubles de tonus

La normalisation des capteurs ou de «l'intégrateur» (le système nerveux) sera suffisant et nécessaire pour normaliser le tonus.

Les réflexes posturaux mal-acquis

Le système postural de l'Humain enregistre ses réflexes posturaux entre 1 et 8 ans. S'il a été déréglé pendant cette période, les réflexes acquis seront mal programmés. Il faudra procéder à une reprogrammation posturale, sinon tout traitement sera suivi par une récidive.

Par l'auriculothérapie, plusieurs réflexes peuvent-être traités avec succès. Cet adjuvent est fort utile lors de la reprogrammation posturale.

Les capteurs

Le dérèglement d’un capteur est un dérèglement de sensation. Les pathologies de sensation sont extrêmement fine, et elles ne se mesurent pas directement, c’est le résultat de la perturbation qui se mesure.

Si un organe est asymétrique dans sa structure (ex: pied croche, dent croche...), cela ne signifie pas nécessairement qu’il est inadéquat dans son rôle de capteur. Inversement, l’anatomie adéquate d’un organe ne garantie pas que son rôle de capteur est lui-aussi adéquat.

Par exemple, le pied existe au niveau de la structure avec son squelette. Il existe au niveau capteur avec sa peau. Il existe au niveau du système nerveux avec ses nerfs et il existe au niveau de l’exécuteur avec ses muscles. Donc, un même pied peut avoir des défauts structurels (pied creux, pied plats) et ne pas avoir de défaut de capteur. À l’inverse, nous pouvons avoir un pied qui comporte une anatomie normale, mais dont le rôle capteur n’est pas adéquat.

Ce sont par les différents tests cliniques que nous pourrons distinguer l’origine de la pathologie qui affectera tantôt le rôle de structure, tantôt le rôle de capteur, tantôt le rôle de système nerveux et tantôt le rôle musculaire. Si l’on décide de corriger la structure d’un capteur, il faudra immanquablement réajuster son rôle de capteur. Ceci est particulièrement important lors de travaux dentaire, de pose de lunette ou de fabrication d'une orthèse du pied."
Paul Fecteau (clinique de Posturologie de Quebec)

110/ Origines de la posturologie



"La Posturologie n’est pas une approche en médecine douce,
mais bien une approche médicale conventionnelle. "



"La médecine scientifique s'est particulièrement développée au 19ème siècle en se basant sur l'anatomie: un organe donne une fonction, une lésion donne un symptôme… L'acquisition des connaissances en anatomie fournit alors le concept de "lésion" qui sera considérée comme la source de la pathologie et la preuve mesurable de sa présence. Ce concept de lésion se révèle un outil extraordinaire pour structurer les maladies du système nerveux central.
Connaissant les symptômes d'une maladie et connaissant l'anatomie du système nerveux central, les médecins pourront déduire où se situe la lésion.
Entre les années 1860 et 1870, la base de la Neurologie sera construite sur ce concept de pathologies lésionnelles.

Par la suite, la fin du 19ème siècle a vu naître le concept de maladies nerveuses sans lésion observable. Jean-Martin Charcot et Joseph Babinski ont démontré que certaines des maladies du système nerveux central sont des maladies psychologiques car il était possible de provoquer leur manifestation par des techniques psychologiques comme l'hypnose.
Sigmund Freud poursuivra l'étude de ces maladies psychologiques et établira les bases de leur traitement par la psychanalyse.
La Neurologie se sépare donc en deux branches; les pathologies lésionnelles et les maladies psychologiques.

Joseph Babinski, lui, poursuivra une autre piste, mais sans aboutir à un concept valable. A côté des maladies neurologiques qu'il connaissait parce qu'il avait participé à leur description, et à côté des maladies psychologiques qu'il avait étudié avec Charcot, il soupçonna l'existence d'un autre type de maladie neurologique sans lésions observables, mais différentes des maladies psychologiques: les pathologies fonctionnelles du système nerveux. Ce concept est toutefois resté dans l'ombre faute d'aboutissement des travaux de recherches, et l'enseignement de la neurologie anatomique est demeuré la norme du siècle dernier.

La Première Guerre Mondiale a permis d'observer un ensemble de signes et symptômes nouveau et mal compris à l'époque. Certains soldats, blessés au crâne mais sans lésion neurologique observable, se plaignaient de vertige, céphalée, sensation d'ébriété, fatigue et troubles de la vision.
Ces observations ont été rapporté en France par Pierre Marie et en Allemagne par Vierordt. Elles ont donnée naissance au concept de «syndrome subjectif des traumatisés du crâne». Le versant subjectif de ce syndrome a favorisé son abandon dans la pratique médicale quotidienne, malgré de nombreuses publications au cour du 20ème siècle. Tout ces travaux ont quand même permis de jeter les bases de la Posturologie moderne.

Au début du siècle dernier, Charles Bell posait le problème suivant : «Comment un homme maintient-il une posture debout ou inclinée contre le vent qui souffle sur lui ? Il est évident qu’il possède une aptitude à réajuster et à corriger tout écart par rapport à la verticale».
Au cours du même siècle, le rôle de la plupart des capteurs qui concourent au maintien de la station debout ont été découvert. L’importance des yeux était mise en évidence par Romberg, la proprioception des para-vertébraux par Longet, l’influence du vestibule par Flourens, le “sens” musculaire par Scherrington.

Plus près de nous, le docteur Baron, du Laboratoire de Posturographie à l’Hôpital Ste-Anne à Paris, publiait une thèse, en 1955, sur l’importance des muscles oculo-moteurs dans l’attitude posturale et le docteur Martin Da Cunha, du Portugal, fût le premier à décrire le «syndrome de déficience posturale».

Les années 1970 ont été particulièrement fructueuses en terme de découverte.

À Paris, le Dr Pierre Marie Gagey a fondé «L'École Française de Posturologie» et a jeté les bases de la stabilométrie: la branche de la posturologie qui s'intéresse à l'équilibre de l'Homme debout.
La conception d'instruments électroniques, permettant de mesurer et de quantifier l'ampleur des oscillations d'un sujet debout, a permis d'objectiver les mécanismes fins du contrôle postural, particulièrement que le Système Postural est un système non-linéaire (il n'y a pas de proportion entre la stimulation et l'ampleur de la réaction).

À Marseille, le Dr Bernard Bricot fondait le «Centre International d'Étude de la Statique» (CIES) et proposait la relation entre les asymétrie de la posture debout et les douleurs musculo-squelettiques chroniques. À Lisbonne, le Dr Orlando Alves da Sylva poursuivait les premiers travaux de Martin da Cuhna avec la mise au point d'une technique de prismation oculaire pour normaliser le fonctionnement du Système Postural.

En fait, les différents travaux réalisés depuis un siècle ont permis de conceptualiser l'existence du «Système Postural» et d'offrir une description de sa physiologie ainsi que de ses pathologies.
En 2005, Paul Fecteau et Alain Zarka démontraient la corrélation statistique entre l'asymétrie de la posture debout et la présence de l'ensemble des douleurs musculo-squelettiques chroniques"

Vulgarisation par Paul Fecteau (clinique de Posturologie de Quebec)
source

109/ Fonctionnement du système postural : "la sensation guide l'action"


"Le système postural régularise la posture par un cycle de réflexes qui s’exécutent en 4 phases.

1- La première phase est celle du résultat du système postural: la stabilité et l'adéquation de la posture. Pour évaluer celle-ci, nous allons demander au patient de se tenir debout immobile, yeux ouverts, dans une position de confort et de repos.

Dans cette situation, lorsque le système postural est absolument parfait, nous verrons le patient présenter, de face et de dos, une symétrie corporelle parfaite. De côté, la superposition de la tête, des épaules, du bassin et des pieds sera verticale et sans inclinaison.

2- La deuxième phase du système postural est la composante d’exécution. Elle comprend les muscles qui maintiennent une posture ou exécutent un mouvement. Les muscles possèdent trois caractéristiques : force, souplesse et tonus.

La première composante d’un muscle est la souplesse. Elle se mesure par son étirement maximal lorsqu’un sujet est au repos et sans activité musculaire, ce qui n’est pas le cas en station debout.
Lorsqu’un sujet est debout, ses muscles sont sollicités par le système nerveux à lutter contre la gravité. Donc, lorsqu’il y a une asymétrie de posture en station debout, elle n’est pas le reflet d’une asymétrie de souplesse.

La deuxième caractéristique est la force, qui est mesurée lors d’une contraction musculaire maximale, ce qui n’est absolument pas le cas lorsque le sujet est debout. Donc, lorsque le sujet est debout et qu’il présente une asymétrie posturale, on ne peut l’attribuer à un problème de force.

La troisième caractéristique qui intéresse le muscle est son tonus. Tonus est un mot latin qui signifie «tension». Le tonus correspond à la tension d’un muscle en regard de la stimulation électrique reçu du cerveau. Le tonus n’est pas un phénomène musculaire, mais neurologique. Souvent, les troubles du tonus sont attribués à tord à des troubles de la force ou de la souplesse. Les muscles hyper-toniques seront qualifiés de «raides» et les muscles hypo-toniques de «faibles».

Pour mieux illustrer la particularité du tonus, il suffit de penser à l’effet du stress sur les muscles des épaules. Un stress intense les faits monter, et la relaxation les fait redescendre. Dans ces deux positions, les trapèzes n’ont changés ni de force ni de souplesse, ils ont simplement changé de tonus.
La principale caractéristique du tonus est de changer en une fraction de seconde, ce qui est différent de la force et de la souplesse qui nécessitent un long entraînement pour être modifiées.

Nous avons donc le cerveau qui produit un courant électrique plus ou moins fort, qui va stimuler plus ou moins fort le muscle et changer son tonus, et ce muscle va tirer plus ou moins fort sur les pièces osseuses et ainsi les positionner différemment dans l’espace.
Le posturologue cherchera donc à déceler les dysfonctions du Système Postural par l'analyse de la posture debout. La posturologie, avec ses examens et sa thérapie, s’intéresse principalement à la gestion réflexe du tonus.

3- La troisième phase du cycle de contrôle du système postural est la gestion des réflexes posturaux. Ceux-ci se déroulent à l’intérieur du système nerveux.
Tous les animaux ont un système postural qui leur permet de lutter contre la gravité et de se déplacer au moindre coût énergétique et sans douleur. Toutefois, il y a de fortes différences dans le degré de maturité à la naissance.

Par exemple, les tortues pondent leurs oeufs dans le sable d’une plage et ne les couvent pas. À leur naissance, les bébés tortues doivent rejoindre la mer immédiatement, sinon ils seront victimes des prédateurs. Ils ont donc un système postural parfaitement mature.

On observe la même chose chez les vaches et les chevaux qui doivent être autonomes et capables de se déplacer dès leur naissance.

L’être humain n’a pas un système postural mature à la naissance. D’ailleurs, le nouveau-né humain a le système postural le moins mature de la biosphère. À preuve, il est le seul à ne pas rejoindre le sein maternel par ses propres moyens.

Nous convenons que nos enfants marchent normalement vers l’âge d’un an. Toutefois, cette démarche n’est pas encore optimal et le développement du système postural se fera au fil des ans.
La maturation de ce système se fera environ en sept ou huit années. Les réflexes du Système Postural devront s'acquérir par la pratique, de la même façon que le langage humain. Une fois acquis, les réflexes du Système Postural s'exécuteront seul pour le reste de notre vie, comme la langue maternelle. Cependant, certains des réflexes posturaux pourront mal se développer si l’enfant subit des blessures corporelles qui entraînent un défaut postural pendant sa phase de maturation. La maturation de son système postural fixera, si on peut dire, la mauvaise habitude acquise. Un peu comme l’accent Beauceron est différent de celui de l’Acadie.

Mal développé, le Système Postural fonctionnera à perpétuité dans son mauvais schéma d’exécution. À ce moment, nous devrons procéder à ce que l’on appelle une «reprogrammation posturale».

4- La quatrième phase est la perception posturale par des capteurs, qui ont pour rôle d’informer le système nerveux de la position du corps dans l’espace, par rapport à lui-même et par rapport au sol. Il y en a des millions dans tout le corps.
On appelle ces phénomènes sensitif: la proprioception et l’extéroception . Chaque système a ses capteurs. C’est ce qui permet de régulariser la digestion, la pression sanguine, le rythme cardiaque, la glycémie...

Par la recherche clinique des années '60 et '70, nous avons pu observer qu’il y a trois capteurs qui ont la capacité d’influencer simultanément le tonus de toute une chaîne musculaire. Ils constituent l'extéroception du Système postural et permettent au corps de se situer dans l'espace: le pied, l'oeil et la mâchoire. "


La sensation guide l'action

"Revoyons le fonctionnement général du système postural.

Un patient debout prend une certaine position. Cette position est perçue par les capteurs du Système Postural qui envoient les sensations au système nerveux . Dans le système nerveux , il y a un traitement réflexe de ces informations sensorielles et le cerveau envoie une stimulation électrique vers chacun des muscles du corps, de façon à tirer plus ou moins fort sur les pièces squelettiques et positionner le corps dans l’espace.

La nouvelle position est relue par les capteurs et cette information est réinjectée au système nerveux central qui lui, retourne un nouvel influx aux muscles squelettiques qui repositionnent à nouveau le corps dans l’espace.

Il s’agit essentiellement d’un cycle qui se produit de 4 à 11 fois par seconde, en opération 24 heures par jour, aussi inconscient et automatique que la digestion. Comme la régulation du système de chauffage de notre maison dépend du thermostat, la régulation du Système Postural se fait à partir de ses capteurs.

Le principe le plus fondamental en posturologie est:

“ La sensation guide l’action ”


Lorsque le Système Postural se dérègle, divers symptômes se manifesteront progressivement, allant des douleurs musculo-squelettiques chroniques, à la fatigue inexpliquée et au divers troubles de l'équilibre sans atteinte de l'oreille interne.

Nous nommons l'ensemble de ces signes et symptômes: le Syndrôme de Déficience Postural. "


Vulgarisation par Paul Fecteau (clinique de Posturologie de Quebec)

mardi, avril 18, 2006

108/ Dr Pierre-Marie Gagey


POSTURE ET EMOTION

Plus récemment, à partir des observations de Darwin, Alain Berthoz, psychologue et neurophysiologiste,explique « la posture n’est pas seulement maintien de l’équilibre, elle est aussi expression des émotions »
Des publications très récentes ont montré que d’une part, l’anxiété augmente la surface d’oscillation et également l’excursion du centre de gravité dans le plan sagittal et, d’autre part, que les enfants anxieux ont plus de difficultés dans les tâches d’adresse posturale.
Il est indéniable que les émotions interagissent profondément avec le système postural, nous avons tous en mémoire certaines situations où nous avons été “paralysés” par le trac.


CONTRÔLE POSTURAL ET FONCTIONS COGNITIVES

En 1911, André Thomas avait déjà perçu que la gestion de la stabilité posturale est d’un poids considérable pour le système nerveux central, « si l’homme était obligé de vouloir et de surveiller incessamment son équilibre, son attention serait détournée des phénomènes purement psychiques et ce serait aux dépens du développement et de l’entretien de son intelligence ». Ceci permet peut-être de mieux comprendre les résultats récents sur les troubles cognitifs de jeunes dyslexiques traités par des stimulations posturales visuelles (prismes posturaux) et plantaires (semelles de posture).

Bien que les travaux de Reuven Kohen-Raz4, professeur de psychologie israélien, aient établi depuis 1986 une relation entre posture et maturation cognitive chez de jeunes enfants et les bienfaits d’une rééducation posturale chez les enfants dyslexiques, que par ailleurs un enseignant en éducation physique de l’école parisiennede posturologie, Pascal Bourgeois, ait montré une corrélation entre perturbations posturocinétiques et retard scolaire, ce n’est que très récemment sous l’influence de l’école portugaise de posturologie que nous commençons à suivre des patients dyslexiques en collaboration avec quelques ophtalmologues et orthophonistes.

Mise en évidence du SDP

J’ai montré que plus d’un tiers des patients, venant consulter en Posturologie, présente un SDP.

Il est essentiel de mettre en évidence les véritables SDP. L’histoire médicale de ces patients est parfois très riche et très ancienne ; leurs réactions biomécaniques autant qu’émotionnelles sont souvent intenses. Ils sont fréquemment aggravés par les traitements orthétiques ou prothétiques invasifs (semelles, verres correcteurs, appareils dentaires etc…), voire par les traitements rééducatifs à visée trop mécanique. Ils seront volontiers classés dans la catégorie des patients psychosomatiques voire résistants au traitement…

Avant d’initier une reprogrammation posturale, le posturologue recherchera la présence de zones perturbant la posture du patient au niveau visuel, podal, buccal proprioceptif ou viscéroceptif. En fonction de ses compétences, il traitera la ou les zones parasitant la posture ou adressera son patient à un spécialiste.

Mais la communication entre thérapeutes est parfois difficile, car chaque profession, voire chaque école possède un discours et une vision des choses particulière, centrés sur sa zone d’intérêt ou son entrée posturale privilégiée, dont découle un vocabulaire spécifique. Aussi la posturologie en développant un langage clinique postural simple veut elle permettre à des spécialistes de diverses régions corporelles de véritablement communiquer entre eux.

Elle propose une grille commune d’interprétation des dysfonctions posturales actuellement adoptée par des dentistes, des médecins, des kinésithérapeutes, des ostéopathes et des podologues, et qui permet une analyse globale de l’individu par l’évaluation de l’état d’activité de son tonus postural, grâce à des outils cliniques simples et validés. L’objectif étant aussi d’ouvrir une collaboration entre les orthophonistes et les posturologues…

Dr Pierre-Marie Gagey,
président fondateur de l’Association française
de posturologie, Paris (75)


source et intégralité de l'article
http://www.posturologie.asso.fr/
publication Orthomagazine numero 54 sept/oct 2004

mardi, mars 28, 2006

107/l'école de Lisbonne pour traiter la dyslexie

Touchés au-delà de la lecture

C'est l'école portugaise de Lisbonne qui, depuis 25 ans, affirme que les enfants dyslexiques souffrent d'un défaut de la proprioception. " La proprioception, c'est ce 6e sens qui nous donne la perception de notre propre corps et le situe par rapport à son environnement ; il fait la synthèse de toutes les informations sensorielles qu'il transmet au cerveau afin que celui-ci transmette aux muscles un ordre en conséquence.

Dans ce mécanisme les yeux et la posture sur les pieds sont fondamentaux ", explique le Dr Pichon, ophtalmologue à la retraite du CHU de Dijon, et qui s'est spécialisé dans cette approche originale de la dyslexie.

Patrick Quercia, ophtalmologue beaunois, et le professeur Robichon, neurophysiologiste à l'université de Dijon, travaillent depuis deux ans de concert, pour que caution scientifique soit apportée à ce que l'expérience clinique portugaise a déjà mis en évidence.

Leur rapport, rendu il y a quelques mois, confirme que tous les enfants dyslexiques présentent ce " syndrome de déficience posturale " (SDP) qu'occasionne une déficience de la proprioception. Celui-ci se diagnostique aisément, pour peu que l'on se livre à l'examen approfondi que bien souvent les ophtalmologues ne peuvent se permettre d'accomplir.

" Les sujets ont des contractions et des points douloureux, que leur provoquent de trop fortes tensions musculaires ; la coordination de l'œil à la main est déficiente, ils n'accommodent pas, ne convergent pas (1), sont mal campés sur leurs jambes et ont des problèmes d'équilibre, entre autres. La rotation de la tête, l'écriture, l'articulé dentaire sont aussi examinés ", décrit le Dr Pichon.

Rééducation posturale

Le traitement de la dyslexie est classiquement dévolu aux orthophonistes et psychologues. " En stimulant ainsi le cerveau, on parvient à surmonter le handicap, mais les enfants retombent dès qu'ils ne sont plus suivis, et cela dure des années et des années.

" A ce traitement l'école de Lisbonne a substitué avec succès un traitement de la proprioception dont la simplicité paraîtra presque suspecte. Il repose sur la prescription de lunettes à prismes (voir dessous ), assortie d'une rééducation posturale autant que linguistique. "

Les enfants soignés de cette façon peuvent reprendre un rythme scolaire normal en trois à quatre mois, et cela définitivement ", affirme Pierre Pichon. " Le succès de l'opération exige pourtant une coopération de tous les praticiens.
Les séances d'orthophonie sont nécessaires pendant quelques mois pour que l'entant rattrape son retard scolaire ; et les parents doivent veiller à ce que l'enfant respecte ses exercices de reprogrammation posturale, destiné à installer le mécanisme de proprioception. Dans ce sens, un podologue ou un orthodontiste peuvent être amenés à agir en complément. Au bout de quelques années, l'enfant pourra même se passer des lunettes ".

Une méthode dont le Dr Pichon avait eu vent sur Internet, et qu'il avait découverte en congrès à Lisbonne. Il y a quelques années, un congrès s'est tenu à Beaune afin d'informer les ophtalmologistes français.

Une quinzaine seulement en France, a choisi de poursuivre dans cette voie en diagnostiquant et en traitant le syndrome de déficience posturale à l'œuvre dans la dyslexie.

Joséphine BATAILLE

1) L'accommodation est cette fonction qui permet à l'œil de " zoomer " pour voir de près après avoir regardé à distance. Les yeux qui convergent normalement suivent jusqu’à loucher une pointe qui se rapproche jusqu'entre les deux yeux.

Des verres à prismes

Qu’elle soit d’origine centrale ( le cerveau ) ou périphérique, la dyslexie se caractérise dans tous les cas par un dysfonctionnement périphérique : celui de la proprioception. Les prismes dévient la lumière ; ils modifient donc la direction du regard et agissent par là même, sur la tension des muscles oculaires.
Porter des verres à prismes rend donc possible une synthèse proprioceptive correcte, et de nouvelles commandes cérébrales ; les muscles qui se contractaient indûment se relâchent, jusqu’au bas du corps. A peine l’enfant n’a-t-il pas mis ses lunettes que disparaissent tous les symptômes décrits.
Sur la monture d’examen la spécificité des verres à prismes passe inaperçue. Les lunettes de vue se distingueront en réalité par un montage spécial, cintré, et une forte inclinaison ( 15° environ ). Pour chaque verre, il faut compter 20 euros de plus qu’un verre normal.

source de l'article sur le site de l'APEDYS
http://www.apedys.org/dyslexie/article.php?sid=337

mardi, février 14, 2006

106/ Gymnastique proprioceptive en images

LE BALANCO
un jeu pour l'amélioration des capacités de coordination, d’équilibre et de la condition physique en général
Par le Prof. Dr Jörg Bielefeld, Institut des sciences du mouvement et du sport de l’Université de Flensburg/D.

Le Balanco est un produit de haute qualité pour l’amélioration ciblée des facultés de coordination du mouvement et de la psychomotricité sensorielle en général en considérant en particulier l’équilibre. Par le travail de la mobilité, la condition physique sera également bénéficiaire.
Le Balanco a été développé sous contrôle scientifique, garant de la qualité de l’apprentissage de la mobilité très varié et particulièrement motivant.

Le Balanco est un outil essentiel dans tout approche "psychomotricielle" et thérapeutique, ceci également en rééducation et dans l’entraînement sportif (par ex. pour le snow board, le surf, le ski, la gymnastique, etc.)

Le Balanco, utilisé comme appareil de fitness global, améliore les facultés de mobilité, la concentration et les réflexes et diminue de ce fait les risques d’accidents domestiques. D’autres effets bénéfiques : une meilleure posture, un renforcement de la voûte plantaire et un étirement du tendon d’achille.

Le Balanco est indiqué (selon les buts recherchés et éventuellement avec de l’aide) pour les enfants dès 3 ans, les jeunes, adultes et également personnes âgées , ceci en l’absence d’atteintes graves aux facultés d’équilibre et de mobilité (hanches, pieds).


Cliquez ici pour acceder au site internet

dimanche, décembre 25, 2005

01 JANVIER 2006 : Posturothérapie vous souhaite une

dimanche, décembre 18, 2005

105/ Influence des problèmes de posture sur l'echec scolaire


Interrelations entre les problèmes de posture et les apprentissages scolaires fondamentaux de la lecture et du français chez l'élève de CE2.
P. BOURGEOIS
Laboratoire de sciences et motricité de l' ILEPS

"Nous nous sommes intéressés aux différents handicaps cognitifs associés à une étiologie posturale et notamment l'influence de celle-ci sur l'échec scolaire (redoublement, réussite scolaire, apprentissage de la lecture et du français) .

Une analyse des publications de ces 20 dernières années sur les relations entre le contrôle postural et les fonctions cognitives supérieures comme l’intelligence révèle des résultats contradictoires, à partir de méthodologies très différentes (Kohen-Raz, 1986)(5). Ce qui nous amène à rester circonspect et prudent.
Toutefois, sans avoir établi des rapports de causalité directe, nous avons montré que l’influence d’une étiologie posturale (définie à partir d’une étude clinique) était un des facteurs qui accroissaient très fortement le taux de redoublement de la population de sujets collégiens posturalement anormaux (PAN), 66.3 % + 8.7 de redoublement pour 30.2 % + 4.4 chez les sujets posturalement normaux (PN) (Bourgeois, 1988, 1994, 1996) (2).

Une étiologie posturale continue à aggraver considérablement ce taux de redoublement chez les jeunes lycéens garçons. Par contre, l’influence de ce facteur physiologique sur l’échec scolaire semble maîtrisé par les jeunes filles lycéennes (Bourgeois, 1996) " voir le résultat de l'étude fig.1 sur l'article original

Nous avons suivi notre population devenue étudiante à l'ILEPS afin de cerner, au plus près les multiples variables des raisons de cet échec scolaire.
Il nous est apparu judicieux de la tester sur ses apprentissages en lecture rapide et en lecture sélective (1997) (3).
Il en ressort une corrélation directe entre l'efficacité scolaire et l'efficacité de la lecture rapide et/ou sélective.
Il semble que les jeunes filles PAN compensent mieux leur handicap postural en adoptant des stratégies différentes de lecture (meilleure lecture sélective et meilleure lecture intégrale) les rendant les plus efficaces (80 % de compréhension à une vitesse de 67000 signes/heure). Tandis que les garçons PAN s'enfoncent davantage encore dans l'inefficacité (65 % de compréhension à une vitesse de 62600 signes/heure).

Ainsi on peut considérer que les problèmes liés à la posture viennent catalyser les nombreux facteurs de la non réussite scolaire.
Par contre un élève (notamment fille) "tourné/incité" à réussir scolairement peut surmonter, au moins au niveau cognitif, son handicap postural.

Si ce multi-handicap semble peser comme un facteur aggravant l'échec scolaire de la 6è à la terminale, qu'en est-il au moment où se mettent en place des stratégies d'équilibre et lorsque les capacités d'équilibre de l'enfant (7-8 ans) sont diminuées (Assaiante, 1999) (1) ?
Qu'en est-il de l'efficacité scolaire dans ce même stade de maturation lorsque l'enfant construit et stabilise ses apprentissages fondamentaux (la lecture, la lecture-écriture et le français) ?

Nous vous présentons la première partie d'une étude longitudinale de 3 ans menée sur 242 élèves dans onze classes de CE2 en école primaire (8-9 ans, 123 garçons et 119 filles parmi six classes en milieu favorisé et cinq en milieu défavorisé) où nous cherchons à mettre en relation les résultats obtenus par les enfants en Posturologie et leurs évaluations dans les apprentissages fondamentaux en début et en fin de CE2.

Quatre tests cliniques exécutés debout les yeux fermés (les tests de piétinement de Fukuda en tête neutre et rotations nucales, le Romberg postural et le profil de Barre) et une étude stabilométrique (réalisée debout sur une plate-forme, les yeux ouverts puis les yeux fermés) ont été effectués systématiquement par chaque enfant afin de révéler ou non une éventuelle étiologie de la posture.
Nos résultats sont comparés aux normes cliniques et stabilométriques (1985) de l’Association Française de Posturologie (Gagey, 1999) (4).
Nous avons défini comme, Posturalement normaux les enfants qui présentent aucune asymétrie hors norme aux différents tests cliniques et Posturalement anormaux ceux qui ont au moins deux réponses hors normes.

ous avons recueilli les résultats des Evaluations nationales en Français et Mathématiques passés en début de CE2. Huit mois après, nous avons enregistrés le même jour: les tests cliniques, les tests de lecture rapide et d’identification de mots (prenant du sens dans un contexte linguistique ou non) à partir d’un logiciel de reconnaissance (CAVIAR).

Nous enregistrons des différences significatives entre nos populations dans les divers types de lecture.
Nous retrouvons également ces tendances au travers des évaluations nationales de début de CE2 en français, des tests de lecture rapide-compréhension, de lecture- hypothèse et de lecture identification de mots contextes proposés par un logiciel informatique (Caviar) en fin de classe de CE2.

A titre d'illustration de nos nombreux résultats nous vous proposons ci-dessous les différences obtenues par les garçons PN et PAN en milieu défavorisé. (voir le résultat de cette étude fig 2 sur le document original)
PN = sujets posturalement normaux
PAN = sujets posturalement anormaux

Document original et source

mardi, décembre 06, 2005

104/ LIVRE : le système stomatognathique

Concept odontologique
Concept ostéopathique
Jean Pierre AMIGUES
Parution septembre 2004


Cet ouvrage s’adresse plus particulièrement à l’ostéopathe, à l’odontologiste et à l’orthophoniste


Préface
Pendant longtemps, la sphère manducatrice intéressait la seule compétence du chirurgien dentiste, et la prise en charge des dysfonctions de l’appareil manducateur relevait du seul monopole de quelques praticiens occlusodontistes spécialisés dans un domaine relativement obscur et marginal.

Il semble vain, prétentieux et même mégalomaniaque aujourd’hui de penser que des pathologies comme les dysfonctions cranio-mandibulaires dont l’origine est de toute évidence pluri- factorielle puissent être le domaine réservé d’une seule profession.
La prise en charge multidisciplinaire paraît indispensable et justifiée pour apporter des réponses aux perturbations de l’unité physique, biologique, et psychologique de l’être humain.

La dialectique entre diverses spécialités médicales est parfois difficile et source d’incompréhension.

Jean Pierre AMIGUES a fait partie d’une équipe soignante au service d’occlusodontie de la Faculté de Chirurgie Dentaire de TOULOUSE ou chacun a appris le langage et la problématique d’autrui.

L’intégration au sein de l’équipe soignante d’un ostéopathe au même titre qu’un médecin posturologue, qu’un orthoptiste, qu’un podologue et bien évidemment d’un occlusodontiste semble indispensable afin d’efficacité accrue de nos diverses thérapeutiques.

L’ouvrage de J.P. AMIGUES apporte une pierre supplémentaire à la nécessaire approche holistique de la dysfonction, il intéressera particulièrement les ostéopathes désirant approfondir leurs connaissances en " occluso-ostéopathie " mais également tous les occlusodontistes qui comme moi, pensent que le " local " est souvent " général " à condition que l’on se donne les moyens de le voir.
André DARTHEZ
Responsable du Diplôme Universitaire d’Occlusodontie
Responsable de l’enseignement de l’Occlusodontie
Faculté de Chirurgie Dentaire de TOULOUSE
Rôle de la respiration nasale dans la thermorégulation de l’encéphale

Extrait du sommaire
Préface
Préambule
Le système occlusal
Biomécanique du système occlusal
Dysmorphisme de la base du crâne
La langue
La lordose cervicale
Pathologie du système occlusal - terminologie
Pathologie du système occlusal
Etude radiologique
Traitements odontologiques
Diagnostic et traitement ostéopathique
Mise en place d’un protocole d’examen commun à nos différentes professions
La compréhension du système sutural associé au concept de Sutherland tenant compte des travaux de Lebourg puis de ceux de Delaire, conduit le praticien à sortir de la bouche pour équilibrer le système stomatognathique.
La langue est un des meilleurs outils de l’orthodonsiste
Au cours de la croissance, l’ostéopathe devra surveiller le bon état de la courbure cervicale.
Les techniques ostéopathiques, associées aux techniques orthodontiques permettent, à la fois, une fficacité sur les zones de compression et une action sur l’équilibre
crânien.

Un système analyseur, un sytème intégrateur, un système décideur, ces diverses fonctions s’effectuent au niveau du complexe sensitif du V qui s’étend depuis le mésencéphale jusqu’aux premières racines C1, C2, C3. (fig. 65)

Cette observation nous a conduit à prendre en compte l’importance de notre action au cours certaines manipulations cervicales en particulier celle de type SAT, en effet, aux vues d’observations cliniques, nous avons constaté l’importance de l’état de la lordose ecrvicale sur l’occlusion, l’oculomotricité et l’équilibre postural.
Nous avons pu observer certaines réactions sur les territoires des autres nerfs crâniens.

Relation du trijumeau avec le système postural
Le trijumeau est impliqué dans le contrôle postural, une étude de Gangloff et Perrin a montré qu’une anesthésie tronculaire du nerf mandibulaire perturbait la posture des sujets testés.
Le département de neurobiologie de l’Université d’Harvard – Boston ont démontré
l’existence chez le rat, de projections collatérales sur le colliculus supérieur, la substance grise, les noyaux supra optique

Relation du trijumeau avec les muscles du cou
Il existe une convergence entre les afférences trigéminales et cervicales. Déjà en 1986 Bossy avait fait la relation entre les noyaux du trijumeau et les quatre premiers nerfs cervicaux. A la même époque Dung fait une publication sur les points d’acupuncture et le plexus brachial, ou il parle des relations avec le nerf trijumeau. Plus près de nous, Piovesan, Kowacs, Oshinsky ont montré que le nerf trigéminal recevait des informations sensitives de la partie antérieure de la tête, de l’ensemble des nerfs occipitaux et des racines supérieures cervicales. Les informations nociceptives provenant desterritoires du trijumeau et des nerfs cervicaux, activent les neurones du noyau codal qui arrive jusqu’à C2 et le noyau cervical latéral dans la zone dorso latérale cervicale.

Relation du nerf trijumeau avec l’ensemble de la moelle épiniere
Ruggiero a fait une importante découverte en démontrant que le noyau spinal trigéminal se projetait sur toute la longueur de la moelle épinière. Cela pourrait expliquer l’existence de certaines lésions descendantes ou montantes. En 1992 Wang, Xu, Qin et Martin du département de neurobiologie du collège de médecine de Columbus
démontre les relations de l’ensemble trigéminal avec la moelle lombaire et cervicale .

A Marseille en 1995, les travaux de Vinay Cazalets et Clarac mettent en relation les motoneurones lombaire et les afférences trigéminales
Les pertes de la lordose cervicale - analyse de Rocabado
Utilisation des différents
appareillages
Signe d’hyper activité trigéminale
Chez des enfants qui ont encore leur denture lactéale, si nous sommes en présence d’un blocage canin, d’articulé inversé, un meulage sélectif est demandé à
l’odontologiste.

Ont participé à l’élaboration de cet ouvrage
Professeur Francis Hartmann,
La clarté de votre enseignement, la rigueur de votre recherche nous ont conduit vers la connaissance du versant neurologique du système stomatognathique et de là, à la compréhension de la neurologie fonctionnelle dans la pratique ostéopathique.

Docteur André Darthez, Responsable du Diplôme Universitaire d’Occlusodontie Responsable de l’enseignement de l’Occlusodontie Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse, Vous avez gardé dans votre enseignement l’approche ostéopathique de cette région. Vous nous avez gardé ouvert votre service.

Docteur Dominique Cadet, Depuis vingt ans nous oeuvrons à trouver un dialogue constructif entre nos deux métiers. Nous avons pu expérimenter l’efficacité dans l’association de nos deux pratiques.

Madame Roseline Lalauze-Pol, Ostéopathe mROF, votre connaissance sur le crâne du nouveau-né nous a particulièrement aidé, vos conseils nous ont été précieux.
Monsieur Henri-Jean Rigaud, Ostéopathe mROF et Monsieur Arthur Calemard, Ostéopathe mROF, vos corrections, nos discutions nous ont permis d’affiner l’approche ostéopathique de cette région.

Monsieur Jean Claude Lafabrie Ostéopathe mROF pour ses critiques pertinentes.

Madame Véronique Méric, Madame Gyslaine Blanco
Orthoptiste Grâce aux échanges que nous avons eu au cours de nos études communes, vous nous avez apporté les précisions indispensables à la compréhension de votre pratique.

Monsieur Amer Safieddine, Orthophoniste, vous nous avez fait comprendre l’importance de la langue dans l’approche du système stomatognathique.Un grand merci ...

Professeur André Lubespère, ancien Chef de Service d’Occlusodontologie de la Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse. Vous avez été précurseur en ouvrant il y a plus de vingt ans votre service à la pratique de l’ostéopathie.

Professeur Jean Pierre Relier, au cours de nos diverses rencontres, vous nous avez permis de comprendre l’importance à prendre très rapidement en charge les nouveaux nés.Je ne saurais oublier le personnel de la bibliothèque de Médecine de Toulouse qui m’a aidé dans mes recherches.

sources : http://www.livres-medicaux.com/livres/?id=00000879

103/ L'Examen podologique



"La podologie est en constante évolution et nous voyons apparaître de plus en plus de spécialisations (podologie du sport, posturologie, magnétothérapie, réflexologie…)

Quoiqu'il en soit, le pied est une pièce anatomique pluri-articulaire complexe s'intégrant dans un système locomoteur dont toutes les structures sont interdépendantes.

L'examen podologique ne doit donc pas se contenter d'analyser le pied et son mouvement, mais il doit l'intégrer dans le contexte pathologique du patient en prenant en considération les antécédents traumatiques et douloureux, l'activité du patient (sédentaire ou sportif, profession…) ainsi que sa morphostatique générale.

La prise en charge d'un patient doit être l'aboutissement d'un travail d'équipe où le médecin joue le rôle de coordinateur. Son diagnostic doit être précis, de cette précision dépendra l'efficacité des différents traitements mis en place( kinésithérapie, podologie...)

L'examen podologique, tel que nous le pratiquons, doit permettre la mise en évidence du motif de consultation et de comprendre le mécanisme de ces lésions.
Pour cela, il doit s'effectuer en 5 temps :
1- L'interrogatoire et l'étude radiologique
2- Bilan en décharge
3- Bilan en charge statique
4- Bilan en dynamique
5- Etude des pressions plantaires

Matériel utilisé
(photos 1):- une table d'examen - un podoscope- un tapis de course électronique - 2 camescopes (placés devant et derrière le tapis de course) - 1 télévision et un magnétoscope à 4 têtes avec un bon ralenti - 1 ordinateur- matériel de thermoformage Accessoirement : - 1 podobaroscope électronique (plate-forme ou embarqué)

Conclusion
La podologie a évolué mais elle n'en est encore qu'à ces prémices. Il nous semble évident qu'il faut se diriger vers l'étude de la dynamique tout en ayant une vision globaliste en ne considérant plus le pied comme une entité isolée mais au contraire, faisant partie d'un ensemble de structures interdépendantes les unes des autres(os, muscles, tendons, nerf…).

Nous avons pour but, non pas de traiter une pathologie, mais de corriger des troubles morphostatiques responsables de l'apparition de ces pathologies, tout en prenant garde qu'ils ne compensent pas des problèmes situés plus hauts. Il faut donc une analyse précise du mouvement, notamment chez le sportif en le replaçant dans son contexte, aidé par un matériel adapté et perfectionné qui va permettre de limiter considérablement les erreurs.

Seul le travail de groupe, inter podologues, podologues-médecins, podologues-kiné, va permettre d'épanouir la profession et de la faire aller de l'avant. "

Pascal Petit, Podologue

lundi, décembre 05, 2005

102/ Efficacité des "alphs", travail expérimental.



Les «alphs»... ou quelle est la face efficace des gouttières?

par Alfredo MARINO+, Piero BRESSAN+ et Philippe VILLENEUVE+Associazione Italiana di Posturologia Clinica+Institut de Posturopodie, Paris

RESUME
Une stimulation mécanique très discrète de la muqueuse labiale, réalisée par une surépaisseur collée sur la face vestibulaire des incisives, provoque une modification importante, immédiate et non spécifique du contrôle de la posture orthostatique.
Cette conclusion de notre expérience, bien qu´elle soit cohérente avec la nature dynamique non linéaire du système postural fin, demande à être confirmée par d´autres travaux car elle met en question trop de modèles explicatifs de l´efficacité thérapeutique des gouttières occlusales.

INTRODUCTION
Depuis la publication princeps de Costen (1936) sur les relations entre posture et mandibule, pratiquement aucuns travaux fondamentaux, sauf peut-être ceux de Batini et al. (1974) et de Meyer (1977), sont venus éclairer la route des thérapeutes.
Progressivement cependant, dans les cabinets dentaires, une pratique s´est imposée par son efficacité: la mise en place d´un plan de morsure (pour une revue voir Hartmann & Cucchi, 1993), et Bonnier (1996) a montré que ces prothèses en bouche sont effectivement capables de modifier le fonctionnement du contrôle de la posture orthostatique.

Quelques soient les modèles, mécaniques et/ou neurophysiologiques, qui ont guidés la conception des différents types de plan de morsure, on doit constater qu´ils aboutissent tous à la fabrication d´une prothèse qui encapuchonne tout ou partie d´une arcade.

Ces «gouttières» ont donc trois faces de contact avec les structures anatomiques de voisinage: une face cuspidienne, une face vestibulaire et une face linguale.

Traditionnellement l´efficacité thérapeutique des gouttières a été uniquement rapportée à sa partie cuspidienne qui, en modifiant l´occlusion, agirait de manière mécanique et/ou neurophysiologique sur le positionnement de l´ATM, l´équilibre tonique des muscles masticateurs.
Jusqu´à présent personne, à notre connaissance, n´a émis l´hypothèse que les stimulations de la muqueuse jugale et/ou linguale dues à la présence de la gouttière puissent être, au moins en partie, responsables de l´efficacité de ces prothèses.
Cette hypothèse nous a été suggérée par les travaux de podologues qui soulignent l´étonnante efficacité posturale de très discrètes stimulations plantaires (Villeneuve-Parpay et al., 1995). Comme cette hypothèse s´inscrit dans la logique de «l´effet papillon» du système postural fin, système dynamique non linéaire (Gagey et al., 1998), nous avons décidé de la tester.

MATERIEL ET METHODES

Le protocole de cette première approche expérimentale a été volontairement très simple: une population de patients fréquentant un cabinet dentaire a été enregistrée sur plate-forme de stabilométrie avant et après la pose d´une prothèse sur la face vestibulaire de certaines dents.Les «Alphs»
Après mordançage à l´acide, pendant 10 secondes, des faces vestibulaires des quatre incisives supérieures (11, 12, 21, 22), rinçage à l´eau et séchage à l´air, nous avons appliqué une très fine épaisseur de TRANSBOND 3M®, matériel composite photopolymérisable. La polymérisation a été obtenue par exposition pendant 10 secondes à la lumière d´une lampe à halogènes émettant dans la bande de fréquence 400/500 nm.
Positionnées au centre de la couronne de chacune des incisives, grossièrement arrondies, ces prothèse collées avaient environ deux millimètres de diamètre et un millimètre d´épaisseur; nous les avons nommées «Alphs».Population
Cinquante sept patients qui venaient à une consultation orthognathodontique ont été sélectionnés sur le seul critère de leur acceptation de participer à cette expérience après qu´ils aient été dûment informés des conditions du protocole.
Les patients de cette population «tout venant» présentaient ou non les symptômes qu´il est ordinaire de rencontrer à cette consultation: craquements et/ou douleurs de l´ATM, céphalées, cervicalgies, rachialgies et parfois sensations vertigineuses.
Age moyen 24,1 ans ± 6; 41 femmes, 16 hommes.

ENREGISTREMENTS

Les patients ont été enregistrés sur plate-forme de stabilométrie DYNATRONIC DYN 50®, conforme aux normes de l´Association Française de Posturologie (Bizzo et al., 1985), en situation yeux ouverts et yeux fermés, dans les conditions normalisées de l´Association Française de Posturologie (A.F.P., 1985), dans les minutes précédant et suivant la pose des alphs.

ANALYSE DU SIGNAL

L´analyse du signal a utilisé les paramètres retenus par l´Association Française de Posturologie dont les valeurs statistiques dans une population normale de référence sont publiées (A.F.P., 1985); c´est à dire la position moyenne du centre de pression selon les axes droite-gauche (X) et avant-arrière (Y), la surface de l´ellipse de confiance contenant 90% des positions échantillonnées du centre de pression (Takagi et al., 1985) et les paramètres LFS et VFY décrits dans Normes85 (A.F.P., 1985).

ANALYSE STATISTIQUE

A partir des valeurs de ces paramètres recueillies avant et après la pose des alphs, a été réalisée, par le t-test de Student, une comparaison à zéro de la moyenne des différences appariées.Résultats
La distribution de chacun des paramètres étudiés, avant et après la pose des alphs, est présentée sous forme d´un histogramme sur fond de courbe de Gauss rappelant la distribution normale théorique du paramètre. L´intervalle de classe de tous les histogrammes est toujours égal à la moitié de l´écart-type de la distribution normale théorique. Le t de Student indiqué sur les figures correspond à la comparaison à zéro de la moyenne des différences appariées entre les deux histogrammes.

DISCUSSION
La pose d´alphs sur le versant vestibulaire des incisives supérieures de ces patients «dentaires» a entraîné une diminution, statistiquement très significative, du paramètre LFS (longueur en fonction de la surface) qui évalue la dépense d´énergie requise du sujet pour contrôler sa posture orthostatique (A.F.P., 1985; Nagayama et al., 1987; Vallier, 1994; Imaoka et al., 1997).

Ainsi une minime stimulation orale est capable de modifier le contrôle de la posture orthostatique d´une manière très significative.


L´hypothèse semble donc validée que les stimulations de la muqueuse jugale (et/ou linguale) dues à la présence de la gouttière puissent être responsables d´une partie au moins de l´action de ces prothèses sur le contrôle de la posture orthostatique.

Certes rien dans cette expérience ne permet d´affirmer que l´efficacité reconnue des gouttières ait pour seule origine cette stimulation jugale, mais inversement il n´est plus possible de ne pas tenir compte des effets de cette stimulation lorsqu´on tente d´expliquer le rôle bénéfique des gouttières.

Il est possible que l´effet des alphs ne soit pas spécifique mais simplement en rapport avec une modification du niveau de vigilance général des sujets. Cette remarque cependant peut aussi s´appliquer aux gouttières dont il n´a jamais été démontré qu´elles aient un effet spécifique sur le système postural.

A la suite de ce travail expérimental et conforté par ses résultats, nous avons cherché à évaluer l´efficacité thérapeutique des alphs sur les patients qui présentaient un syndrome de déficience posturale (Da Cunha, 1987).
Les résultats de cette évaluation ne sont pas encore rigoureusement établis mais déjà il semble possible de dire que les alphs comme les gouttières ont une efficacité certaine pour soigner les atteintes du système postural fin, en particulier celles qui manifestent un rapport avec une anomalie occlusale.


Bien plus il nous a semblé que, dans certaines conditions, les réponses obtenues par les alphs variaient systématiquement en fonction du lieu où elles étaient collées; cet effet spécifique des alphs sur le fonctionnement du système postural serait une nouveauté. Mais pour le moment il ne s´agit que d´une impression clinique qui demande à être vérifiée.

CONCLUSION

Une stimulation mécanique très discrète de la muqueuse labiale, réalisée par une surépaisseur collée sur la face vestibulaire des incisives, provoque une modification importante, immédiate et non spécifique du contrôle de la posture orthostatique.
Cette conclusion de notre expérience, bien qu´elle soit cohérente avec la nature dynamique non linéaire du système postural fin, demande à être confirmée par d´autres travaux car elle met en question trop de modèles explicatifs de l´efficacité thérapeutique des gouttières occlusales.

Source de l'article : http://pmgagey.club.fr/Alfredo.html

lundi, novembre 21, 2005

101/ L'entrainement de la proprioception


La proprioception est probablement la fonction de l'organisme humain la plus négligée en entraînement.

Néanmoins elle est essentielle car le travail proprioceptif a pour objet lors des entraînements de développer chez les sportifs les facultés de coordination motrice, et de protection articulaire. Plus particulièrement, le système proprioceptif est chargé de percevoir (récepteurs capsulaires, ligamentaires et cutanés), de transmettre (axes nerveux) et d'intégrer (cortex) les messages d'origine périphérique afin d'apporter une réponse plus adaptée (influx corticaux) et plus rapide (réflexe médullaire mono-synaptique). Autrement dit, la proprioception est le support essentiel de la coordination motrice.

Utilisée depuis longtemps en rééducation, notre idée est aujourd'hui de l'utiliser en prévention des accidents mais aussi dans le but d'améliorer la coordination des sportifs.

Les avantages du travail proprioceptif

Le travail proprioceptif permet :
* de développer la résistance musculaire ;
* d'améliorer les expressions de force réactive des muscles ;
* de développer l'agilité et la coordination ;
* de protéger certaines articulations à " haut risque " (chevilles et genoux pour les joueurs de sports collectifs) ;
* de travailler la concentration et la perception corporel ;
* de se relaxer et de se détendre musculairement.

Face aux avantages cités ci-dessus, le travail proprioceptif peut être utilisé à trois moments différents. Les voici :
* lors de la rééducation post-traumatique afin d'effectuer une reprogrammation neuro-motrice ;
* en prévention des accidents (même si le risque zéro n'existe pas) ;
* et, lors des entraînements sportifs afin d'améliorer l'équilibre dans un geste technique spécifique de l'activité pratiquée.

Pour être efficace, l'entraînement doit être régulier, répétitif, soit après un échauffement global ou après un travail intense (baisse de vigilance).

Source : http://pageperso.aol.fr/thomasmiraux/page13.html

Voici une gamme d'exercices pouvant être proposée à des sportifs de disciplines variées.
Ces exercices peuvent aussi bien être proposés à des footballeurs, des handballeurs, des rugbymen, des basketteurs, des tennismen … Toutefois, ils évolueront en fonction des besoins de l'activité lors des compétitions. En effet, nous ne proposerons pas systématiquement les mêmes exercices entre un rugbyman des lignes arrières et un tennisman. Sachant que les déplacements varient entre ces deux activités, il est plus opportun de proposer des exercices différents correspondant davantage à la réalité de l'activité pratiquée.

Source : http://pageperso.aol.fr/thomasmiraux/page14.html

dimanche, novembre 20, 2005

100/ Améliorer le contrôle postural et l'équilibre


La rééducation fonctionnelle proprioceptive par biofeedback postural

"Cette technique de bio feedback postural sur plate forme de stabilométrie apporte un plus incontestable à la panoplie des techniques déjà utilisées en kinésithérapie pour améliorer le contrôle postural et l'équilibre.

La base de notre système de rééducation repose sur la visualisation, par le patient, des déplacements du centre de pressions podales à l'intérieur de son polygone de sustentation. Cette information de position se conjugue en temps réel avec une information de mouvement.

Le patient dispose alors d'une véritable boucle de rétro-information précisant, la position, la vitesse et l'accélération de son le centre de pressions podales sur la plate-forme. Le rééducateur peut alors intervenir pour construire un véritable programme de rééducation par bio feedback postural. Celui-ci a été conçu comme un ensemble de programmes qui permet de suivre une progression dans différents objectifs rééducatifs, avec des niveaux de difficulté de plus en plus élevés

On travaillera tout d'abord en statique, c'est la base de tout ce qui s'édifiera par la suite :

• le patient ne sait pas stabiliser son centre de gravité ? qu'il apprenne d'abord ce premier contrôle élémentaire,

• il ne sait pas maîtriser sa mise en charge sur l'un ou l'autre de ses membres inférieurs ? qu'il découvre ce que cela signifie.

Ensuite seulement, on préparera la dynamique :

• la marche tout d'abord, en induisant un déroulement des transferts de charge qui approche le déroulement du pas ,

• puis la préparation des réponses aux déstabilisations aléatoires, qui couronne ces efforts par l'acquisition d'une meilleure anticipation posturale. "


Source : http://perso.wanadoo.fr/satel-posture/

lundi, novembre 14, 2005

99/ LIVRE : "Mal de dos, mal de dent"


"L'auteur, Jean-Marie LANDOUZY, nous raconte les étapes de sa recherche et de son travail en collaboration avec une équipe médicale(voir notre article 73). Il expose les constatations qui ont permis à l'équipe médicale de mettre au point une méthode de diagnostic reproductible pour traiter successivement toutes les causes du déséquilibre postural et mandibulaire pour éliminer les douleurs ressenties par les patients. Il permet ainsi aux profanes de comprendre la biomécanique humaine normale et pathologique.

SYNOPSIS
Le déséquilibre de la mâchoire et de l'engrènement des dents est responsable de multiples pathologies, dont les principaux symptômes sont :
Des douleurs des articulations temporo-mandibulaires, avec des craquements, et parfois une limitation de l'ouverture buccale.
Des pathologies localisées à d'autres parties du corps :
Douleurs d'oreilles, acouphènes, sifflements d'oreilles, sensation d'oreille bouchée, vertiges, céphalées, migraines, névralgies faciales, sensations de brûlures de la langue, des ailes du nez, des lèvres, sécheresse de la bouche, perlèche.
Et surtout le mal de dos exprimé par des douleurs chroniques de la colonne vertébrale, du bassin et bien d'autres symptômes.
L'origine de ces douleurs est souvent difficile à trouver et nombre de patients sont soupçonnés d'être des malades psychosomatiques alors qu'ils souffrent de manière chronique et désespèrent de voir leurs douleurs s'améliorer.
En racontant les étapes de sa recherche et en émaillant celles-ci d'exemples et d'anecdotes l'auteur vous fait entrer doucement dans le champ de la connaissance médicale et mécanique du corps humain. Il expose clairement les méthodes de diagnostic et développe les traitements de ces pathologies.
Lorsqu'un patient comprend sa maladie il peut mieux la maîtriser, l'assumer et participer à sa guérison.

Jean-Marie LANDOUZY est masseur kinésithérapeute depuis 1965 et diplômé d'ostéopathie en 1979. Il a travaillé durant une vingtaine d'années avec une équipe du C.H.R. de Lille sur le déséquilibre des articulations temporo-mandibulaires.
Il est l'auteur d'un livre : Les A.T.M. Évaluation, Traitements Odontologiques et Ostéopathiques, destiné aux praticiens de santé. Ce dernier livre a pour but de mettre la compréhension des causes et des conséquences du déséquilibre dentaire à la portée de tous. L'équipe de travail a conçu un site pour aider les patients : fraternet.org/seret.

Jean-Marie LANDOUZY, est webmaster du site http://www.fraternet.org/seret/index.htm et ostéopathe a écrit deux livres sur ce sujet : Les A.T.M. Évaluation, Traitements odontologiques et Ostéopathiques en 1993 (Éditions du Verlaque)et récemment un livre, pour le grand public : MAL DE DOS MAL DE DENTS (éditions Quintessence) "


Source de l'article :
http://www.fraternet.org/seret/LIVRE.htm

98/ Posture et occlusion


1/ LA POSTURE
La posture générale du corps est importante dans le S.A.D.A.M..................

2/ SIGNES POSTURAUX DU DÉSÉQUILIBRE MANDIBULAIRE
Ils sont établis par rapport au déplacement latéral de la mandibule au cours de l'ouverture buccale........................

3/ DÉFINITIONS DES PATHOLOGIES ET TRAITEMENT
Qu'il s'agisse de douleurs siégeant à la face (douleurs de l'articulation temporo-mandibulaire etc...) ou éloignées de celle-ci, il faut effectuer un diagnostic différentiel selon quatre classes de pathologies..........................

4/ CONCLUSION
Les diagnostics, qui sont effectués par les spécialistes, sont complexes et il faut savoir, que plusieurs pathologies peuvent coexister chez un même sujet. C'est à dire, que l'étiologie du déséquilibre mandibulaire peut n'être qu'un aspect de la maladie présentée par le patient. Il faudra alors instaurer un traitement, qui doit être propre à chaque pathologie.

Source et intégralité de cet article :

5/L'OCCLUSION DENTAIRE : définition
L'occlusion dentaire est l'étude de l'engrènement des dents lorsque celles-ci se trouvent en contact.
L'occlusion dentaire obéit à des règles très précises qui sont établies depuis de nombreuses années.
L'application stricte des règles de l'occlusion dentaire est la base même de l'art dentaire car elle est assure un confort au patient, elle maintient la mandibule en équilibre de manière à éviter l'apparition d'un S.A.D.A.M.

A/ L'OCCLUSION STATIQUE NORMALE

Source et intégralité de l'article :
http://www.fraternet.org/seret/OCCLUSION.htm

97/ Le S.A.D.A.M. ou SYNDROME DE COSTEN






1/ DEFINITION DU S.A.D.A.M.

Cette affection intéresse les articulations temporo-mandibulaires (A.T.M.), par l'intermédiaire de l'occlusion dentaire. Mais aussi les douleurs et dysfonctions vertébrales liés à des troubles de la posture.
Actuellement, c'est le terme reconnu pour désigner le dysfonctionnement des articulations temporo-mandibulaires. Cette atteinte mécanique des articulations temporo-mandibulaires est la conséquence de déséquilibres musculaires et osseux (dentaires), qui vont modifier la position de la mandibule dans sa relation avec la face.

Les déséquilibres sont de 4 origines :
- posturaux, par l'influence des muscles qui relient la mandibule au rachis et à la ceinture scapulaire,
- linguaux, par la dyspraxie de la déglutition salivaire, qui place la langue en position excentrée dans la cavité buccale au moment de la déglutition,
- dentaires, par la mal occlusion (engrènement perturbé des dents), au moment du serrement des dents.
- architecturaux par troubles de la croissance crânio-maxillaire.

La liaison entre la posture et la mandibule crée un système d'influences réciproques de l'une par rapport à l'autre. Lorsque la mandibule, à cause de la langue ou des dents, se déséquilibre, des troubles de la posture apparaissent et seront à l'origine de pathologies diverses.
La posture peut créer des perturbations mécaniques de la mandibule et provoquer des douleurs au niveau des articulations temporo-mandibulaires.

La dysfonction crânio-mandibulaire se manifeste, à l'articulation temporo-mandibulaire, par des claquements, qui se produisent à l'ouverture de la bouche. Le claquement est dû à la luxation du "ménisque" ou disque qui se trouve dans l'articulation.


2/ HISTORIQUE DU S.A.D.A.M.
L'appellation SADAM est relativement récente. Il faut remonter à 1934, aux États-Unis pour trouver la première description de cette étrange maladie. Un O.R.L., le Docteur COSTEN décrit un ensemble de symptômes qui sont reliés au déséquilibre de la mâchoire.

LE SYNDROME DE COSTEN

Le syndrome de COSTEN comprend des symptômes manifestés à différents endroits du corps. Il sépare les symptômes localisés aux articulations temporo-mandibulaires et ceux qui apparaissent ailleurs.

Aux articulations temporo-mandibulaires et à la cavité buccale il cite :
- Douleurs, claquements et craquements, limitation de l'ouverture de la bouche
ressaut, subluxation.
- Sensation de brûlures du nez, de la gorge, des ailes du nez et de la langue.
- Troubles salivaires : sécheresse buccale
- Perlèche du coins des lèvres.
Pour le reste du corps la symptomatologie est plus conséquente :
- Signes auriculaires :
- Acouphènes, sifflements d'oreilles, tintement, sensation d'oreille bouchée, douleurs, démangeaisons du conduit auditif.
- Migraines et céphalées localisées au vertex, à l'occiput et derrière les oreilles
- Cervicalgies.
- Vertiges
- Signes de sinusite

Notre expérience nous permet d'ajouter un certain nombre de symptômes à celle de COSTEN.

Nous avons trouvé :
- Rachialgies chroniques
- Sciatiques, lombalgies, scoliose de l'enfant.
- Tennis elbow, périarthrite de l'épaule
- Douleurs musculaires diffuses de type fibromyalgie
- Troubles visuels.
- Troubles du rythme cardiaque.

Depuis cette pathologie a été renommée par différents auteurs, sans que cela n'influence sa compréhension et ses thérapeutiques.

Source de cet article :


3/ DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DU S.A.D.A.M.

Sachant que le S.A.D.A.M. ne préoccupe, souvent, le patient que lorsqu'il devient douloureux. Il est important de savoir s'il s'agit d'une aggravation d'un état pathologique antérieur ou d'une maladie qui vous arrive brutalement.
A/ L'INTERROGATOIRE
B/EXAMEN

Source et intégralité de l'article :
http://www.fraternet.org/seret/DIAGNOSTIC.htm


4/LES DYSFONCTIONS TEMPORO-MANDIBULAIRES

- Jean-Marie LANDOUZY, Ostéopathe
- Jacques CLAIRE, Docteur en Chirurgie Dentaire
- Professeur Michel DONAZZAN, Chef du Service de Chirurgie Maxillo-Faciale du C.H.R.U. de Lille
- Docteur Guy HAMME Docteur en Chirurgie Dentaire

A/ introduction

La complexité de la dysfonction crânio-mandibulaire se comprend déjà par le nombre d'appellations différentes, dont elle a été l'objet. Costen, en 1934, décrit son syndrome en le reliant à la perte de dimension verticale d'occlusion, associée déjà à un certain nombre de troubles, dont la plupart n'intéresse pas directement les articulations temporo-mandibulaires......................................

B/ la mandibule et les A.T.M.
Les articulations temporo-mandibulaires sont des articulations siamoises, dont les mouvements sont symétriques et compensatoires. La mandibule occupe une place importante au sein de la face et sa physiologie est complexe. C'est le seul os mobile du crâne et de la face. Les fonctions, auxquelles elle participe, sont multiples et indispensable à la vie............................

C/ biomécanique normale
Il est indispensable, pour aborder la dysfonction crânio-mandibulaire, de bien connaître la biomécanique normale des A.T.M.......................

D/ biomécanique perturbée
La biomécanique perturbée s'exprime par l'asymétrie...........................

E/ le disque
Cet élément anatomique a occupé une place prépondérante dans les différentes études des pathologies des A.T.M...............................

F/ mécanisme de la perturbation
Il est classique de considérer que les dysfonctions crânio-mandibulaires peuvent dépendre de pathologies ascendantes et descendantes..........................

G/la luxation discale
Comme l'ont si bien décrit Farrar et Dawson, il existe des degrés de luxation avant la luxation complète, et lorsque le claquement disparaît c'est que le disque a quitté l'environnement articulaire......................................

H/ conclusion


Source et intégralité de l'article :

96/ La langue et les malpositions dentaires


La langue occupe une place importante dans l'équilibre des articulations temporo-mandibulaires.
Les orthodontistes savent que la langue, par la déglutition salivaire (1500 à 2000 fois par jour), joue un rôle important sur la croissance des os formant la cavité buccale et sur le placement des dents. Selon que la déglutition salivaire sera normale ou dyspraxique, l'influence de la langue sur cet ensemble sera bénéfique ou iatrogène.
Une déglutition"anormale" peut provoquer une récidive des mal positions dentaires, après le traitement d'orthodontie.

la déglutition
Il existe 3 types de déglutitions "anormales"
- l'interposition de la langue entre les molaires,
- la pulsion de la langue vers l'avant, entre les incisives,
- la position basse de la langue, sur les incisives du bas.
Ces déglutitions "anormales", comme une mal occlusion, sont à l'origine d'une perturbation mécanique des articulations temporo-mandibulaires en induisant un travail inégal des muscles qui animent la mandibule.

LE TEST
Pour déterminer si un sujet présente un trouble de la déglutition, il suffit de le faire déglutir avec les dents serrées et les lèvres jointes.
Si la déglutition s'effectue facilement il n'y a pas de trouble.
Si la déglutition s'effectue avec une petite difficulté, le sujet est en stade 1.
Si la déglutition s'effectue en effectuant un mouvement de la tête, le sujet est en stade 2.
Si le sujet ne peut déglutir, il est en stade 3.

La correction de la dysfonction linguale peut se faire par un traitement ostéopathique, de l'orthophonie ou de la kinésithérapie.
Le traitement ostéopathique est, à ce jour, le plus rapide pour créer l'image motrice de la bonne déglutition et permettre d'effectuer une bonne déglutition au cours d'un seul traitement.

La déglutition salivaire anormale place la langue en position excentrée dans la cavité buccale. C'est pour cette raison que la dysfonction linguale provoque le même déséquilibre mandibulaire que la mal occlusion.

Jean-Marie LANDOUZY ostéopathe.

Source de l'article : http://www.fraternet.org/seret/DEGLUTITION.htm

jeudi, novembre 10, 2005

95/ La D.S.D. véritable fléau international


D.S.D. = déglutition salivaire dysfonctionnelle

La déglutition salivaire est initiée par le réflexe de fermeture de la mandibule.: 1.500 à 2.000 déglutitions par jour pour avaler 1,5 litres de salive (0,5475 tonne/an), soit une déglutition salivaire par minute avec mise en occlusion des dents pendant 0,5 secondes par minute.
Tout être humain naît sans dent et avec une déglutiton salivaire du type DSD (dysfontionnelle).
L’hypothèse, la + courante et généralement admise par la profession, est que l’enfant passe d’une déglutition salivaire dysfonctionnelle (DSD) à une déglutition salivaire fontionnelle (DSF) lors de la mise en place de la canine permanente, soit vers l’âge de 10-11 ans.
Malheureusement, moins d’1/4 de la population bénéficie du « privilège » de la déglutition salivaire « en dents serrées » (Physiologique).***
Pour les autres (75%), la persistance de la déglutition salivaire dysfontionnelle (DSD, pathologie) conduit insidieusement, mais inexorablement, à la perte prématurée de toutes les dents.
A tout âge, la perte des dents conduit toujours au retour de la déglutition salivaire dysfonctionnelle (DSD)

***
Occlusion dento-dentaire physiologique = définition = Pendant 0,5 seconde par minute chez l'être humain en station debout ("posture" mandibulaire en réaction aux forces de la gravité terrestre), une occlusion dento-dentaire physiologique place les dents supérieures au contact des dents inférieures ("occlusion" des dents antagonistes) par le biais de réflexes au cours de la déglutition salivaire fonctionnelle.
Pendant 59,5 secondes par minute, la mandibule retourne trouver sa "position de repos" physiologique qui permet à tous les organes manducateurs (os, muscles, articulations, nerfs, etc.) de trouver leur phase de "repos physiologique". Cette position de repos physiologique est vivifiante pour toutes les structures anatomiques de l'appareil manducateur et pour la manducation (fonction manducatrice).
Donc, pendant cette longue phase de mise au repos des structures manducatrice (59,5 sec/min), il n'y a pas le moindre contact entre les dents supérieures et les dents inférieures, ni aucun déplacement / mouvement : la mâchoire inférieure est suspendue dans son hamac musculaire "au repos" (contractions m. isométriques) selon l'orientation de la gravité terrestre, seule et unique contrainte agissant à ce moment là sur le maxillaire inférieur "au repos" ("poids" de la mandibule).

Tout enfant n'a pas la chance de découvrir une déglutition fonctionnelle à l'âge adulte, loin s'en faut.
La déglutition dysfonctionnelle (DSD) touchant 75% des adolescents et des adultes, elle est un véritable fléau international qui est loin d'être maîtrisé par tous les professionnels de la santé.

En image : http://users.skynet.be/occlusion/2004/

(DSD) = DEGLUTITION Salivaire. ATYPIQUE = DEGLUTITION Salivaire. INFANTILE
Pour plus de 3/4 des patients DSD, la langue s'interpose entre les dents au moment de l'occlusion de déglutition salivaire et, au lieu d'une occlusion dento-dentaire (physiologique), il y a occlusion dento-linguo-dentaire inconsciente (pathologique) avec absence de tout contact entre les dents supérieures (maxillaires) et les dents inférieures (mandibulaires) tout au long de la vie du patient.
"Absence de tout contact" signifiant aussi "absence d'occlusion (dento-dentaire) réflexe,. En cas de D.S.D., la mise en occlusion des dents supérieures sur les dents inférieures sera toujours volontaire, soit par libre décision du patient, soit par demande du praticien (dentiste, radiologue, etc.) au patient.

Conséquence de la Malocclusion dentaire
Une absence d'occlusion (occlusion dento-linguo-dentaire, D.S.D.) ou une mauvaise répartition des charges occlusales (inocclusion, sous-occlusion, infragnathie occlusale, surocclusion, sus-occlusion) conduit :
- aux parafonctions (bruxisme, grincements et usures des dents),
- aux déplacements dentaires dans l'os alvéolaire (migrations, versions, rotations, égressions),
- aux pertes dentaires et
- aux fatigues musculaires (muscles manducateurs contracturés) qui peuvent devenir très douloureuses (maux de tête, migraines, céphalées, etc.)

Donc, toute malocclusion dentaire ne doit jamais être prise avec légèreté et, à l'inverse d'une tendance anglo-saxonne de reléguer les sciences occlusales (occlusodontologie, gnathologie, occlusion neuromusculaire ou kinésiographie crânio-mandibulaire) aux oubliettes professionnelles, c'est même une obligation légale de s'en préoccuper :

Les douleurs concernent 11% (Espagne) à 30% (Norvège) de la population en Europe [moyenne : 19%]. Parmis ceux-ci, 15% des douleurs sont localisées à la tête ("mal de tête") et 19% des algies conduisent à l'absentéisme chronique ou à la perte de l'emploi.

Il faut encore signaler que les injections de la toxine botulique conduisent à des relâchements musculaires similaires à ceux des méthodes de traitement occlusal (traitement non médicamenteux, "pacifique") pour traiter des maux de tête, des migraines, des nuchalgies, des torticolis ou des contractures des muscles des cordes vocales, les méthodes de traitement occlusal ayant toujours des effets à long terme selon la technique utilisée. Cependant, il nous paraît injustifié de recourir à pareilles substances si les traitements mécaniques de l'occlusion dentaire suffisent.

Dans 10% de la population, la D.S.D. et les malocclusions induiraient diverses contractures ("crampes") unilatérales dans les territoires des muscles posturaux de la mandibule et de la tête ("maux de tête", "migraines", "céphalées") ou en périphérie de ces territoires (vertèbres cervicales, vertèbres dorsales, vertèbres lombaires, sacrum, membres supérieurs et/ou membres inférieurs).

Les sensations liées aux douleurs, fourmillements, dyskinésies (etc.) transitent par le nerf trijumeau ("nerf V"). Ils finissent par influencer le psychique dans la mesure où les symptômes s'additionnent avec récurrence au quotidien : c'est un "cercle vicieux qui devient de plus en plus vicieux".

Depuis la naissance, le D.S.D. (plus de 75% population) est un handicapé respiratoire profond physique et fonctionnel.

Le jeune patient D.S.D. voit ses échanges gazeux (O2 et CO2) souffrir des dysfonctions buccales : il doit régulièrement faire le choix entre la bouche et le nez pour respirer et, dès qu'il ouvre la bouche pour prendre l'air nécessaire, ses proches lui rappellent que la société respire habituellement par le nez. Or, la perméabilité des fosses nasales est réduite par manque de croissance induite par la dysfonction linguale (D.S.D.). Par manque d'opérations pluri quotidiennes de mouchage et d'exercices de ventilation forcée, la perméabilité anatomiquement sous-développée des fosses nasales est entravée par l'accumulation et la persistance de secrétions nasales.

Le réflexe de déglutition existe déjà dans l'utérus lorsque le foetus déglutit le liquide amniotique.

Donc, il est illusoire d'espérer ou d'exiger de la Myo-Thérapie Fonctionnelle ("M.T.F.", Logopèdes, Orthophonistes) qu'elle puisse modifier ce réflexe monosynaptique ancestral.

LE TRAITEMENT
L’orthophoniste (fonction linguale, fonction de déglutition salivaire), le neurologue (maux de tête) et le chirurgien maxillo-facial (malformations génétiques) ne devraient intervenir qu'à titre exceptionnel et toujours après les tentatives d'un traitement "pacifique" par le praticien dentaire : le traitement occlusal.

La réduction et l'érradication de la symptomatologie liée à la D.S.D. sont permises par application des règles de l'occlusodontologie dès la permutation dentaire vers l'âge civil de 10-12 ans .

L'occlusodontologie n'est pratiquée que dans certains pays européens sur base d'un ouvrage de référence scientifique (2) qui n'existe que dans deux langues : français et italien. Donc, cette référence est totalement inexistante dans les bibliographies scientifiques anglophones.

mercredi, novembre 09, 2005

94/ La perturbation du système neurosensoriel en apesanteur


Le premier défi que l’être humain a dû relever en arrivant sur terre, pour devenir ce qu’il est, c’est de passer de la position quadrupédique (à 4 pattes) à la station debout, érigé sur les seules 2 pattes arrières. Ceci a permis à la main et au cerveau de se développer.
Si cette position debout sur les 2 pieds nous paraît naturelle, sa réalisation est un véritable exploit qui a nécessité la création et la mise en œuvre de mécanismes neurologiques très complexes.
En effet, pour survivre dans son élément hostile, donc rester debout, garder l’équilibre et se déplacer, l’être humain doit vaincre une force d’opposition considérable, que nous avons fini par négliger car s’appliquant depuis toujours sur nous et étant devenue inconsciente : la Pesanteur.

Ce sont les voyages dans l’espace qui ont permis de mettre en évidence l’importance de la pesanteur sur la physiologie du corps humain.

Ainsi certains cosmonautes russes ont passé presque 1 an dans l’espace, au bord de la station Mir. Ils ont donc été soumis à un environnement sans pesanteur pendant toute la durée de leur séjour. On a alors constaté des modifications extraordinaires de leur physiologie :
- pour l’ensemble du vol, ils ont grandi en moyenne de 4 centimètres.
- en 3 jours, ils perdent 15 % de leur masse sanguine. 25 % de cette masse sanguine est perdue à la fin du vol.
- il y a une perte de calcium et de phosphore. Il s’installe rapidement une ostéoporose.
- les muscles s’atrophient. Même le cœur devient paresseux et s’atrophie également malgré l’intense activité physique développée par les cosmonautes car la station Mir était équipée de tapis roulant et de vélos ergonomiques.

Mais c’est le système neurosensoriel qui est le plus perturbé :
* Les cosmonautes ne savent plus marcher lorsqu’ils reviennent sur terre. Il leur faut plusieurs jours pour retrouver la marche.*
Ils ne savent plus écrire. Ils sont devenus dyslexiques. Un programme spécial de réentraînement à l’écriture a été mis au point pour eux. Ce programme est d’ailleurs utilisé à l’heure actuelle pour la rééducation de nombreux dyslexiques.*
Ils sont incapables de coordonner leurs gestes.* Ils présentent des troubles psychiques, des hallucinations.
Les réflexes s’émoussent loin de la terre. Ainsi le mouvement des yeux qui suit un objet qui se déplace prend du retard sur l’objet.
Sur terre, les muscles extenseurs sont plus toniques que les muscles fléchisseurs. Dans l’espace, c’est l’inverse. L’ensemble du corps tend donc à prendre une position fœtale en apesanteur.

Si s’habituer à l’espace demande quelques jours, il faut 2 ans pour se réhabituer à la terre.

La pesanteur s’applique donc constamment sur nous et toute notre organisation neurophysiologique est bâtie pour répondre à cette contrainte.
Les organismes vivants ont élaboré des mécanismes de contrôle de la posture pour répondre à cette gageure.

http://www.siopos.com/baleine.php

lundi, novembre 07, 2005

93/ ATM : L'Articulation Temporo-Mandibulaire


"Tout se passe comme si la colonne vertébrale était posée sur une commode : si les pieds de la commode ne sont pas bien d'aplomb, la colonne ne peut pas être d'aplomb.

La Posturologie nous apprend que cette commode a - en gros - quatre pieds :
les yeux,
les oreilles,
l'articulation des mâchoires
et les deux voûtes plantaires.

Depuis longtemps nous savons que les pieds retentissent sur la colonne et que des douleurs du dos peuvent être améliorées par des semelles orthopédiques.
On imagine bien que des jambes en cerceau ou des genoux qui se touchent vont avoir un retentissement sur les articulations des pieds, de la cheville, des genoux ou des hanches. Mais aussi sur la colonne vertébrale.D'ailleurs dès qu'on met on place les semelles appropriées la colonne bouge mieux, devient immédiatement plus libre dans ses mouvements.
Tout le monde sait que la mobilité des yeux et les organes de l'équilibre qui se trouvent dans l'oreille interviennent comme des guides dans l'équilibre du corps et conditionnent le fonctionnement des muscles qui dirigent la position des vertèbres. ..............Tout le monde le sait, mais bien peu s'en souviennent lorsqu'ils soignent la colonne vertébrale.

À côté des pieds, des yeux et des organes de l'équilibre l'étude des facteurs qui influencent la posture du corps passe par l'étude de l'Articulation temporo-mandibulaire.
Son rôle capital n'a été mis en évidence que (relativement) récemment.
C'est l'articulation qui bouge quand on ouvre la bouche et que la mâchoire inférieure (ou mandibule) s'abaisse. Vous pouvez la sentir en mettant votre doigt dans le conduit de l'oreille(pulpe vers l'avant) et en ouvrant la bouche : vous sentez l'articulation bouger sous votre doigt. Cette articulation, les muscles qui la servent, les ligaments qui la maintiennent, sont souvent les victimes des dents, soit qu'elles aient poussé de travers, soit qu'elles aient été malheureusement modifiées par un traitement.

Il est indispensable que les deux rangées de dents viennent en contact parfait l'une avec l'autre pour prendre un appui parfait l'une sur l'autre :

les dents de la mâchoire inférieure ne doivent être ni en avant ni en arrière par rapport à celles de la mâchoire supérieure ;

une dent ne peut dépasser ses voisines car alors la mâchoire qui vient à son contact va se trouver en déséquilibre va basculer sur un côté ou l'autre ;

Cet état d'affrontement et d'équilibre des dents des deux mâchoires s'appelle " OCCLUSION " et la science qui l'étudie s'appelle " Occlusodontologie ".

si la mâchoire inférieure se trouve déplacée, les muscles de la région vont être en tension et les articulations des deux mâchoires (articulations temporo-mandibulaires) vont fonctionner de travers et…s'user !

1/ À toute tension des muscles des mâchoires correspond une tension des muscles du dos.

C'est un réflexe employant une voie anatomique simple : nerf trijumeau, bandelette longitudinale postérieure.

2/ Ces muscles des mâchoires servent des milliers de fois par jour…
pour avaler la salive,
pour manger et boire,
pour parler

3/ Si les mâchoires fonctionnent de travers, les muscles de la colonne fonctionnent de travers et donc LES MÂCHOIRES DE TRAVERS ENTRAÎNENT DE L'ARTHROSE DE LA COLONNE.

VOUS AIMERIEZ SAVOIR SI VOUS AVEZ UNE BONNE " OCCLUSION " ou si sournoisement votre articulation temporo-mandibulaire n'est pas en train de vous donner de l'arthrose qui vous handicapera le restant de vos jours.

RIEN N'EST PLUS SIMPLE.

Vous vous placez debout, bien en équilibre sur vos deux pieds, bien détendu(e) ; votre corps est parallèle à un des murs de la pièce et éventuellement quelqu'un vous aide à maintenir -doucement- vos épaules pour vous éviter de tourner votre corps.

Vous tournez la tête vers la gauche, sans tourner le corps, et vous regardez aussi loin que vous pouvez. Ce n'est pas une compétition, ni une épreuve de force, ni le concours d'entrée à Polytechnique : vous pouvez être " cool ". Vous notez soigneusement jusqu'où va votre regard, vous repérez un objet ou une partie de fenêtre, une fragment de porte. Vous tournez la tête vers la droite aussi loin que vous pouvez ; là encore vous notez ce que votre regard peut atteindre.

Ensuite, en regardant devant vous, vous placez entre vos dents horizontalement un crayon ou une règle (environ >5 mm d'épaisseur).

Puis vous tournez à nouveau vers la gauche, vous notez ce que votre regard peut atteindre ; vous tournez vers la droite, vous notez ce que votre regard peut atteindre.

SI VOUS AVEZ LA SURPRISE DE POUVOIR TOURNER BEAUCOUP MIEUX, c'est que vous avez un "trouble de l'articulé dentaire", un "trouble de l'occlusion" !

Vous venez de mesurer combien votre mauvais appui des dents limite votre corps et tend les muscles de votre colonne pour la faire travailler de travers et fabriquer de l'arthrose.

Ne courez pas tout de suite chez votre Dentiste pour l'étrangler…
Il est tout à fait possible que votre Praticien n'ait pas voulu vous donner du souci ni vous entraîner dans des frais. Il est possible qu'il réserve ce traitement pour plus tard.
Avec d'autres Spécialistes, vous n'aurez jamais raison d'en savoir trop ! On vous dira que ce test ne veut rien dire, que c'est trop tard, etc. : on niera l'évidence simple de ce test. Si votre Dentiste " connaissait l'Occlusion ", il ne vous laisserait pas avec une bouche déséquilibrée.

Mais l'affrontement parfait des deux rangées de dents n'est pas la seule condition au fonctionnement sans tension des mâchoires.

La vision globale de l'organisme permet de comprendre pourquoi :

1/ les muscles de la région
la langue,
les muscles de la déglutition,
les muscles de la parole ,

2/ la totalité du corps (squelette, muscles, organes) vont jouer un rôle important dans l'équilibre des mâchoires.

comparez les mâchoires aux mâchoires d'une tenaille :

il est important que les deux dents de la tenaille s'affrontent parfaitement ;

il faut aussi que l'axe où les deux dents se croisent soit correctement serré c'est l'articulation temporo-mandibulaire ;

il faut enfin que les deux manches dirigent bien les dents : l'un des manches de la tenaille est l'occiput et la colonne vertébrale tandis que l'autre manche est le maxillaire et l'ensemble des viscères et fascia du corps.

Donc pour que les mâchoires soient en équilibre, il est nécessaire que le corps soit en équilibre… et inversement, comme le montrent les schémas. (d'après Bernard BRICOT : La reprogrammation posturale globale, Éditions Sauramps")

La position mandibulaire conditionne la position CERVICO-SCAPULAIRE.

Les troubles de l'articulé dentaire sont une cause très fréquente de maux de tête.

On peut penser que le désordre des dents reflète les tensions anormales que subissent les os qui les portent et avec eux les autres éléments de la face.

Les Orthodontistes replacent les dents en prenant appui sur divers éléments de la face et du cou. Leur travail est très délicat car il intervient à un moment où la croissance osseuse rend certaines interventions difficiles: c'est l'époque d'apparition des déformations rachidiennes qui peuvent handicaper un enfant durant toute sa vie.

Dans ce domaine également, il est capital de travailler sur l'ensemble du corps en collaboration étroite avec un Ostéopathe.

Avec les perturbations de la déglutition et les autres dysfonctions oro-faciales nous trouvons encore une exemple de l'avantage d'une approche globale. En effet ces anomalies sont traitées avec élégance et rapidité par la Kinésiologie qui permet de corriger les troubles de la latéralité et de la maturation cérébrale à laquelle l'Ostéopathie apporte sa contribution.
De toute évidence, ici aussi, le traitement de la cause contribuera plus avantageusement à la guérison que l'action sur les effets par l'Orthophonie ou la Psychiatrisation pour " régression ".

Il convient de se rappeler que la succion du pouce chez certains enfants apparaît comme un besoin anatomique et physiologique : on pense que l'enfant, par un merveilleux instinct, une sorte de réflexe de la période fœtale ou " cloacale ", appuie sur son palais pour ouvrir les os de son crâne traumatisés à la naissance et refermés sur son système nerveux.

Le "déchaussement " des dents est de toute évidence favorisé par les troubles de l'occlusion. À force d'appuyer de travers sur les dents, le trouble de l'occlusion aboutit à un ébranlement de la base des dents au niveau de la mâchoire. L'Occlusodontologiste tirera avantage de sa collaboration avec l'Ostéopathe.

Dans les cordages de ce chapiteau de la face, et en subissant les tensions asymétriques, passe la carotide interne et les Neurologues se demandent depuis longtemps pourquoi c'est à cet endroit que se développent l'athérosclérose et les caillots; les Ostéopathes ne se posent pas la question car ils sentent avec leurs mains proprioceptives les incroyables tensions liées au déséquilibre des muscles qui entourent la carotide et dont nous venons de voir les fonctions capitales.

Faisons encore une expérience simple :

1/reculez votre mâchoire inférieure de 2 millimètres environ et inspirez à fond en suivant l'amplitude de votre respiration;
2/ensuite avancez votre mâchoire inférieure de 2 millimètres environ et inspirez à fond en notant l'amplitude de votre respiration:

vous avez la surprise de constater que
votre respiration est plus ample, surtout à la fin de sa course, dans la partie supérieure du thorax.

Cela s'explique simplement :
nous avons vu que les muscles et aponévroses du cou
- entre la région de la mâchoire inférieure
- et l'orifice supérieur du thorax
prennent appui sur les os du crâne, de la mâchoire inférieure, de la colonne, des clavicules et du sternum.
La moindre anomalie de fonctionnement de ces os et de ces articulations démultiplie les tensions, surtout la nuit, comme dans le serrement des dents.

C'est pourquoi l'Ostéopathie Non Manipulative doit être employée dans l'apnée du sommeil de préférence à toutes les techniques chirurgicales et AVANT les techniques d'hyperpression et de traction qui ne sont pas physiologiques et qui sont si gênantes pour le patient.

* Sous les quatre pieds de la commode on peut mettre des cales... ; les Posturologues et les Occlusodontologistes s'y emploient abondamment.
Cependant toute cale placée crée un nouvel équilibre - on serait tenté de dire un nouveau déséquilibre - auquel le corps doit s'adapter dans son ensemble. On ne peut que déplorer de voir les différents spécialistes travailler isolément, chacun dans leur coin.
Les ajustements des cales doivent être nombreux et surtout l'Ostéopathe doit sans cesse travailler à l'absorption par le corps des modifications proposées et à la constitution d'un nouvel équilibre global pour le meilleur fonctionnement possible de la totalité du corps.
C'est seulement à cette condition que " la commode ne continuera pas à être bancale ". C'est seulement à cette condition que l'usure anormale des articulations pourra être freinée ou arrêtée."
Docteur Raphaël BENRUBI

Source de l'article

Voir l'anatomie des ATM (dessin et explications)

dimanche, novembre 06, 2005

92/ Exercice de rééducation de l'information posturale


Cet exercice permet de " reprogrammer " le réflexe nucal et oculomoteur avec l'appui podal.
http://serge.helbert.free.fr/HTLM/exercice_unipodal.html

Pourquoi un tel exercice ?

La distribution tonique du réflexe nucal est opposée au sens de rotation de tête.
ex : si tête tournée à droite ; extenseurs gauches renforcés.

La distribution tonique du réflexe oculomoteur est homolatéral au sens du regard.
ex : je renforce les extenseurs du côté où je regarde.

La marche est une succession de pas " unipodal " où la tête se retrouve tournée

à droite lorsque je suis en propulsion avec le pied droit.

tournée à gauche lorsque je suis en propulsion avec le pied gauche


(Résultat du croisement de la ceinture scapulaire et pelvienne.)

Lorsque je marche, que je sois sur le pied gauche ou droit, je dois être capable de regarder
à droite ou à gauche sans mettre en péril mon équilibre.

vendredi, novembre 04, 2005

91/ Point de vue : quel avenir pour la posturologie ?



A l'occasion du dix-septième Symposium de congrès de la Société Internationale d'étude de la Posture et de la Marche [International Society for Postural and Gait Research: ISPGR]du 29 mai au 2 juin 2005.

Lew Nashner écrivait "Dans le monde clinique, nous avons des experts pour chacun des organes qui interviennent dans le contrôle postural et la marche, mais ces experts étudient les maladies de ces organes isolément : Système nerveux central, oreilles internes, yeux, os, articulations, muscles, etc.

Il y a trente ans quand j'étais une jeune recrue dans le secteur des neurosciences, les ‘experts’, Lauréats Nobel, comme messieurs John Eccles et Ito étaient convaincus que les comportements moteurs seraient bientôt compris grâce à leurs études révolutionnaires des circuits cérébelleux!

Comme jeune chercheur des neurosciences mais avec une formation d’ingénieur en automatismes, j'ai pensé que leurs convictions étaient (fausses ( ?) ‘BS’ en Anglais ?). Aujourd'hui, les neurochimistes semblent partager des convictions semblables et aussi malencontreuses!

Scientifiquement, la seule façon de comprendre le comportement de systèmes complexes, multimodalitaires, auto-adaptatifs comme la posture et la marche, consiste à étudier les interactions entre les parties de ces systèmes car notre organisme fonctionne comme un tout!

La médecine est très en retard à cet égard.

Les mêmes neurologues qui ne comprennent pas l’intérêt de la posturographie, cherchent à localiser la cause des troubles d’équilibre de leurs patients au niveau de structures nerveuses connues pour participer à l'équilibre.

Quand ils n’y arrivent pas... — et cela est très fréquent — le problème est pour les patients!

Les neurologues regardent l’anatomie du cerveau, les ORL regardent les oreilles, les ophtalmologues regardent les yeux, les orthopédistes regardent les os et les articulations et les physiothérapeutes regardent la force musculaire et la mobilité articulaire.

Lorsqu’un spécialiste n’arrive pas à expliquer, dans sa branche, les problèmes d’un patient, alors il l’adresse à "l'expert" suivant. On peut constater à quel point cette approche est un désastre médical, particulièrement pour les patients âgés dont les problèmes sont multifactoriels!

NeuroCom mène cette bataille depuis de nombreuses années, d'abord avec la communauté de recherche clinique, ensuite avec les fournisseurs de matériel médical et finalement avec les organismes payeurs de soins médicaux, gouvernementaux ou privés.

Nous avons fait de réels progrès, mais cela a été très lent, en grande partie parce que tout le système de santé, en commençant par l’Université et en finissant par les Ministères, ne démord pas du modèle anatomo-clinique. Malheureusement l’instabilité et les difficultés de la marche ne sont pas des maladies, mais les manifestations de dysfonctions de systèmes éclatés.

Il est surprenant que les données, de la recherche fondamentale et des résultat cliniques, qui démontrent l’intérêt d’une approche orientée selon la théorie des systèmes pour soigner les malades de la posture et de la marche soient disponibles et que cependant la majorité des chercheurs et des cliniciens ne soient pas conscients de cette information.

Et, parmi ceux qui sont conscients, beaucoup n’ont pas le courage de changer leur façon de pratiquer la médecine, pour passer d'une approche individuelle à une approche d'équipe multidisciplinaire. Leur ‘prudence’ provient de deux sources : d’abord le besoin -trop lourd- de changer leurs façons de penser et leurs relations de travail, ensuite le "Qu’en dira-t’on" -paralysant-, comment leurs collègues accepteront une approche non-traditionnelle ? "

mardi, novembre 01, 2005

90/ Des semelles sur mesure pour les joueuses de L'équipe de France Féminine de football



Fabrice Letang-Delys (photo) travaille au Centre Technique National Fernand-Sastre à Clairefontaine aux côtés du Docteur Franck Le Gall depuis six ans. Ce podologue du sport participe au stage médical de l’Equipe de France Féminine. A l’occasion du passage de la capitaine Corinne Diacre entre ses mains, il nous explique sa tâche. Entretien.

Fabrice, dans quel domaine intervenez-vous avec les Bleues aujourd’hui ?

"Je réalise un bilan statique et dynamique du corps humain avec le rapport au niveau des pieds. C’est-à-dire savoir si une incidence se créée au niveau des pieds sur le reste du corps à savoir genoux, bassin et dos. Ou si inversement, le dos par exemple, a engendré des différences au niveau du pied. A ce moment-là, j’interviens pour calmer des douleurs, des problèmes articulaires ou encore tendineux. Je réalise alors des semelles orthopédiques si besoin".

Quel est l’objectif ?
"Cela conduit à corriger la posture des joueuses afin qu’elles soient en bonne position, de manière à éviter les douleurs en dynamique. Avec la table de massage, j’effectue d’abord une étude allongée pour constater les différentes limitations au niveau des articulations. Après les filles passent sur une plateforme de pression (photo). Cette dernière mesure les pressions plantaires en statique, lorsqu’elles sont debout immobile. Puis, elles marchent sur la plaque et on s’aperçoit sur ordinateurs des pressions en dynamique. On voit si le pied part en dedans, en externe, en avant, en arrière, etc.. Il y a également un examen visuel pour étudier le déroulement du pas".


Un bilan est ensuite dressé.

"A l’issue de ces différents examens, je peux faire une semelle permettant de rééquilibrer le corps. L’état général des joueuses de l’Equipe de France est bon. En plus, elles semblent avoir un moral au beau fixe. Ma mission est d’abord préventive. S’il y avait un gros problème, elles ne seraient pas là".

Source de l'article :

89/ Déjà 15 ans d'analyses posturographiques



Approche physiologique de l’interprétation des analyses posturographiques statique et dynamique.

Ph. Dupui, R. Montoya. Laboratoire de Physiologie, Faculté de Médecine de Toulouse-Rangueil et service d’Explorations Fonctionnelles Sensorielles et Motrices, CHU de Rangueil. dupui@cict.fr

Au sein du Service d’Explorations Fonctionnelles Sensorielles et Motrices du CHU de Toulouse-Rangueil nous étudions depuis près de 15 ans les activités posturocinétiques (posture, équilibre locomotion) de sujets pathologiques.

L’analyse de la posture et de l’équilibre se fait par des techniques posturographiques utilisant une plate-forme de forces et un plateau mobile à bascule.

La posturographie statique explore surtout les mécanismes de régulation du tonus postural.
Il s’agit essentiellement de la boucle myotatique (élément déterminant de la genèse du tonus) puisque tous les fuseaux neuro-musculaires des muscles extenseurs sont sensibles à la gravité (tendance permanente à l’allongement de ces muscles lorsqu’un sujet est debout) et des faisceaux descendants d’origine supra-spinale qui exercent un effet activateur permanent des motoneurones et des muscles antigravitaires (les principaux faisceaux sont les faisceaux réticulo-spinaux et les faisceaux vestibulo-spinaux, centres intégrateurs de multiples entrées sensorielles et voies de sortie du cervelet).

L’analyse procure des paramètres de “performance” et des paramètres qui rendent compte de l’utilisation “conforme” des systèmes de régulation.
L’étude des spectres fréquentiels des oscillations posturales permet d’approcher l’utilisation, par le système nerveux central, de l’utilisation de telle ou telle boucle de régulation : une boucle courte utilisée de manière exagérée génère plutôt des oscillations à fréquence élevée, une boucle de régulation longue, supra-spinale génère plutôt des oscillations à fréquence basse

La posturographie dynamique sur plate-forme mobile à bascule doit être considérée comme étant un moyen de sensibiliser l’examen précédent.
En effet la surface d’appui du sujet sur le sol est réduite à une ligne (le pivot de la plate-forme).
Lorsque l’équilibre dynamique est sollicité dans le sens antéro-postérieur, la boucle courte myotatique des muscles de la cheville et l’entrée visuelle (en raison du flux visuel) sont exacerbées ; l’équilibre dynamique latéral exacerbe plutôt l’utilisation de la musculature axiale et le système vestibulaire. Là aussi, il faut analyser les paramètres de performances et les paramètres de stratégies comme bien entendu l’analyse fréquentielle des oscillations posturales.

Ces techniques permettent d’analyser, en le quantifiant, un trouble des activités posturo-cinétiques à un moment donné chez des patients et surtout d’apprécier objectivement l’efficacité d’une thérapeutique médicale, chirurgicale ou physiothérapique..

Source de l'article :

88/ La Posturologie en synergie avec la Podologie


"La Posturographie nous permet au moyen des mesures effectuées sur une plate-forme informatisée, de quantifier et surtout de visualiser les dysfonctions de la posture de l'homme, nous aidant considérablement au niveau de la thérapie.

Vous pouvez donc voir à l'image , grâce à cette technique, les matérialisations graphiques des pelotes du centre de pression (centre de masse), élément permettant de calculer et visualiser la position de ce paramètre analytique par rapport à la position moyenne d'équilibre, indiquant le degré d'efficacité de la tactique posturale du sujet ainsi que la nature de fonctionnement du système orthostatique.

Cette démonstration issue d'une imagerie digne de la technologie du 3ème millénaire est de nature à bouleverser la conception des thérapies usuelles de nos cabinets, nous semblions démunis voir impuissants en présence des maux du siècle :
- le mal de dos si fréquemment rencontré,
- les sensations de vertige et d'instabilité,
- certains états dépressifs,

Nous sommes en droit de penser que cette révolution technologique commence à porter ses fruits.

Les mesures effectuées à partir d'une plate-forme informatisée de stabilométrie clinique nous permettent de déterminer avec exactitude :
- L'ampleur des asymétries toniques posturales,
- L'origine causale des dysfonctions posturales constatées,
- Le type de syndrome de déficience posturale affectant le patient examiné.
- les douleurs affectant l'ensemble du corps à partir des asymétries toniques posturales,
- les syndromes posturaux posttraumatiques."

Nicole Floirat

Source et intégralité de l'article

87/ La posturologie sert à soigner les malades posturaux



Il y a, en France, des centaines de milliers de malades posturaux qui s’ignorent.


Lire la suite de l'article, au travers de quelques portraits >>>>>>>

http://pmgagey.club.fr/Aquoisert.htm

86/ Le traitement par acupuncture auriculaire, lombalgies et lombosciatiques


"La prise en charge des douleurs lombaires et lombo-sciatiques doit absolument inclure la recherche d'un syndrôme postural.
La correction de celui-ci est impérative et devrait être de première intention.
Le traitement par acupuncture auriculaire réduit statistiquement les asymétries posturales.

Marseille 28 novembre 2003
Docteur Michel Marignan"


Source du diaporama power-point

85/ Orthoptie et Occlusion dentaire



Résumé :

Lorsque l’orthoptiste observe l’absence du résultat qu’elle attendait sans que la méthode utilisée apparaisse en cause et que se manifestent un certain nombre de symptômes liés au tonus des muscles masticateurs, la reprise du questionnaire initial retrouve assez souvent une coïncidence, oubliée, entre les premiers signes de gène oculaire et un événement dentaire.

Ces observations conduisent l’orthoptiste, avec l’accord du médecin ophtalmologiste prescripteur, à demander l’avis de l’odontologiste pour qu’il confirme ou non l’existence d’une interférence mandibulaire et propose, dans ce cas, un traitement.

Les patients concernés adressés pour rééducation nécessitent, après un essai antérieur infructueux, par diverses difficultés de vision binoculaire présentaient un certain nombre de signes d’appel relevant probablement du domaine "occlusal ".

Cette interférence a été confirmée par la procédure de Meerssman, variation de la réponse oculomotrice à la modification de la situation occlusale. Cinquante huit (32 %) des 182 patients adressés en 2001 à un cabinet libéral d’orthoptie ont ainsi été adressés à l’odontotogiste.

Vingt-neuf d’entre eux ont suivi ce conseil et vingt-quatre de ces suspicions (83 %) ont été confirmés. Dix-neuf d’entre eux ont bénéficié du traitement odontologique nécessaire.

La proportion de ces troubles, 1/4 patients dans une clientèle habituelle, impose qu’une attention particulière soit apportée à cette symptomatotogie.

L. RIDEL, L.R. BONNIER, B. WEBFER (Paris)

dimanche, octobre 30, 2005

84/ Etiopathie+posturopodie=étioposturothérapie


" L'Étioposturothérapie est née au Québec dans l'école de M. Joël Lemaire (Étiopathe).

Cette thérapie manuelle est une combinaison de l'Étiopathie* et de la Posturopodie*

* L'Étiopathie (du grec aïtia : cause et pathos : souffrance) est une thérapie fonctionnelle, cousine germaine de l'Ostéopathie, utilisant quasiment les mêmes techniques musculaires, viscérales et appliquant le même principe d'autoguérison du corps humain.

Elle a été mise au point par M. Christian Trédaniel au début des années soixante et s'appuie sur une construction logique de «suites étiopathiques» remontant de proche en proche, de système en système à l'origine d'une lésion...

L'Étiopathie, en France, est tout de même encore très axée vers un rétablissement de la fonction vitale en agissant sur la biomécanique et en appliquant des techniques ostéo-articulaires, alors que l'Étioposturothérapie privilégie les techniques sur les tissus mous et sur les chaînes musculaires.

* La Posturopodie allie les principes de la Posturologie du Professeur Pierre-Marie Gagey (fondateur de L'Association de Développement de la Posture) et ceux de la reprogrammation posturale par semelles à informations millimétriques de M. Philippe Villeneuve (Podologue français, actuel président de l'Association de Posturologie Internationale). Cette information podale a l'avantage d'agir à notre insu, à chaque pas que nous faisons et lors des stations debout prolongées. C'est le Système Postural Fin qui en assure la bonne intégration sensorielle et des réponses motrices adaptées, dans le but de réduire l'intensité des douleurs musculo-squelettiques.

L'Étioposturothérapie utilise comme grille de lecture l'observation de l'Être humain debout, luttant contre les effets de la gravité et utilisant ses sens pour interagir avec son environnement. Cette thérapie vise à minimiser les douleurs musculo-squelettiques, viscérales reliées à la station debout et les différentes contraintes qui en découlent (les stations assises et couchées sont également prises en compte dans le traitement) par ces dysharmonies posturales. Elle rétablit l'équilibre et les fonctions vitales qui sont très souvent perturbées

C'est une approche systémique qui a été enrichie, en terme d'apprentissage de techniques douces, par :
- l'enseignement de M. Philippe Campignion sur la méthode GDS des chaînes musculaires (étirements spécifiques et réaccordage musculaire global) issue de Mesdames Godelieve Denys Struyf et Mézières.
- l'enseignement de M. Jean-Luc Safin sur l'Orthopractie (méthode Moneyron), traitement debout par vibration tendineuse et information manuelle sur les tissus mous, visant à créer une reprogrammation neuro-sensorimotrice et neuro-végétative très intéressante dans la réalisation d'un traitement postural...

Concrètement, l'Étioposturothérapie demande de procéder à une évaluation posturale, une vérification des organes sensoriels qui garantissent une bonne neurophysiologie de la posture, un déparasitage de tous les messages nociceptifs agressant le corps humain et enfin, une reprogrammation posturale adaptée.

Elle s'exerce de la manière suivante : Soins manuels sur les muscles et les fascias (sidérations et tracés musculaires, vibration tendineuse...), sur les viscères, sur le diaphragme, sur l'appareil manducateur (lieu privilégié des états de stress) etc... pour rétablir la physiologie perturbée. Vérification des entrées du Système Postural Fin (oeil, oreille interne, pied...) par divers tests d'évaluation.
Reprogrammation neuro-sensorimotrice, afin de corriger l'intégration des informations sensorielles et l'exactitude des réponses motrices correspondantes, par une réactivation des réflexes posturaux.
Harmonisation de l'action combinée des chaînes musculaires qui, trop souvent, entrent en compétition et agissent à l'excès pour verrouiller le corps dans des attitudes qui ne permettent plus à ce dernier de conserver une bonne capacité d'adaptation et de fonctionner sans douleur.

L'Étioposturothérapeute peut, au cas par cas, avoir recours à des outils thérapeutiques très efficaces dont une gouttière hydrostatique d'occlusion, des semelles de posture à informations millimétriques, des exercices de stretching oculaire, d'harmonisation des chaînes musculaires et des exercices de réorganisation neurofonctionnelle (psycho-motricité)...
Il peut aussi référer ses patients à des spécialistes de la santé pour traiter des perturbations physiologiques plus complexes en complémentarité de ses traitements et, surtout, suivre l'influence que cela entraîne sur le plan de traitement postural qu'il préconise.

Il se doit également de référer à la médecine générale tout cas de pathologie avérée ou fortement suspectée car cela n'est plus dans son champ de compétences.

Cette thérapie, qui a déjà fait ses preuves en Europe depuis une quarantaine d'années, se situe à mi-chemin entre les médecines douces et la médecine traditionnelle, dans le sens qu'elle s'emploie à réaliser des études cliniques validées scientifiquement (influence des oscillations posturales sur la physiologie humaine).
Elle utilise également un outil de mesure mathématique, la table de stabilométrie, pour quantifier la posture en analysant la projection au sol du centre de gravité de l'individu, avant et après la thérapie.

vendredi, octobre 28, 2005

83/ Les bienfaits de la course arrière ou retro running


"Les premiers pionniers de cette nouvelle manière de courir sont Américains. Dès le début du 20ème siècle William Muldoon, Gene Tuney, Bill Robinson, Ed, Schultz, Steve Reeves, Coach Al Feola donnèrent l’impulsion dans la première moitié du 20ème siècle.

Puis vint les grands protagonistes des années quatre vingt : Pat Murphy, Gary Gray, Ron Austin et surtout le Dr. Robert K. Stevenson (auteur du premier livre sur le sujet en 1981) et le Professeur Barry Bates (auteurs de plusieurs remarquables études bio-mécaniques sur les bienfaits des retro mouvements).

Dans les années quatre vingt dix, le relais c’est déplacé vers la France avec l’apparition des compétitions de Chavannes (1989-1990-1991), puis le relais est passé ensuite en Italie qui dès 1992 organise la première compétition à Poviglio, puis celle de Prato en 1996, puis Albignasego et Fagagna en 2001.

Actuellement le Retro Running est en train de se développer un peu partout dans le monde. De nouvelles courses sont en train d’apparaître aux Etats Unis (Seattle), Belgique (Bruxelles), Allemagne (Augsburg), Tchécoslovaquie, Inde, Mexique, etc. On peut supposer que les années 2010 verront le concept s’intensifier à l’échelle internationale et qui sait peut-être que les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 ou de Pékin en 2008 verront l’apparition du premier marathon olympique en course arrière.

Gary Gray, P.T. est internationalement connu pour ses qualités de thérapeute, d’éducateur et d’inventeur. Il est surtout l’un des grands protagonistes de la marche et de la course arrière comme technique de rééducation globale. Dès 1980, il commence l’étude biomécanique de la course arrière et fait remarquer que celle ci n’est pas exactement l’opposé des mouvements de la course avant. Il approfondit ensuite ses études avec le travail des articulations et de l’activité musculaire (excentrique et concentrique).
Gary Gray utilise avec succès la marche et la course arrière pour ses patients connaissant des problèmes de cou, d’épaule, de dos ou de problèmes locomoteurs. Cette technique appelée Retro Training s’avère très efficace pour les blessures affectant le pied, la cheville, la jambe inférieure, le genou, la cuisse et la hanche.

Dès 1986, le Professeur Barry Bates Ph.D., FACFE., Professeur EMERITUS, publie deux études scientifiques. puis une autre en 1999.

Pour le Professeur Bates, la pratique régulière de la course arrière facilite l’équilibre, la proprioception, l’activité neuro-musculaire et constitue un excellent exercice préventif contre de nombreuses blessures.

Voici un extrait de son étude scientifique :
http://home.nordnet.fr/~scharlet/histoire/retrorunning.htm
En 1993, les Professeurs TW. Flynn, SM. Connery, MA. Smutok, RJ. Zeballos, IM. Weisman publient une étude scientifique qui jouera un rôle très important dans la diffusion de la marche et de la course arrière aux Etats Unis et dans le monde

EN RESUME :
L’exclusive course avant est une course à moitié naturelle tout comme l’exclusive course arrière. Si vous voulez vraiment courir en harmonie avec les grands rythmes alternatifs universels, alternez course arrière et avant dans vos entraînements. Cela peut paraître simpliste, mais plus vous pratiquerez l’alternance, plus vous ferez de prodigieuses découvertes. L’exclusive course avant développe une conscience horizontale.L’exclusive course arrière développe une conscience verticale.L’alternance avant-arrière développe une CONSCIENCE GLOBALE (extrait du site http://www.backward-running-backward.com/A.UNIVERSALALTERNATION.htm)

82/ Entrainement proprioceptif en hand-ball


Le travail de « type proprioceptif » a pour but lors des entraînements de handball de :

- développer chez les jeunes les facultés de coordination motrice
- rechercher une bonne prise de conscience des mouvements et des positions articulaires dans l’espace,
- d’améliorer la protection articulaire. Le travail proposé dans le cadre du handball vise à protéger certaines articulations à « haut risque » que sont les chevilles, les genoux mais aussi les épaules (surtout bras tireur). Le but sera de multiplier les expériences de perception pour augmenter les capacités adaptatives du joueur.

Plusieurs principes sont à respecter pour être efficace :

Ce travail sera mis en place après l’échauffement cardio-respiratoire afin de ne pas stimuler des articulations froides,
Il peut débuter les yeux ouverts et se poursuivra les yeux fermés afin de supprimer le système oculo – moteur augmentant ainsi la stimulation des récepteurs extéroceptifs,
Il sera toujours symétrique,
Il doit être effectué régulièrement (à chaque séance)
On sollicitera d’avantage l’articulation de la cheville en gardant la jambe tendu et le genoux en fléchissant,
Il est important de varier les angulations de travail
Progression : On passera de yeux ouverts à yeux fermés. Puis on pourra demander des rotations de la tête et enfin on pourra provoquer des déséquilibres.

AMELIORATION DU TRAIN INFERIEUR
Exemples d’exercices :
Les yeux fermés, en appui sur un pied, les joueurs effectuent les mouvements suivants : Balancement du membre inférieur opposé en avant, en arrière, latéralement … Sautillements divers (sur place, en déplacement latéral, avant arrière) et se stabiliser après plusieurs sauts ou au signal de l’entraîneur Simulation de passes ou de tirs
Equilibre sur un pied, alterner position maintenue, yeux ouverts ou fermés avec changement de position de la tête (varier angulation de la jambe d’appui)
Flexion et extension contrôlée (très doucement dans un mouvement régulier) en équilibre sur une jambe.
Pour complexifier demander plusieurs arrêts durant la montée ou la descente en stabilisant.
Remarques : Après chaque stimulation il est indispensable de retrouver totalement son équilibre sans rouvrir les yeux.
La variabilité des exercices, en respectant les principes de base, évitent la lassitude des joueurs pour ce genre d’exercices.

AMELIORATION DU TRAIN SUPERIEUR
Remarque : Le complexe de l’épaule est, de part sa constitution anatomique, un ensemble particulièrement instable. L’importance des éléments périphériques, qu’ils soient capsulaires, ligamentaires ou musculaires est donc considérable pour favoriser une bonne stabilité de l’articulation. Il est donc très intéressant de proposer, dans un but préventif, des exercices de stabilisation à visée proprioceptive pouvant s’intégrer facilement au cours d’une séance d’entraînement.
Exemples d’exercices : Face à face en inclinaison l’un vers l’autre (membre inférieur en extension pour limiter leur action). Coudes en extension Un ballon entre les deux mains. Actions : Une joueuse effectue des mouvements multidirectionnels, l’autre les contrôle.
Variantes :
Idem coudes fléchies
Idem en appui unipodal
Idem avec les yeux fermés Idem avec deux ballons
Ex 2 : En position de pompes bras tendu sur des ballons
Ex 3 : En position de gainage latéral bras au sol tendu + feintes de tirs avec l'autre bras.

Source :

jeudi, octobre 27, 2005

81/ Troubles posturaux spécifiques chez l'enfant déficient visuel et prise en charge kinésithérapique


Selon une étude menée à l'ERDV par JF Catanzariti sur le pourcentage des scolioses chez les Déficients Visuels. L'étude démontre que il y a 35% de scolioses chez les enfants déficients visuels et 5% dans la population témoin.


Les conséquences de la déficience visuelle sont :

a) Les troubles du schéma corporel avec un travail en parallèle en psychomotricité et le port de semelles proprioceptives

b) Les troubles d'équilibre

c) Les attitudes de têtes avec un travail en parallèle en orthoptie et en ophtalmologie pour optimiser la correction visuelle et la corriger si besoin (prismes)

d) Hypotonie globale des muscles du tronc

e) Les troubles posturaux


LA PRISE EN CHARGE KINÉSITHÉRAPIQUE EST DE DEUX ORDRES : ÉDUCATIVE ET RÉÉDUCATIVE

A) LA PRISE EN CHARGE ÉDUCATIVE

1) Apprentissage du schéma corporel ( les techniques de relaxation et le travail avec la psychomotricienne)

2) Autocorrection : l'enfant doit reconnaître la mauvaise attitude et savoir la corriger dans toutes les positions (stimulations extéroceptives : appuis à l'aide de bâton le long du rachis, appuis tactiles, poids de tête stimulant le tonus postural...)

3) Apprentissage de l'ergonomie (La position assise est importante)


B) LA PRISE EN CHARGE RÉÉDUCATIVE

1) Équilibrer les tensions musculaires (technique d'étirements, de récupération articulaire...)

2) Travail respiratoire contre résistance pour augmenter le mouvement thoracique, restaurer une bonne synergie abdomino diaphragmatique, primordiale pour la posture

3) Travail d'assouplissement rachidien (technique de Klapp = technique quadrupédique)

4) Renforcement musculaire qui consiste à renforcer :

Fixateurs d'omoplates

Grands dorsaux

Spinaux profonds et superficiels

Les abdominaux

Les fixateurs du bassin (les rotations externes des hanches)

Les membres inférieurs doivent être musclés pour ménager le dos (tous les mouvements en force se feront avec les membres inférieurs)

5) La reprogrammation sensori motrice :

dans toutes les positions, sur différents plans instables

l'enfant doit être capable de retrouver une position corrigée (ballon de rééducation, plan instable...).

Source de l'article en images : http://195.83.194.125/der/article.php3?id_article=110



mercredi, octobre 26, 2005

80/ Diagnostic du trouble postural chez le dyslexique


Posture et dyslexie chez l'enfant
Docteur Patrick QUERCIA (Beaune)


Martins da Cunhà signalait dans sa description princeps du Syndrome de Déficience Posturale la possibilité de troubles de la lecture chez les enfants qui le consultaient pour des troubles musculaires douloureux.
C'est à la suite de la constatation de l'amélioration spectaculaire de la lecture chez des enfants dyslexiques traités pour un SDP qu'une neuropsychologue portugaise nommée Graciete Serrano évoqua la possibilité que le dyslexie puisse être le témoin d'un dysfonctionnement proprioceptif.

Actuellement un protocole scientifique (traitement versus placebo) est en cours et nous permettra de préciser le rôle de la proprioception** .

Néanmoins, le traitement de plus de 1000 dyslexiques réalisé en cabinet de ville et la constatation des résultats permettent déjà d'espérer que le traitement du SDP chez le dyslexique soit une des voies de guérison de ce trouble qui touche plusieurs centaines de milliers d'enfants en France.

La dyslexie se définit comme un trouble de l'apprentissage de la lecture en dépit d'une intelligence normale et d'une absence de troubles sensoriels ou neurologiques, chez un enfant bénéficiant d'une instruction scolaire adéquate et d'opportunités socio-culturelles suffisantes.

Le diagnostic du trouble postural chez le dyslexique est mis en évidence en suivant un protocole diagnostique qui comporte 9 étapes (après s'être assuré de la réalité de la dyslexie par un bilan orthophonique) :
analyse de la convergence tonique,
examen de la marche et des asymétries posturales,
perception de la position des pieds,
test main-crayon,
recherche d'une asymétrie de rotation et d'extension de la tête,
examen de la surface plantaire au podoscope,
recherche de l'influence des capteurs posturaux,
mise en évidence de pseudo-scotomes directionnels au synoptophore
et enfin typage du SDP.
Le typage, qui va déterminer la correction prismatique, repose sur l'analyse des asymétries de rotation et d'extension, sur l'angle auquel apparaissent les pseudo-scotomes et sur la détermination de l'appui podal.

Le traitement repose sur un trépied indispensable, tout traitement partiel étant voué à l'échec.

les prismes : ils agissent en modifiant la tension des récepteurs proprioceptifs. Ils ne provoquent pas de mouvement oculaire. Ils sont utilisables chez l'amblyope car l'action se fait sur la rétine périphérique. Leur puissance est très faible et globalement proportionnelle à la musculature du cou et du tronc (1 à 4D et surtout 2 et 3D). L'écart de puissance entre un œil et l'autre est en général de 1D, rarement de 2D. Ils peuvent parfois paraître aberrants (arête interne alors qu'il existe une exophorie par exemple !). L'action se fait essentiellement sur les muscles petits obliques et les droits externes. L'axe des prismes et leur puissance dépend du type de SDP et ils sont inclus dans la correction habituelle. Les critères de montage sont précis (monture stable, inclinaison frontale de 15°, galbe frontal de 8°, montage tenant compte de l'asymétrie du massif facial fréquente en cas de SDP). Le port est permanent.

les semelles : elles sont de type proprioceptif. Elles ont pour but de rétablir un contact plantaire normal et de créer des réflexes stabilisant la posture. Le podologue doit être formé à la posturopodie. Elles sont portées dans des chaussures assurant un bon contact avec le sol et un contact de l'extrémité du gros orteil en fin de pas.

La reprogrammation posturale : les postures à conseiller doivent permettre d'assurer un tonus équilibré entre muscles agonistes et muscles antagonistes. Elles sont adoptées pour le travail assis et pour s'endormir. Elles accompagnent des exercices durant 15 minutes par jour et agissant essentiellement au niveau du diaphragme et de la respiration abdominale.

Des traitements complémentaires, essentiellement de nature ostéopathique et/ou agissant sur le capteur manducateur sont aussi parfois nécessaires.

** les résultats positifs viennent d'être publiés en septembre 2005

79/ Danger de l'effet prismatique de verres mal montés chez un porteur sain


Incidence d'une mauvaise adaptation optique sur la posture (Positionnement et Centrage)
Nathalie HEBERT-BOUEDO


Un patient présentant un Syndrome Déficient Postural est fréquemment traité, entre autre, par des prismes posturaux dont le but est de provoquer un glissement de l’image sur une zone différente de la rétine.

Cette compensation prismatique est effectuée selon les indications de valeur et d’orientation données par l’ophtalmologiste.
L’alternative est dans ce cas la suivante :
-soit grâce à un prisme « Press-On » collé en face interne du ou des verres de lunettes portés,
-soit, mieux encore, par une inclusion du prisme dans le verre correcteur lors de la fabrication ou au montage de celui-ci et ce, avec une absolue précision.

A l’inverse, un verre correcteur simple (c’est à dire sans correction prismatique) monté chez un porteur sain sans respect des différentes prises de mesures du patient provoque chez celui-ci un effet prismatique de même incidence que le prisme postural et génére donc une modification de la tension des récepteurs proprioceptifs. Il en est de même lorsque la monture qui supporte les verres, n’est pas correctement positionnée et ajustée.

Pour éviter cette situation, il convient de respecter des règles précises :
-au montage, une parfaite coïncidence des centres optiques des verres correcteurs avec les axes visuels du porteur ( en prenant en considération les éventuelles asymétries ), aussi bien dans le sens horizontal que vertical.
-à l’ajustage, une inclinaison de la face de la monture de 8°.
+ une monture bien horizontale + une distance verre/œil de 14 mm
+ les deux verres correcteurs bien dans le même plan.

Les incidences de mauvais positionnements de verres correcteurs seront encore plus amplifiées lorsqu’il s’agit de verres spécifiques comme les verres asphériques, très amincis ou progressifs.

Source de l'article

78/ Place de la propioception chez l'athlète

Place de la proprioception chez l'athlète, le rugbyman et le pongiste
Jean-Marc FORICHER


La proprioception nous permet de connaître la position de notre corps dans l'espace et de nos membres par rapport à notre corps. Nous sommes également capables d'apprécier la résistance contre laquelle nous effectuons un mouvement. De fait, la proprioception correspond à trois qualités : la sensibilité à la position, au mouvement et à la force.

La sensibilité à la position nous informe des angles formés par chacune de nos articulations, et donc de la position relative de nos membres entre eux et par rapport au corps. La précision en est faible et elle présente peu ou pas d'adaptation. Elle peut être grandement améliorée par l'apprentissage (ex : tir à l'arc)

La sensibilité au mouvement correspond à une sensation de vitesse, de direction et d'amplitude. Les seuils de sensibilité pour ces trois paramètres sont plus faibles dans les articulations proximales (épaule) que dans les articulations distales (main).

"La sensibilité à la force se superpose à la sensibilité à la pression (étirement de la peau et pression exercée par un objet à porter). Il est donc difficile de distinguer l'information en provenance de propriocepteurs de celle provenant des mécanorécepteurs cutanés.

Les êtres humains " s'entraînent en proprioception " dans le but de rendre les mouvements quotidiens plus efficaces. La proprioception est initialement inconsciente mais peut être améliorée par l'entraînement.
Des récepteurs sensoriels spécifiques dans les muscles, les articulations et les tissus connectifs permettent au corps d'analyser l'information provenant de stimuli variés et de la transformer en action. A travers des appréciations conscientes et des processus cognitifs de la position du corps dans l'espace, le système nerveux central et les récepteurs sensoriels peuvent être conditionnés pour être plus sensible à la longueur et à la tension des muscles et des tendons.

Les activités qui exigent l'équilibre, la coordination, l'agilité et la puissance (exemple de l'athlétisme, du tennis de table et du rugby), et les mouvements qui défient la gamme normale des gestes, permettent de tester l'adaptation proprioceptive.

Il est également suggéré qu'en réduisant la vision dans n'importe quel exercice et/ou en employant des exercices qui exigent une connaissance accrue de la position, comme avec des planches d'équilibre ou des ballons, nous pouvons créer presque n'importe quel type de situation d'entraînement proprioceptif.

Ainsi, dans l'entraînement de ces sportifs susnommés, l'amélioration des performances et la diminution des risques de blessures passent par un entraînement proprioceptif régulier et de qualité.

Parmi les outils dont disposent les entraîneurs à ces fins, nous trouvons notamment
les exercices de traitement de l'équilibre (yeux ouverts ou fermés),
les mouvements rotatifs (et non pas seulement linéaires ou latéraux),
le travail de la position : les mouvements doivent être initiés depuis une position athlétique (chevilles, genoux et hanches légèrement fléchis),
les transferts de poids : le corps est spécialement sensible aux changements de poids liés à la position,
l'utilisation de mouvements dynamiques (préférables à des positions statiques).

Source : http://www.posturologie.asso.fr/congres/rennes05/foricher.html

77/ Lien entre "posture" et activités cognitives


Posture et apprentissage fondamentaux scolaires chez l'enfant de 8 à 11 ans.
Pascal BOURGEOIS


1 Introduction
L'homme " normal " est symétrique mais un certain nombre d'auteurs comme Da cunha, et Bricot (13) reconnaissent comme le souligne Gagey (18), que 95% des sujets qu'ils ont observés sont asymétriques.
Toutefois la plupart de ces asymétries sont non pathogènes et leurs manifestations restent dans des normes statistiques cliniques et dire que 5% seulement de la population serait statistiquement normale… est difficilement acceptable!
Toutefois, c'est aussi une réalité chez les enfants de 8 à 11 ans, lorsque ceux-ci sont en pleine évolution.
Seulement 5% d'entre eux ne présentent aucune étiologie au cours des trois années lorsqu'on leur fait passer une batterie de tests cliniques tous les 8 mois. (Bourgeois,2003).

Nous avons trouvé des résultats similaires chez les enfants de 8 ans lorsque l'équipe de l'ADAP Paris a réalisé une étude épidémiologique tant d'un point de vue clinique (tests cliniques, orthodontie, ophtalmologie, orthoptie, ostéopathie et podologie) que stabilométrique. (Bourgeois, Gagey, Villeneuve, Weber et al., 2002, non publié). 1 enfant sur 81 seulement ne présentait aucun trouble et pour 14,1% seulement nous ne demandions aucun suivi.

Dès lors, ces manifestations du système de l'équilibre ne sont-ils pas " pathogènes " et notamment sur les apprentissage cognitifs? D'autres paramètres interfèrent-ils ?: les facteurs sociaux, les représentations spatiales et géométriques, les émotions,…

C'est ce que nous nous proposons d'étudier au cours de notre exposé, tant les résultats sont divergents suivant les études.

L'expérience de Ghelfi (1975) sur 200 enfants de 13 à 18 ans a montré alternativement une relation positive entre le contrôle de l'équilibre et la réussite à des tests de langage et de littérature mais une relation négative avec des tests de mathématiques.
Inversement, le Dr Baron utilisait des exercices de calcul mental pour augmenter le niveau de vigilance et par conséquent le contrôle de l'équilibre (Gurfinkel VS, Alexeef M, Elner G. et Baron JB, 1972).
Caron (2002,) a présenté une étude similaire en 2002 aux journées de l'APE.
Cette relation a, aussi, souvent été mise en évidence chez des enfants dyslexiques ( Kohen-Raz, 1970 à 1986) et Da cunha.
Ces résultats ont été maintes fois confirmés par Zazzo (1978) sur des enfants du premier cycle de l'enseignement primaire. ;.
Une communication sur Posture et dyslexie est proposé par le Dr Quercia lors de ces 12e journées.
Des projets de réhabilitation des enfants dyslexiques ont déjà été mis en place par Kohen-Raz en Israël depuis 1986 et Da silva au Portugal propose même d'effectuer un traitement prismatique.
Les études chez les spationautes sont venues confirmer les liens qui existaient entre la Posture et les activités cognitives. Ceux-ci présentent, après un séjour de 15 jours en apesanteur, des problèmes de graphie, de lecture (dyslexie), de représentation spatiale, de coordination des gestes fins conjugués à leurs problèmes d'équilibre.

Dès lors ces dysharmonies posturales occasionnent-elles dans une population scolaire dite " normale " des problèmes cognitifs ?

2 Méthodologie

Nous vous présentons les résultats obtenus à partir d'une longitudinale menée durant 3 ans sur 177 enfants mixtes de 8 à 11 ans et portant sur 11 classes de milieux favorisés et défavorisés.

Nous répétons les différentes investigations cliniques (tests de Fukuda tête neutre et gains nucaux, Romberg, profil de Barre) et stabilométriques tous les 8 mois pendant qu'en double aveugle sont réalisés des épreuves cognitives (apprentissage fondamentaux en : Français, Mathématiques, Lecture : rapide, Rodary, décodage des mots, Barrage de lettres), affectives (Dame de Fay), de mémoire, d'opiniâtreté et de représentation spatiale (Figure géométrique de Rey).
Des analyses statistiques : ACP, Régression linéaire et Anova ont été systématiquement utilisées.

3 Résultats et discussion
Les paramètres stabilométriques et cliniques sont étroitement liés avec les performances cognitives, affectives, d'opiniâtreté et de représentation spatiale.
Mais cette relation semble évoluer en un phénomène cyclique en fonction de la maturation du système d'équilibration qui diffère, aussi, entre les filles et les garçons. Ceci semble expliquer les études contradictoires.
Ainsi, si les garçons posturalement hors norme (PHN) présentent statistiquement les plus mauvais résultats dans la majorité des items cognitifs à l'âge de 9 ans, le phénomène d'apprentissage est accentué par des facteurs sociaux (favorisés, défavorisés, CSP, …). Ce résultat n'est pas significatif chez les jeunes filles PHN qui rapidement vont présenter les meilleurs résultats (dès le CM1) .
C'est ce que nous avions déjà montré chez les lycéennes PHN qui présentait le moins fort taux de redoublement scolaire à l'issue de toute une scolarité.
A 11 ans, les garçons PHN comblent alors la majorité de leur lacune pour présenter à la fin de la classe de CM2, les meilleurs résultats. Une moins forte volonté ou opiniâtreté pourrait-être responsable en partie des mauvais résultats des garçons dans la classe de CE2.

Nous avons relevé, d'un point de vue morphologique, une taille supérieure de 5 cm chez les garçons PHN. Ce facteur entraînerait-il une perturbation de l'équilibre supplémentaire au cours de la maturation de ce système qui n'évolue pas de façon linéaire ou une fatigue excessive qui jouerait sur les apprentissages dans un 2e temps ? Une telle réflexion serait restrictive. Des différences sur le raisonnement et l'intelligence mathématique sont également influencés, d'abord négativement, puis positivement.
Ainsi, le " cortical " mais aussi les émotions et l'équilibre semblent en permanence liés dans un acte complexe, l'apprentissage.
Nous présenterons, enfin, à partir de l'étude épidémiologique de l'ADAP (2002) quelles entrées posturales sont les plus liées avec ces résultats cognitifs.

Source de l'article

jeudi, octobre 20, 2005

76/Amélioration de la proprioception des basketeurs


Les vibrations : le NEMES (Bosco System) Site internet

"Les Russes ont étudié depuis longtemps l’effet des vibrations sur la fonction musculaire. On savait donc que ce procédé pouvait être efficace, simplement personne ne l’utilisait dans l’entraînement faute de disposer d’un système qui permette cette méthode.

C. Bosco (Bosco system) a donc fait fabriquer un plateau qui impose des vibrations à la personne qui se trouve dessus, la fréquence de ces vibrations étant réglable de 1 à 100 hertz.

Il s’agit donc simplement de se tenir sur le plateau de l’appareil pendant 15 à 30 secondes dans les 2 positions isométriques qu’indique la figure 50.

Bosco grâce à plusieurs études scientifiques démontre les effets des vibrations, principalement une sollicitation des muscles très importante.

Cette méthode constitue un bon complément au travail avec charge et a déjà fait ses preuves en Italie sur des joueurs blessés ou ne pouvant pas soulever de charges. Comme on le conçoit aisément la participation de la proprioception est importante et on peut encore l’augmenter en utilisant l’appareil avec une planche d’équilibre. "

Gilles Cometti
maître de conférences
UFR STAPS Dijon
BP 27877, 21078 Dijon Cedex, France.

Source de l'article d'avril 2002 :
" L'amélioration de la vitesse et de l'explosivité : illustration au Basket "

On parle beaucoup actuellement de cette plateforme vibratoire, créée et utilisée par les cosmonautes pour éviter la fonte musculaire.
Certaines salles de musculation sont équipées de cet appareil qui n'est pas en accès libre car il y a d'éventuelles contre-indications: Grossesse, Cas récent de thrombose aiguë Maladies cardio-vasculaires, Plaies post-opératoires, Prothèses articulaires (hanche ou genou), Hernie aiguë, discopathie, spondylodiscite, Diabète grave, Epilepsie, Migraine sévère ou aigue, Patients porteurs d’un pacemaker, mise en place récente de dispositifs internes (plaques en métal, tiges, clous) ,Tumeurs cancéreuses ................

75/ La proprioception chez l'enfant

Conclusion d'une expérience de prise en charge rééducative

1/ le développement de l'enfant est multifactoriel
2/ la proprioception semble y jouer un rôle non négligeable, qui se précise dans des travaux de plus en plus nombreux et de haut niveau
3/ uen nouvelle voix de recherche se dessine quant à l'axe "proprioception et plasticité cérébrale de l'enfant"

Source de l'article et description de l'expérience (au format pdf)

http://www.anmsr.asso.fr/journee%202004/11%20DZIRI.pdf

74/Posturologie : bases neurophysiologiques


Un article complet avec des images pour mieux comprendre :

La proprioceptivité
Le système oculo-labyrinthique (SOL)
Le système Postural Fin (SPF : Gagey, 1987)
Les articulations temporo-mandibulaires (ATM)
Relations appareil manducateur et posture cervicale
Les muscles verniers sous-occipitaux
Examen postural statique
Examen postural dynamique
Examen du rachis cervical
Examen Charnière dorso-lombaire
Examen Charnière lombo-sacrée (pseudo jambe courte)
Examen de l’appareil manducateur (anatomie, physiologie,Signes cliniques de souffrance des ATM )
Examen oculo-labyrhinthique (oculomotricité, Examen labyrinthique)
Examen rachidien (radios)
Examen Stomatologique (panoramique dentaire, Incidences de Weinberg , IRM des ATM )
Examens Ophtalmologique (standards, Scanning laser ophtalmoscope (SLO)
Examens Vestibulaires

Source et détail des articles
http://www.medspe.com/site/templates/template.php?identifiant_article=1578&surlignage=2#ancre6264

73/ Cervicalgies, SADAM, approche posturale


" Interpellés, depuis plus de 10 ans, par l’observation fréquente de l’association “cervicalgies répétitives, céphalées à type d’hémicrânies, syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur (SADAM)”, nous avons retrouvé, chez ces patients, des caractères morphologiques et des modifications posturales stéréotypées :
- asymétrie crânio-faciale (ACF) ;
- port de tête anormalement incliné en Latérocolis ;
- trouble de la statique vertébrale (scoliose, attitude scoliotique).

Mises en évidence et quantifiées par le protocole IRM mis au point par Rousié (1997), et liées à l’asymétrie habituelle du développement de l’expansion cérébrale, les ACF sont très répandues ; mais seule l’amplitude exagérée de ces ACF s’avère susceptible d’induire un désordre postural par son retentissement sur le fonctionnement du système oculo-labyrinthique (SOL) : Rousié, 1999. Celui-ci régit, conjointement avec la proprioceptivité, l’équilibre et la posture par des boucles sensorimotrices autorégulées. La résultante s’exprimant sur le tonus de base ou tonus de posture des muscles tonicophasiques à prédominance tonique de l’axe rachidien.

Chez ces patients, nous avons constamment retrouvé une asymétrie de répartition du tonus postural objectivée par une déviation significative et reproductible au test de piétinement de Fukuda. Tonus asymétrique qui serait la conséquence d’une asymétrie des influx vestibulo-spinaux (Van Tichelen, 2001) constatée lors des contrôles par vidéonystagmo-oculographie avec Épreuve Rotatoire Impulsionnelle (Deroubaix, 1999).

Les muscles posturaux tonicophasiques participent en permanence à l’ajustement proprioceptif de la posture globale de l’individu, de son rachis, de sa sphère cervico-céphalique, pour assurer une horizontalité optimale des récepteurs du SOL (capteurs otolithiques, canaux semi-circulaires, oculomotricité).

Toute facilitation des muscles posturaux d’un hémicorps, d’un hémirachis par rapport à l’autre côté se traduira par une tension asymétrique sur le couple disco-vertébral (segment mobile) source de dérangement intervertébral mineur (DIM), de contraintes articulaires postérieures et discales excessives. La sommation ou la décompensation de ces DIM, leur pérennisation peuvent progressivement modifier l’équilibre musculo-squelettique, la posture globale et cervico-céphalique.

Les articulations temporo-mandibulaires (ATM), suspendues à la base du crâne, représentent le “niveau à bulle” de la posture cervico-céphalique. Une ACF, une asymétrie du tonus de posture, un port de tête déséquilibré en laterocolis retentiront donc sur le centrage respectif des deux ATM qui doivent normalement fonctionner de manière symétrique et synchrone. Il s’en suivra une souffrance musculo-ménisco-articulaire de ces ATM.

Et, si l’on se souvient par ailleurs que la proprioceptivité de l’appareil manducateur dépend du trijumeau V, de même que celle des muscles oculomoteurs, et qu’il existe des interconnexions neuronales intimes au niveau du tronc cérébral entre les noyaux du V, du VIII, et ceux de C1 qui règlent la posture du cardan sous-occipital (muscles verniers de Kapandji), l’on conçoit aisément les inter-relations posturales.

Pour cette symptomatologie plurimodale, polyfactorielle, correspondant à un dérèglement a minima des mécanismes qui régissent l’équilibre et la posture, nous avons mis au point une stratégie d’investigation programmée qui débouche sur une prise en charge ostéopathique repensée, complétée par une prise en charge pluridisciplinaire à la demande. "

C’est un total de plus de 3 000 patients qui a été examiné sous l’angle postural, rachidien, et stomatologique. C’est une cohorte de 224 patients
présentant les critères de port de tête en latérocolis, d’asymétrie du visage, de souffrance de l’appareil manducateur et de douleurs vertébrales répétitives qui a fait l’objet de la thèse de D. Rousié (1999), avec bilan oculo-vestibulaire complet (voir Figure 1)
P. Van Tichelen*, D. Rousié** , J.-P. Deroubaix***, J.-P. Woillez**** *7ter, bd Louis XIV, 59000 Lille. **Service de Stomatologie, CHR de Lille. ***Service d’ORL, CHR de Béthune. ****Service d’Ophtalmologie, CHR de Lille.

RECRUTEMENT DES PATIENTS
Le recrutement de nos patients, examinés depuis 1988, fut double :
- le service de Stomatologie du CHR de Lille où ils consultaient pour un SADAM et/ou des algies orofaciales ;
- à notre cabinet, pour des algies rachidiennes mécaniques dites communes par dérangement intervertébral mineur (DIM) ; mais avec les particularités suivantes : fréquence des cervicalgies hautes avec céphalées latéralisées, fréquence des associations douloureuses intéressant le rachis lombaire, et caractère répétitif de cette symptomatologie.

Outre ces désordres mécaniques stéréotypés, nous avons très souvent observé :
- une asymétrie crânio-faciale (ACF) ;
- un port de tête déséquilibré en “latérocolis”.
Ces patients se plaignaient aussi, dans une proportion significative de cas, d’autres signes fonctionnels d’allure :
- labyrinthique : otalgies, pseudo-vertiges, instabilité fruste.
- ophtalmologique : douleurs péri- ou sus-orbitaires, fatigabilité oculaire, gêne à la fixation, antécédent de rééducation orthoptique pour insuffisance de convergence.

Source de l'article du jeudi 20 octobre 2005

mardi, octobre 18, 2005

72/ Etude BENDIX : l'importance d'une bonne posture assis


"L'activité principale de l'élève est d'étudier : lire et écrire ( sur des textes scolaires, cahiers et aujourd'hui l'utilisation de l'ordinateur est de plus en plus demandée), sont les deux activités principales de chaque étudiant.
Celui-ci exerce cette activité surtout à l'école et à la maison, à la bibliothèque et dans les salles d'étude. La position assise est donc la position la plus commune chez l'étudiant.
Comme l'affirment les plus grands médecins de pathologies vertébrales, la position assise est une des principales causes d'aggravement des problèmes de la colonne vetébrale. D'où la nécessité de concentrer l'attention sur la " POSTURE DE TRAVAIL " de l'étudiant, et sur celle adoptée durant l'étude."

L'incidence de la lombalgie en âge scolaire :
l'étude de Bendix sur l'importance de l'utilisation du pupitre pour optimiser le travail de l'élève.
51.2% des jeunes en âge scolaire se plaignent de lombalgie ; 41.6% d'entre eux s'en rendent compte en classe et 69.5% après la première heure de cours. ( Troussier B., Davoine P., de Gaubemaris R., Fauconnier J., Phelip X., Scand J., Rehab Mad, 1994 ).
La même étude a mis en évidence un accroissement de la lombalgie après les 12 ans, en particulier chez les jeunes filles. Cette période de croissance ( la puberté l'entrée au collège ) est la période où l'on reste le plus lontemps assis.

Par rapport au passé, et grâce à l'analyse d'une journée type de l'enfant de 6 à 7 ans, nous pouvons constater que celui-ci consacre, en moyenne, 10 heures au repos et 8/10 heures en position assise ( école, ordinateur, télévision, étude ).
Celle-ci représente, quel que soit le temps passé, la position la plus contraignante car la plus statique et celle qui risque le plus d'influencer, dans le temps, la structure de la colonne vertébrale.

En France, les enquêtes épidémiologiques réalisées en population générale chez l'enfant et l'adolescent estiment la prévalence cumulée des lombalgies entre 30 % et 50 % des sujets interrogés, quantifiant la morbidité ressentie.
La morbidité objectivale, constatée lors d'examen cliniques, est estimée entre 15 et 40 %. La prévalence des douleurs permanentes ou récurrentes s'établit en moyenne à 8 % à l'âge de 15 ans.
La prévalence des douleurs ayant conduit à des consultations médicales varie entre 5 et 30 % selon l'âge de l'enfant.
L'incidence annuelle moyenne des lombalgies est estimée à 15 %.

Les adolescents présentant des signes de dégénérescence discale juste après la phase rapide de croissance ont un risque accru de lombalgie récurrente non seulement à cet âge mais aussi à l'âge adulte.

Un certain nombre de facteurs sont retrouvés, associés aux lombalgies : l'âge en particulier au début de la croissance pubertaire, les traumatismes rachidiens, essentiellement d'origine sportive, les antécédents familiaux de lombalgie, le sexe féminin, la pratique d'un sport de haut niveau, ou de compétition durant la croissance.

D'autres facteurs sont notés : l'accroissement de taille, le stress, les facteurs émotionnels, la dépression, le tabagisme, la sédentarité excessive, certains troubles compartamentaux et raideurs, est par exemple, le port d'un cartable de plus de 20 % du poids du corps, la position assise étant reconnue comme le principal facteur d'aggravation des lombalgies.
L'étude en question souligne donc la place de la position assise dans la vie quotidienne d'un enfant et nous aide à comprendre comment corriger les dommages occasionés dans cette position ;
l'importance de la chaise est significative.
Celle-ci devrait être dotée d'un dossier, être à la bonne hauteur par rapport à l'enfant et, pour être vraiment parfaite, elle devrait avoir toute une série de caractéristiques : des accoudoires et la possibilité d'avoir une estrade pour pouvoir posé les pieds au sol.

Les auteurs du traité sur l'ergonomie à l'école : la station assise : www.riabilitazioneitalia.it ( Giovanni Sciascia, CECV Bari, et Michele dario De Faenza, Medicina Sud s.r.l., Bari ), affirment que la chaise perd de son importance si le bureau n'est pas adapté.
En effet, si celui-ci est trop élevé, il contraint à soulever et allonger les bras provoquant ainsi des myalgies ( endolorissement d'un muscle, ou d'un groupe musculaire - parfois plusieurs -, qui fait généralement suite à des efforts physiques intensifs trop importants ) du cordon supérieur du rachis cervical.Si trop bas, il oblige à fléchir ou à incliner le buste en avant. De cette façon, la colonne vertébrale est contrainte à modifier sa morphologie.
Il existe, en effet, un lien entre la flexion du rachis lombaire et l'extension du rachis cervical, le tout permettant une orientation constante de la tête et donc de la cible visuelle à hauteur des yeux.Il a été démontré, par une étude de Bendix ( 1984 ) qu'une progressive augmentation de l'inclinaison du plan de travail de 0° à 22° jusqu'à 45°, améliore progressivement le plaisir pour qui doit lire. En revanche, elle diminue progressivement le plaisir pour qui doit écrire ou effectuer des travaux manuels.
Pour cette raison, il semble utile, non pas tellement d'incliner le plan d'appui, mais plutôt d'incliner, de quelques degrés, les objets qui y sont posés ( libres, clavier de l'ordinateur ).

source : article 3
http://www.peaseducation.org/grafica_fr/relazione_fr.html

P.S. : le traitement par la méthode de Lisbonne préconise une position assise avec lecture et écriture sur un plan incliné de 30 degrés sur l'horizontale. Les pieds sur un repose-pied plat qui soulève légèrement les genoux par rapport aux hanches. Particulièrement recommandé pour les dyslexiques.

voir les photos sur le site :

71/ Posture : "Un nouveau type de vaccin"


Le projet P.E.A.S. (Projet Educatif Santé) à visée européenne officiellement lancé dès novembre 2002 en Italie

"Un beau dos droit en âge adulte est le fruit d'importantes précautions quand on est petit. Nos grands-parents le disaient, les médecins le disent, ils l'enseignent à la gymnastique mais rarement à l'école.
En effet, commence la distribution, dans les écoles élémentaires de la Spezia (Italie), de huit mille pochette-Pupitres " leggi-comodo"
http://www.leggicomodo.com/leggicomodo/index_v7.php, en plastique léger bleu, qui aideront les enfants à lire et à étudier en maintenant le dos bien droit. "
Voici la liste des écoles qui ont déjà participé à la campagne http://www.peaseducation.org/grafica_fr/elenco_scuole1.html

Avec le proverbe " Mieux vaut prévenir que guérir ", on est arrivé à la conclusion que beaucoup de maladies de la colonnne vertébrale (scoliose, hypercyphose, hyperlordose) sont dues justement à de mauvaises postures adoptées dès le plus jeune âge et mémorisées par le cerveau pour devenir ensuite des façons de se tenir et c'est-à-dire des " bosses " pour toujours.

A ce propos, il est utile de rappeler qu'une étude conduite en 1993 par la Clinique du Parc de Lyon, chargée d'étudier les caractéristiques morpho-typologiques d'une classe d'enfants entre 10 et 11 ans, a mis en évidence que 50 % des élèves présentaient une lordose physiologique : 30 % présentaient une hyperlordose et 20 % une réduction de la lordose. Ce qui signifie que 50 % des élèves entre 10 et 11 ans présentent des déformations, même légères, de la colonne vertébrale.
"Habituer les enfants à étudier en maintenant le dos droit avec l'aide d'un pupitre, est un avantage aussi pour la vue" a rappelé le responsable de la Campagne pour la défense de la colonne vertébrale.
Source : http://www.peaseducation.org/grafica_fr/la_spezia_fr.html

Le projet P.E.A.S. ( s'il est complètement réalisé ), représente la première grande Campagne de masse qui se développe dans ce secteur ; il est comparable aux grandes campagnes de vaccination passées qui ont réussi à enrayer les virus dévastateurs pour le genre humain.

Le projet P.E.A.S. vise à transformer les mauvaises habitudes en enseignant quelles sont les Principales causes aggravantes des problèmes de la colonne vertébrale et de la vue.

Elle vise à responsabiliser l'individu en lui enseignant que certaines pathologies peuvent être soignées très facilement ou même évitées, en prêtant attention tout simplement à sa position, en corrigeant ses mauvaises habitudes.

A travers les deux instruments distribués, très simples et économiques, le projet a pour objectif d'entrer dans la vie quotidienne des enfants, pour les éduquer ( simplement et sans les ennuyer ) à prendre conscience de leur corps.

CE QUI S'APPREND DES LE PLUS JEUNE AGE RESTE POUR TOUJOURS
ET TRANSFORME L'INDIVIDU


Très important, pour obtenir de plus grands résultats, sera, pendant les premières semaines de la Campagne, l'intervention des adultes, des parents, des enseignants et des responsables de la santé publique, qui devront appuyer le projet pour le faire devenir partie intégrante de la vie quotidienne des élèves.
Nous prévoyons une grande révolution avec seulement deux petits instruments éducatifs.
Seul le futur démontrera l'efficacité de la Campagne P.E.A.S

LES CARACTERISTIQUES DE LA CAMPAGNE P.E.A.S.
Le Projet Education Santé consiste à la distribution

1/
à tous les élèves, dans toutes les écoles d'Europe, du kit ergonomique P.E.A.S., qui se compose d'un pupitre Porta-Book et d'un guide d'éducation sanitaire P.E.A.S., rédigé par des médecins spécialistes, pour la santé de la colonne vertébrale et de la vue

2/
dans les écoles de cassettes-vidéo et de matériel illustratif à mettre sur les murs de l'école.

EXTRAIT DU GUIDE distribué dans les écoles >>>>
ici >>>>
http://www.peaseducation.org/grafica_fr/guida1_fr.html

CONCLUSION DE l'association P.E.A.S.
"Nous espérons que les Institutions sanitaires et civiles, les entreprises privées, les Etablissements scolaires, et autres personnes sensibles aux problèmes de la santé et de la prévention, nous aident à trouver les fonds qui permettront à cette Campagne de devenir un projet concret."
Liste des parrainages :

Lire également LE RAPPORT DU HAUT COMITE DE LA SANTE PUBLIQUE de Novembre 1994 "La Santé en France"

mercredi, octobre 12, 2005

70/ Dyslexie : les premiers résultats de l'étude scientifique


"Proprioception oculaire et dyslexie de développement
À propos de 60 observations cliniques"

"Ocular proprioception and developmental dyslexia. Sixty clinical observations".

L'étude du CHU de Dijon commence à sortir les premiers résultats : Une publication dans le Journal français d'Ophtalmologie, organe officiel de l'académie française d'Ophtalmologie ne se fait pas sans un contrôle très strict de la méthodologie. C'est aussi la seule revue française avec un "impact factor" à l'étranger. C'est le premier jet avant la suite qui va arriver en son temps.

J Fr Ophtalmol. 2005 Sep;28(7):713-723.
Quercia P, Seigneuric A, Chariot S, Vernet P, Pozzo T, Bron A, Creuzot-Garcher C, Robichon F. Service d'Ophtalmologie, CHU de Dijon, Dijon.
[Original traduit en Français]

But de l’étude :
L’objectif de ce travail est d’évaluer la présence d’anomalies de la proprioception constituant le syndrome de déficience posturale au sein d’une population d’enfants atteints de dyslexie de développement.

Patients et méthodes :
Soixante patients de sexe masculin, âgés en moyenne de 11 ans et 9 mois, ont été inclus dans l’étude. Le diagnostic de dyslexie de développement a été confirmé par un examen neuropsychologique à l’aide d’épreuves standardisées. Après un interrogatoire visant à rechercher les signes fonctionnels évocateurs d’une anomalie proprioceptive, les patients ont fait l’objet d’un examen clinique ophtalmologique et postural en 9 étapes précisément décrites.

Résultats :
La totalité des patients recrutés pour l’étude présentait des signes cliniques permettant de confirmer l’existence d’un trouble de la proprioception entrant dans le cadre du syndrome de déficience posturale.

Conclusion :
Cette étude ouvre une nouvelle voie de recherche concernant l’origine et le traitement de la dyslexie de développement.




mardi, octobre 11, 2005

69/ La pratique posturale ou "Posturocinésie"


La méthode proposée par Michel Pradier consiste en:

1/la pratique posturale (posturocinésie) = acquis de l'aplomb debout et assis, dissociation des différentes parties du corps, ressenti kinesthésique.
La pratique posturale va s'intéresser à l'apprentissage de l'aplomb debout et assis, dont la biomécanique a été bien décrite par le Dr Georges Siffredi (rôle de L3). De là s'ensuit la dissociation des différentes parties du corps, et le ressenti kinesthésique.

Pour mieux comprendre l'approche de Georges SIFFREDI (Ancien médecin fédéral de Basket ball du Var. Ancien médecin du centre médico-sportif et de surexpertise de Toulon) cliquez ici pour lire l'article

2/le contrôle de l'intégrité fonctionnelle du corps et de la levée des barrages si nécessaire, par le concept ostéopathique et énergétique développé par la méthode de " Rééquilibration fonctionnelle " de Roland Solère (Cliquez ici pour lire l'article)


Source de l'article

68/ PORTRAITS (en anglais)

Docteur Bernard Bricot

http://www.roposturo.ro/participanti/bricot.htm
site internet : http://www.posturologie.com/





Professeur Orlando Alves Da Silva

http://www.roposturo.ro/participanti/dasilva.htm
site internet : http://www.dislexia-pt.org/




Mr Jean-Luc SAFIN

http://www.roposturo.ro/participanti/safin.htm
site internet : http://orthopractie.free.fr/



Docteur Michel Clauzade

http://www.roposturo.ro/participanti/clauzade.htm
site internet : http://ortho.i-consult.fr/





Docteur Georges Willem

http://www.roposturo.ro/participanti/willem.htm
site internet : http://www.lescahiersdeletape.net/index.html




Michel Pradier (Posturocinésie)

http://www.roposturo.ro/participanti/pradier.htm
site internet : http://www.geste-posture.fr/index.htm

67/ Déséquilibre postural et Coccygodynie


La douleur du coccyx (ou coccygodynie ) n’existe qu’en station assise ou immédiatement après. Toute douleur plus diffuse ou présente indifféremment debout comme assis n’est pas une coccygodynie commune.

PAR SOUCI DE SECURITE TOUTE DOULEUR DOIT S'ACCOMPAGNER D'INVESTIGATIONS POUR ELIMINER TOUTE MALADIE tel qu'un cancer par exemple, ou des affections ano-rectales.........Il y parfois une confusion avec d'autres sources de douleurs. Parmi les diagnostics différentiels fréquents, citons les douleurs associées à un syndrome dépressif, les douleurs lombaires irradiant au coccyx, le syndromed’Alcock (névralgie du nerf pudendal), la pathologie anale ou certaines douleurs sacroiliaques. , Une douleur de la région coccygienne pouvant révéler une pathologie pelvienne ou lombaire grave.
( Exemple d'examens à pratiquer)

En général les résultats sont négatifs et le médecin arrive à la conclusion que votre seul problème est la douleur.

Les coccygodynies surviennent parfois après des traumatismes modestes (long trajet en voiture, à bicyclette ou à cheval). Chez l’obèse, du fait du surpoids et de la façon particulièrede passer de debout à assis, le simple fait de s’asseoir peut être regardé comme un micro-traumatisme répété. Il existe également des blocages liés généralement à un traumatisme (chute en arrière)ou à un accouchement.

Selon le docteur Bernard BRICOT
dans son livre "La reprogrammation posturale globale" *
"Les blocages du coccyx sont extrêmement fréquents et semblent accompagner systématiquement les déséquilibres posturaux dans lesquels sont retrouvées une bascule et une rotation du bassin et/ou une jambe courte.Le coccyx est en rapport avec le plancher pelvien et le raphé saccro-coccygien. Il est donc directement influencé par les déséquilibres du bassin.
Ils auraient donc souvent une origine fonctionnelle.
Les blocages du coccyx auto-entretiennent les déséquilibres du bassin et empêchent une reprogrammation posturale complète."

Il est donc important de traiter tout blocage fonctionnel du coccyx avant d'entreprendre une reprogrammation posturale !

Il existe plusieurs techniques de traitement manuelles décrites
- les massages des releveurs
-La manipulation coccygienne ostéopathique
- la technique personnelle du docteur Maigne
Les résultats variant semble t-il avec la cause de la coccygodynie.

Le Dr Bricot utilise 3 techniques :
- la technique reflexe qui consiste à stimuler un méridien d'acupuncture
- une myotensive
- la technique directe par les voies naturelles

lundi, octobre 10, 2005

66/ Dentosophie : publications



Vous pouvez lire la lettre d'information de l'école de formation à la Dentosophie ainsi que des analyses de cas (en images) et des témoignages

http://www.dentosophie.com/article.php3?id_article=35

vendredi, septembre 30, 2005

65/ Orthopractie et Méthode Moneyron


Présentation
La méthode Moneyron est l'une des plus récentes thérapies manuelles dites « douces ». Elle se définit comme un traitement de réharmonisation de la structure du corps qui prend en compte l'ensemble de l'organisme et cherche à lui redonner un équilibre global.

Ce qui la caractérise notamment est que le patient demeure presque toujours en position debout (parfois assise). On entend ainsi soigner « l'homme qui souffre à se tenir debout », au sens propre et au sens figuré. Traiter le patient dans sa posture normale - qu'on appelle son « champ gravitaire » - faciliterait l'intégration du message thérapeutique.

La méthode est utilisée et enseignée en Europe (surtout en France et en Espagne). Elle repose sur la stimulation de différents « points-cibles » situés dans les tissus conjonctifs. Bien qu'elle s'apparente en ce sens à la technique Bowen, à la réflexologie et à l'acupuncture, la méthode s'appuie sur une cartographie originale élaborée par celui qui lui a donné son nom, Jean Moneyron.

Les praticiens de la méthode Moneyron insistent beaucoup sur « la qualité » du toucher, tant au niveau de son intensité que de la précision de l'endroit à toucher. Cette qualité dépendrait avant tout de la justesse de perception du thérapeute, c'est pourquoi on associe la méthode Moneyron à un art autant qu'à une science.


Jean Moneyron : de pharmacien à kinésithérapeute

La méthode Moneyron doit son nom au pharmacien et kinésithérapeute français, Jean Moneyron (1923-1994).
L'histoire veut qu'il ait mis au point sa méthode après avoir été soigné par soeur Gérard Chabrit, une religieuse de l'Auvergne, la région où il habitait. Religieuse auprès de la cure de Grandrif, Sœur "Gérard "Chabrit était reconnue pour avoir reçu un "don de guérir " avec ses mains et elle l'a prodigué auprès d’une large population régionale jusque dans les années soixante. Celle-ci était une « rebouteuse » réputée et lui aurait transmis son savoir.

Le pharmacien adopte alors la technique et l'exerce à l'officine familiale. Très vite, les résultats qu'il obtenait avec cette pratique manuelle lui donnèrent une grande notoriété ; il dût faire le choix, alors qu'il avait 40 ans et six enfants, de fermer son officine et partir faire des études de kinésithérapie.

Plus tard, lors de sa rencontre avec les docteurs Nogier et Niboyer, il découvre les liens entre son approche manuelle "réflexe" et les points d'acupuncture chinoise.
Doué d'une personnalité peu commune, sa réputation devient quasi internationale.
Toute sa vie durant, il pratiqua exclusivement selon sa méthode, sans en dévier, en la développant et l'amenant à un grand degré de maîtrise. Il termina sa vie professionnelle dans la banlieue Vichyssoise où il y exerça jusqu'à sa retraite.

Il prend sa retraite en 1989 et forme quelques personnes, dont sa fille Françoise et son associé Jean-Luc Safin, qui a par la suite développé une approche similaire appelée orthopractie. http://orthopractie.free.fr/
Aujourd'hui, Françoise Moneyron pratique et enseigne encore l'approche originale développée par son père.

Applications thérapeutiques
Aucune recherche scientifique ne s'est penchée sur l'efficacité de la méthode Moneyron. Selon ses praticiens, elle serait indiquée pour traiter toutes sortes d'affections, aiguës ou chroniques : entorse, périarthrite, capsulite, sciatique, lombalgie, arthrose de la hanche, etc. ainsi que pour soulager le stress et atténuer les douleurs causées par les maladies chroniques.

La méthode Moneyron s'adresse à tous, du nouveau-né à l'aîné, le thérapeute modifiant l'intensité de son geste en fonction de l'état des tissus et de l'âge des patients.

En pratique
La rencontre débute par une brève discussion entre le patient et le thérapeute; ce dernier tente de bien cerner le problème afin d'adapter son traitement : la douleur est apparue à la suite de quoi? Depuis combien de temps? Quel traitement préalable le patient a-t-il suivi?

Pendant le traitement, le patient est habillé légèrement et demeure debout (il s'assoit pour permettre le travail au genou et au pied). Le thérapeute stimule différents points-réflexes en faisant de légères pressions avec ses doigts. Selon le cas, il insistera plus sur certaines parties du corps comme les pieds, les cervicales ou les lombaires, par exemple. Le toucher peut parfois causer une sensation étrange, mais il ne devrait en aucun cas provoquer de douleur.
Quelles que soient les variantes propres à chaque thérapeute, la base du traitement demeure toujours la même : la cartographie des points-réflexes établie par Moneyron.
Chaque séance dure de 10 à 45 minutes.
La durée du traitement varie évidemment selon les particularités de chacun, mais la moyenne est de trois à quatre séances.

On peut consulter le répertoire des thérapeutes pratiquant la méthode Moneyron en France et en Espagne sur le site Internet Apprentissage et Développement de la Méthode Moneyron (ADMM).

CLIQUER ICI
http://orthopractie.free.fr/


Source de l'article

64/ Hommage à HENRIQUE MARTINS DA CUNHA


Hommage à un Maître et un Ami
Par Pierre-Marie GAGEY

Da Cunha s'est définitivement tu le premier Novembre 2000 à Lisbonne après plus d'une année de lucidité occupée à parler envers et contre tout de la passion de sa carrière. Il avait même organisé son chant du cygne qui aurait dû avoir lieu les 17 et 18 Novembre 2000: "il Curso Post-Graduado de Posturologia Clinica".

Parler, prendre la parole était comme inscrit dans ses gênes lorsqu'il est né le 25 Juillet 1928 à Viseu, Casa do Cruzeiro, descendant d'une lignée de nobles portugais, juristes et humanistes, plus habiles à manier le verbe que l'épée. Et nous aimions le taquiner sur son insatiable appétit de parole!

Un soir de congrès à Amsterdam alors que nous dînions dans un restaurant indonésien, notre petit groupe fut saisi d'étonnement: Martins Da Cunha ne disait pas un mot! Les questions se mirent à fuser sous cape tout autour de la table: qu'est-ce qui se passe? On n'a jamais vu cela, Da Cunha ne dit rien!... C'étaient tout simplement les piments indonésiens qui avaient eu raison de sa verve, dès les premières bouchées! Mais ils étaient corsés Il faut le reconnaître!

Ce verbe vigoureux, Da Cunha l'a mis au service de la Posturologie qui devint peu à peu la deuxième passion de sa vie.

Au début de ses études de médecine on ne parlait pas de posture à la Faculté et lorsque Da Cunha est parti en Angola organiser le service de médecine physique et rééducation de l'hôpital militaire de Luanda (1963-1965), il n'était pas encore éveillé à ce nouveau regard sur les patients.

Mais à son retour à Lisbonne, en attendant un nouveau poste, il a remplacé le docteur Carpinteiro et ce médecin portugais, spécialiste de médecine physique, lui a ouvert les yeux, Da Cunha le reconnaissait formellement.
Carpinteiro les voyait tout dégingandés ses patients rachialgiques et Da Cunha découvrait que c'était vrai. Carpinteiro prescrivait à ses clients toute une série d'exercices physiques pour les remettre d'aplomb et Da Cunha constatait que çà marchait!

Retrouver une belle apparence grâce à la reprogrammation posturale (fig.1) et ne plus souffrir allaient de pair ! Quelle merveille Mais aussi quelle question! Comment la morphologie était-elle, à ce point, liée à la nociception?

A partir de cette époque, on peut dire que Da Cunha est habité par une soif presque frénétique de comprendre. Il entreprend des voyages d'études un peu partout en Europe et en Amérique, chez le Pr. Guttman à Ailsbury, le Pr. Trueta à Oxford, le Dr Chodera au Queen's Mary hospital de Rohampton, le Dr Garcia à Madrid, le Pr Cesarani à Milan, Rabishong à Montpellier, Brodin à Stockholm, Baron à Paris, Hamonet à Créteil, Sherwood à Houston, Chantraine à Genève, Sibilla à Milan, Berthoz au Collège de France.

Partout il reste le temps qu'il lui faut pour bien comprendre les réponses, partielles, à ses questions. Parfois, il revient même plusieurs années de suite pour mieux comprendre, comme chez Baron à Sainte-Anne.

C'est là que je l'ai rencontré pour la première fois, sans comprendre du tout pourquoi il venait nous voir. Nous travaillions à cette époque les sensations vertigineuses des traumatisés du crâne et il venait nous montrer tout en tas de diapositives de patients rachialgiques, plus ou moins bancals.

En quoi cela pouvait-il bien nous concerner? Et lui aussi faisait parfois porter des prismes à ses patients tordus, en plus de la reprogrammation... Et il disait qu'il les guérissait. Vraiment ce Da Cunha était insaisissable!

FIG. 1 - Fac-similé d'une ordonnance de reprogrammation posturale, dessinée par Da Cunha lui-même.
Neuf exercices y sont schématisés :
1: Assis sur un siège bas, dos droit sans appui, pied gauche surélevé de 20 centimètres, plan de travail incliné à 22° pour lire, 60° pour l'écran d'ordinateur (En haut et à gauche).
2: Debout contre un angle de mur, tête, épaules et fesses appuyées contre cet angle, pieds écartés du mur et parallèles, basculer le bassin jusqu'à ce que la colonne lombaire soit au contact de l'angle du mur. (A gauche)
3: Debout, pieds parallèles, le droit en arrière, le gauche en avant, mains sur un dossier de chaise, basculer le bassin en avant, tirer les épaules en arrière, la tête en arrière et fléchie, mâchoire inférieure propulsée en avant, expirer entre les dents serrées. (Plus bas et plus au centre)
4: Couché à plat ventre, un oreiller sous les chevilles. (En bas)
5: Couché à plat ventre, tête tournée à gauche et inclinée vers les pieds, dos rond, cuisse droite fléchie sur le bassin, genou, coude et main droite en extension, cuisse, genou, coude et main gauche fléchis. (En bas à droite)
6: Couché sur le dos, genou gauche fléchi, main droite sous la nuque. (A droite un peu plus haut)
7: Couché sur le dos, pieds au sol, genoux fléchis, mains sous la nuque, mâchoire inférieure propulsée vers l'avant, incisives au contact, respirer à fond par le nez, expirer entre les dents serrées (À droite, au milieu)
8: Accroupi, pieds écartés et parallèles, talons au contact du sol, tenir l'équilibre en s'accrochant à un meuble. (Au centre)
9: Couché sur le dos, pieds et jambes sur une chaise; 5 minutes mains croisées sur la poitrine, 5 minutes mains sous la nuque.

C'est seulement des années plus tard que j'ai compris ce lien que Da Cunha avait établi entre toutes les dysfonctions du système postural fin, autour de la station debout et de sa signification symbolique: les patients ont, soit du mal, soit de la peine, à rester debout et les échos de cette invalidité peuvent résonner très profondément dans leur psyché. Il appelait cela le "Syndrome de Déficience Posturale" (SDP) et nous continuons à le faire.

Da Cunha a fouillé les rapports du système nerveux autonome au système postural par toute une série d'explorations de variations de la termographie faciale, de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque, de la circulation encéphalique sous les effets de manipulations posturales.

Il a aussi cherché à préciser l'observation morphologique des malades posturaux par la stéréométrie rachidienne, et à étudier leurs scotomes par la campimétrie computérisée.

Par contre, il était plutôt brouillé avec la stabilométrie!
Il avait bien acheté une plate-forme, mais l'informatique, les statistiques, cela ne lui convenait pas tellement.
Son coup d'oeil de clinicien était génial et il n'avait pas besoin de s'embarrasser de machines pour savoir ce dont souffraient ses patients.

Alors que nous discutons encore des critères de définition du pied d'appui, sans avoir réussi jusqu'à présent à nous mettre d'accord, lui le désignait au premier regard, sans aucune hésitation.
Nous n'avons pas compris comment il faisait et lui n'arrivait pas à nous l'expliquer.
C'était tellement évident à ses yeux! Mais il se rendait compte que les gens autour de lui ne comprenaient pas toutes ses intuitions et il en a souffert dans les dernières années de sa vie, il avait l'impression qu'il emporterait dans son dernier silence beaucoup trop de secrets qu'il aurait aimé partager.

Je ne voudrais pas terminer cet affectueux hommage à Da Cunha sans me tourner vers celle qui l'a accompagné tout au long de sa vie.
Lorsqu'on rencontre un grand homme, il faut chercher la femme qui lui a permis d'atteindre la plénitude de sa dimension, et elle a bien le droit qu'on lui dise aussi merci.

63/ MARTINS DA CUNHA pionnier de la posturologie de Lisbonne


H. MARTINS DA CUNHA
Hôpital Santa Maria, Lisbonne.
Nous avons pu observer et étudier au point de vue postural, dans le Service de médecine physique et de réadaptation, quelques milliers de malades envoyés par les différents services de l'hôpital de Santa Maria, à Lisbonne.

Une grande partie de ces malades, ayant des examens complémentaires normaux, présentent en commun différents signes fonctionnels et physiques qui semblent les grouper.En effet, cette, symptomatologie complexe est dominée par des signes fonctionnels cardinaux comme la douleur (céphalée, rachialgie, arthralgie, douleur thoracique ou abdominale), le déséquilibre (vertige, nausée, chutes inexplicables), quelques symptômes visuels suggestifs (diplopie, scotome, vision trouble) et des troubles de nature proprioceptive (asomatognosie, dysmétrie).

Ces malades peuvent présenter aussi des signes fonctionnels non cardinaux, parfois aussi importants que les précédents, comme des signes articulaires (syndrome de l'articulation temporo-mandibulaire, entorses à répétition), des signes neuromusculaires et neuro-vasculaires (parésie, paresthésie) (Tableaux 1 et Il en annexe).

Nous avons vérifié que, d'autre part, ils présentent en commun une attitude corporelle stéréotypée, scoliotique, avec une hypertonie musculaire paravertébrale et thoracique asymétrique et un appui plantaire asymétrique aussi, dominée par une déviation du regard, à droite ou à gauche.

Tous ces malades présentent donc une altération de l'équilibre tonique, oculaire et postural et une partie de leur symptomatologie est liée à un déficit qui semble affecter également le système d'information proprioceptive et le système d'information visuelle.Nous sommes ainsi arrivés à isoler et à définir un nouveau syndrome postural, le "Syndrome de déficience posturale" (SDP). I

ll est important, pour le diagnostic et le pronostic de cette affection, de rechercher certains signes comme une asymétrie importante de la face conduisant à une difficulté des mouvements de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM), une altération du tonus unilatéral des muscles vertébraux du cou, du tronc et de la racine des membres et, surtout, la présence de points algiques musculaires ou péri-articulaires, différents de ceux de Valleix, que l'on peut détecter facilement à la compression digitale.

Les radiographies du thorax et de la colonne vertébrale peuvent révéler dans ces cas soit une asymétrie nette des espaces intercostaux, soit une inclinaison vertébrale différente de la scoliose orthopédique classique, ces images étant bien lisibles, surtout quand on étudie les clichés la tête en bas.

L'introduction de la stéréométrie clinique, examen accessible et non invasif, nous a facilité, par la perception du relief, la compréhension des examens radiographiques et permis de suivre l'évolution de l'attitude posturale de ces malades, après introduction du traitement que nous avons mis au point.

La thermographie de la face permet de montrer, par exemple, que le changement de l'appui plantaire peut modifier immédiatement la circulation dans le domaine de la carotide externe, cette modification se manifestant immédiatement par un réchauffement dans l'aire de l'artère ophtalmique et en particulier de l'artère angulaire. La tension artérielle et la fréquence cardiaque peuvent changer même chez des individus en bonne santé, après de petites modifications posturales, quand on change le type d'appui plantaire ou de repos, soit en modifiant la position relative des deux pieds en orthostatisme, soit en modifiant la hauteur de la chaise, soit, en clinostatisme, en ôtant ou en mettant sous la tête un simple oreiller.

Nos études interdisciplinaires se sont dirigées surtout vers l'investigation des phénomènes ophtalmologiques du SDP, étant donnée l'importance de la symptomatologie visuelle de ces malades et la présence de certains troubles de la motricité oculaire que nous avons trouvés "ab initio" et qui, d'ailleurs, n'ont pas été confirmés par les méthodes classiques de l'ophtalmologie. Les résultats de nos premières investigations étaient peu encourageants.

Nous avons alors entrepris avec 0. Alves Da Silva, ophtalmologiste dans notre hôpital, une nouvelle méthode d'investigation ophtalmologique, "la scotométrie directionnelle". Depuis des années et chez quelques milliers de sujets atteints de SDP, elle a mis en évidence différents troubles visuels parmi lesquels des pseudo-scotomes fonctionnels (scotomes directionnels) liés à des défauts fonctionnels de l'information proprioceptive et visuelle.

Elle a permis, d'autre part, de mieux comprendre des phénomènes, comme la diplopie monoculaire, la triplopie ou même certaines dyslexies que l'on peut trouver chez beaucoup de ces malades. L'étude de la convergence tonique a un intérêt particulier, non seulement pour le diagnostic, mais surtout parce que, dans un très grand nombre de cas, il est indispensable d'introduire une correction oculaire par des verres prismatiques de faible puissance, qui joue sur ce paramètre.

Le traitement du SDP commence par la "somatanalyse", pendant laquelle le malade est conduit à interpréter ses signes fonctionnels en essayant d'établir un rapport entre ses symptômes, ses altérations posturales et les informations proprioceptives reçues.
Il découvre alors qu'il existe un défaut de maturation du schéma corporel, avec une fausse localisation des différents segments du corps dans l'espace et une fausse image de ses limites, qu'il faut absolument corriger.

Pour certains malades, cette somatanalyse est plus traumatisante que la psychanalyse, car "on se voit là de ses propres yeux et non à travers les yeux du psychanalyste".
Immédiatement après cette prise de conscience du corps, faite si possible devant une glace, on initie le malade à une technique de rééducation, la "reprogrammation posturale" qui consiste à provoquer des modifications très simples, de l'information proprioceptive par des .corrections posturales petites et brèves.
Ces corrections, exécutées au repos comme en activité, ont pour but d'apprendre aux malades à modifier leurs postures dans le sens d'un équilibre symétrique plus stable. Cette prise de conscience, à laquelle s'ajoutent des exercices respiratoires élémentaires qui ont l'intention de forcer une ventilation thoracique physiologique, est accompagnée de simples mouvements de rotation de la colonne vertébrale, de mouvements de flexion et d'extension des membres et d'une mobilisation active des articulations scapulo-thoraciques et des membres.

Les nouvelles sensations proprioceptives mises en valeur par cette technique de traitement seront, par un mécanisme cybernétique, immédiatement mémorisées, et conduiront rapidement à une notion du schéma corporel plus exacte.


La reprogrammation posturale,
une fois apprise, doit être continuée à la maison comme au travail.

En orthostatisme, on essaiera d'établir un nouveau type d'appui, avec un parallélisme parfait des deux pieds ; le pied droit, gardant son parallélisme mais un peu reculé, donne une plus grande stabilité et, malgré une fausse et étrange sensation de convergence de ce pied, cette position détermine une sensation de bien-être et une modification favorable de beaucoup de paramètres physiologiques.
On notera ainsi l'amélioration immédiate de la vision binoculaire et la disparition des points algiques du SDP, surtout si, simultanément, on exécute une rétroversion du bassin, une antépulsion des épaules et une discrète protrusion mandibulaire avec occlusion sur les incisives.

En cathédrostatisme, position qui doit être obtenue sur une chaise basse à siège rigide, en évitant l'appui dorsal et en surélevant le pied gauche bien appuyé, la tête sera maintenue en meilleure position si le malade regarde l'horizon.

En clinostatisme, on essaiera toujours le décubitus dorsal sans oreiller. On pourra aussi essayer le repos latéroventral, droit ou gauche, avec une rotation de la tête et une position des membres en contradiction avec le réflexe nucal.

Au-delà de la somatanalyse et de la reprogrammation posturale, il faut ajouter fréquemment dans le traitement du SDP, des verres prismatiques de faible puissance, choisis par un ophtalmologiste bien averti dans ce domaine particulier de la posturologie.
En effet, les prismes sont prescrits non seulement d'après le résultat de la scotométrie directionnelle, mais souvent aussi en accord avec des paramètres non-ophtamologiques qu'il faut savoir rechercher et estimer.
Dans ces conditions, la correction prismatique jouera un rôle très important dans le domaine de l'information proprioceptive, sous tous ses .aspects : réception, transmission ou "traitement".

Avec les prismes, on peut noter une appréciation plus correcte de la localisation des différents segments du corps et la disparition des manifestations de déséquilibre et de la douleur aux points algiques typiques du SDP.
La physiothérapie et/ou des médicaments pourront être nécessaires surtout dans les phases aiguës, mais nous les envisageons toujours comme des thérapeutiques d'appoint : il faut lutter contre toutes les formes de dépendance qu'on pourrait, induire chez ces malades.

La reprogrammation posturale facilitée par la somatanalyse et l'introduction de prismes de faible puissance, conduit, à notre avis, à une correction de l'information proprioceptive reçue par les centres d'équilibre et par conséquent à une correction des ordres qu'ils envoient à tous les organes effecteurs ; elle entraîne la récupération d'un équilibre postural, physiologique troublé par une civilisation sédentaire et angoissée.

L'étude du SDP devrait constituer un important champ d'investigation interdisciplinaire, intéressant particulièrement la médecine sociale par ses implications dans un grand nombre d'accidents du travail ou de la route, dans l'ergonomie et dans la prophylaxie des décompensations de beaucoup de maladies chroniques.

Tirés à part: MARTINS DA CUNHARua Pinheiro Chagas 68 2e1000 Lisboa. Portugal.Annexe
Signes fonctionnels du syndrome de déficience posturale (SDP) [Martins Da Cunha H. (1979)
Syndrome de déficience posturale, Actualités en rééducation fonctionnelle et réadaptation, 4e série (Ed. L. Simon), Masson, Paris.]
TABLEAU I
Signes fonctionnels du syndrome de déficience, posturale (SDP),.
Signes cardinaux.Signes Manifestations cliniques Douleur Céphalée, douleur rétro-oculaire, thoracique ou abdominale, arthralgie, rachialgie. Déséquilibre Nausée, étourdissement, vertige, chutes inexplicables.
Signes ophtalmologiques Asthénopie, vision trouble, diplopie, scotomes directionnels, métatopsia. Signes de nature proprioceptive Dysmétrie, somatoagnosie, erreurs d'appréciation du schéma corporel.
TABLEAU Il
Signes cardinaux.Signes Manifestations cliniques Articulaires Syndrome de l'articulation temporo-mandibulaire, torticolis, lumbago, périarthrites, entorses. Neuromusculaires Parésies, défaut de contrôle moteur des extrémités. Neuro-vasculaires Paresthésies des extrémités, phénomène de Raynaud. Cardio-circulatoires Tachycardie, lipothymie. Respiratoires Dyspnée, fatigue. Psychiques Dyslexie, dysgraphie, agoraphobie, défaut d'orientation, défaut de localisation spatiale et droite gauche. Défaut de concentration, pertes de mémoire, asthénie, anxiété, dépression.

source :

62/ Exploration de la posture


Le Laboratoire d'Audio-Phonologie Expérimentale et Clinique de la Faculté de Médecine de Marseille a été créé en 1995 au sein de la Fédération ORL du CHU Timone avec l'objectif de structurer l'activité de recherche de l'équipe dans le domaine des sciences du langage et de la communication.
Depuis 1997, Il est constitué d'une équipe "posture et marche" sous la direction de Maurice Ouaknine, Ingénieur de Recherche.

Voici un diaporama (format ppp) qui permet de faire un tour d'horizon du matériel stabilométrique d'exploration de la posture.

http://lapc.free.fr/tutorials/exploration%20de%20la%20posture.pdf


source : http://lapc.free.fr/index.htm

61/ Instabilité posturale chez le sujet âgé


Plusieurs stratégies permettent de prévenir les chutes et les blessures chez les sujets âgés.

Les déficiences qui résultent du vieillissement « normal » des différentes structures et processus participant à l'intégrité du contrôle postural et de la fonction d'équilibration peuvent être à l'origine d'incapacités de communication et de locomotion, responsables à leur tour de multiples handicaps.
Les pathologies neurosensorielles et neuropsychiques, la dénutrition protéino-énergétique et la sarcopénie s'associent fréquemment à ces déficiences et concourent à favoriser l'instabilité posturale.
Elles rendent compte ainsi de l'augmentation dramatique de l'incidence des chutes, dont les conséquences fonctionnelles - mais aussi psychologiques et sociales - sont considérables. Ces dernières peuvent en effet être à l'origine d'une régression psychomotrice avec perte d'autonomie, elle-même source d'une morbi-mortalité élevée.
Tout cet enchaînement contribue pour une large part à l'hospitalisation et à la mise en institut des personnes âgées. Ainsi, 30% des hommes et 40% des femmes parmi les 758 sujets âgés de 75 ans et plus, interrogés à Göteborg en 1987, signalaient une instabilité posturale, responsable de chutes dans 10 à 20% des cas [1].


Dans l'enquête effectuée plus récemment par questionnaire postal auprès de 1 000 sujets âgés de plus de 65 ans dans la région d'Edimbourg, vivant à domicile [2], la prévalence des sensations de vertige (verbalisées comme un vertige, un étourdissement, une instabilité posturale ou un étourdissement) est de 30%.
Parmi leurs déterminants, l'atrophie musculaire consécutive au déconditionnement physique joue un rôle important. La diminution de la force musculaire qui en résulte a été corrélée à la vitesse de la marche et au risque de chutes dans de nombreuses études.

Face à ce fléau, véritable problème de santé publique - à l'origine de coûts médical, financier et social élevés - la priorité doit être donnée aux stratégies préventives.

La rééducation, qui s'adresse en particulier à l'appareil locomoteur et au réflexe opto-cinétique, trouve naturellement sa place dans la prévention et la prise en charge des incapacités, en complément de la prise en charge d'éventuels troubles nutritionnels.
Les activités physiques pourraient occuper une place de choix dans la prévention primaire des déficiences qui résultent du seul vieillissement physiologique ; elles pourraient prévenir l'aggravation des déficiences et incapacités réduites par le vieillissement pathologique. L'inactivité physique - mais également intellectuelle, sociale, relationnelle - représente, à côté des facteurs environnementaux et nutritionnels, un des déterminants extrinsèques du déclin fonctionnel associés à l'avancée en âge.
L'hypothèse d'un véritable « déconditionnement de la fonction d'équilibration » engendré par l'inactivité physique et réversible sous l'effet de l'activité physique peut être avancée.
Les activités physiques freinent le déclin des performances locomotrices et de la capacité aérobie, limitent les incapacités et réduisent la mortalité.
Il est donc intéressant de s'interroger sur leurs éventuels effets sur le contrôle postural et la fonction d'équilibration.

Plusieurs études ont pu montrer les bénéfices de l'activité physique sur l'incidence des chutes.
Lord et al. [3] ont évalué l'impact d'un programme de 12 mois associant exercices aérobiques, de force, d'équilibre, d'endurance, de souplesse et de coordination chez 75 sujets âgés de 60 à 85 ans.
Comparativement à un groupe témoin de même âge, les sujets soumis à ce programme ont amélioré très significativement leur force musculaire, leur temps de réaction, leur contrôle musculaire, leur équilibre sur surface ferme yeux ouverts et sur surface mobile yeux ouverts et fermés.
Le nombre de chutes survenant sur la période de suivi s'est avéré moindre chez les sujets les plus compliants au programme.
Ces mêmes auteurs ont étudié, sur un sous-groupe de cette population, les effets d'un programme d'entraînement conduit selon les mêmes modalités sur l'équilibre dynamique [4].
En comparaison à un groupe témoin de même âge, les sujets soumis à ce programme ont amélioré très significativement leur équilibre dynamique.
Ces résultats corroborent ceux de Hu et al. [5] qui ont mis en évidence une amélioration de l'équilibre et une moindre incidence des chutes chez des sujets soumis à des exercices mettant en jeu les entrées visuelles, vestibulaires et proprioceptives.
Cette influence bénéfique de l'activité physique sur le contrôle postural apparaît plus nette chez les individus à faible niveau de santé.

Pr C. Jeandel
CHU Nancy-Brabois
article du 19 avril 1999

lundi, septembre 26, 2005

60/ Exercices d'entrainement proprioceptif des pongistes


Suite à des carences très régulièrement constatées par les entraîneurs sur les jeunes éléments intégrant l’INSEP et après comparaison avec les qualités développées chez les meilleures nations pongistes (Chine / Corée du Sud), il est apparu intéressant et fondamental de mettre en place auprès des athlètes de l’INSEP un travail très spécifique des appuis destiné à l’amélioration des déplacements.
Ce travail ,commencé depuis Septembre 2002 en collaboration avec G.TUSSEAU (kiné des équipes de France seniors) à raison de 2 séances hebdomadaires d’1 heure environ se décline autour de 4 grands chapitres explicatifs de la méthode dont une partie inclue les exercices d'entraînement proprioceptifs suivants :


EXERCICE 1 :
Objectif : mise en action et tonicité des capteurs de la cheville

Exécution : 5 séries de 5 passages sans pause x 2 (jambe droite + jambe gauche) avec 1’ de récupération entre chaque série.

Matériel : 4 mini-trampolines + 1 bâton d’équilibre (cf vidéo)

Consignes : bien rechercher l’équilibre par rapport au bassin / genou/cheville (marquage de l’arrêt très important)

voir la vidéo de l'exercice n°1

variante


EXERCICE 2 :
Objectif : mise en action et tonicité des capteurs de la cheville

Exécution : 3 séries de 5 passages sans pause x 2 (jambe droite + jambe gauche) avec 1’ de récupération entre chaque série.

Matériel : 4 mini-trampolines + 8 plots (cf vidéo)

Consignes : bien rechercher la stabilité dans la réception avant avec changement de direction alterné ( droite/gauche)

voir la vidéo de l'exercice n°2

Source de l'article

(Autre source )

mercredi, septembre 21, 2005

59/ De la tête aux pieds !




Le corps humain est un unité indissociable. Chaque organe est en relation intime avec le reste du corps.

Cela met en évidence que les mal occlusion buccodentaires et la morphologie maxillofacial sont à la fois les conséquences des troubles à distance comme elles peuvent être les cause d' un trouble et d' une mal fonction.

L' interrogatoire du patient, l' histoire clinique et l' examen complet considérant le corps dans toute son unité, sont les points essentiels pour poser un bon diagnostic et permettre une meilleure prise en charge au niveau du traitement.

source : http://www.e-podologie.com/docs/examenpodo_mandibule.html



58/ Acouphènes et occlusion


Aujourd’hui les acouphènes touchent de plus en plus de personnes. Nous vivons dans un monde très pollué, bruyant et de plus en plus stressant. L’organisme a du mal à s’adapter à cet environnement agressif. Ce dernier au fil du temps provoque des réactions de notre corps qui aggravent les perturbations existantes acquises ou héréditaires.

Il ne faut pas avoir peur des acouphènes. Ils peuvent être horriblement forts par moment, mais tout aussi bien disparaitre une fois la cause trouvée et traitée ou bien perdre de leur intensité et ne plus évoluer dans le mauvais sens.

Les acouphènes peuvent avoir plusieures causes ou du moins causes supposées:

1. Héreditaires.
Qui peuvent être: une sténose ou exostose du conduit auditif, tension artérielle élevée, formes des mâchoires qui joue sur l’occlusion et sur les articulations temporo-mandibulaires...

2. Acquises.
La cause la plus importante est le TRAUMA SONORE qui provoque une altération réversible ou irréversible de l’oreille interne.

Les acouphènes sont le résultat souvent d’un dysfonctionnement des musles de l’oreille interne.

Une perturbation du fonctionnement des articulations temporales mandibulaires (ATM) peut entraîner dans certains cas des acouphènes.
Ils sont en fait les symptômes de ces dysfonctionnements. Ces derniers avec leurs causes souvent dentaires nous intéressent particulièrement.

Plusieurs types de traitement des acouphènes sont proposés : médicaux ou chirurgicaux - myorelaxant, anti-contracturant, infiltration péri-tubaire, mise en place d'aérateur, section du muscle du marteau...

L’un des traitements qui donne des résultats permettant de diminuer l’intensité et la fréquence des acouphènes, ainsi que leur stabilisation ou leur éradication dans le temps est le REGLAGE DE L’OCCLUSION DENTAIRE par des orthèses dentaires mobiles ou fixes.

lundi, septembre 19, 2005

57/ Posture normale et posture pathologique



La liste des pathologies de contraintes n’est pas exhaustive, elles sont innombrables et concernent aussi bien les sujet jeunes que les sujets âgés, ces différents exemples nous permettront de mieux comprendre le rôle des contraintes aussi bien dans la genèse de l’arthrose que dans celles des raideurs et des pathologies rhumatismales.

Pour comprendre les problèmes de posture un article tout en images :

dimanche, septembre 18, 2005

56/ Dentosophe : le psy des dents ????



"Rencontre avec la dentosophie : cette nouvelle science qui aborde la bouche avec sagesse"

Par Georges Didier


Les dentistes ont deux mauvaises réputations. On les dit menteurs comme des arracheurs de dents. Et pourtant aujourd'hui certains arrachent moins, voire plus du tout et surtout prennent conscience que la bouche offerte à eux ne ment pas. Elle crie l'invisible.

Les dentistes ont également la réputation d'être en retard. Ils le sont généralement car ils soignent ce qui est déjà abîmé. Aujourd'hui, il y en a qui anticipent et se placent en amont. Et qu'est-ce qui est en amont de la parole ? - La bouche et son ouverture. Où se manifestent en premier les ressentis des tensions psychiques ? - Dans l'équilibre/déséquilibre buccal.

Lacan disait que le langage, c'est vraiment ce qui ne peut avancer qu'à se tordre et à s'enrouler, à se contourner d'une façon dont après tout je ne peux pas dire que je ne donne pas ici l'exemple. (J. Lacan, La Troisième, Intervention au congrès de Rome, in Lettres de l'E.F.P., N) 16, 1.11.74, Paris, p. 196).

Il y a aujourd'hui une nouvelle race de dentistes, les dentosophes, qui abordent la bouche et son équilibre/déséquilibre comme des horlogers des mondes intérieurs. Ils pénètrent le secret de leurs patients en leur ouvrant la bouche et lisent leur psychisme au plus précis en analysant les implantations dentaires et leurs éventuels accidents.

Les dents crient, se déchaussent, poussent de travers, se font des caries. Elles s'expriment car il faut bien que les tensions trouvent un lieu pour manifester leurs tourments. C'est en amont de la parole et déjà les dents parlent et disent leur malheur, leur inhibition ou leur relâchement. Les psys devront s'y faire, ils vont devoir collaborer avec ces professionnels d'un genre nouveau. Ces dentistes-là sont dans la force de la fonction minérale, bien en amont de tout.


Maxillaire et mandibule

L'enfant s'organise autour de la bouche. Le maxillaire (dents du haut) est fixe. Il donne forme à la voûte buccale (palatine).
Pour la dentosophie, c'est le projet de vie, lieu du projet parental, le fondamental où va venir buter la mandibule (dents du bas), seule articulation libre de la tête.
La mandibule exprime la liberté face au projet initial. Déjà tout est dit.
Autour du parler, l'enfant va marcher puis penser. Et entre les deux, la langue : où va-t-elle se poser ? Questions inédites car jamais abordées. Où posons-nous notre langue ? Est-elle paresseusement étendue en bas de la bouche, comme découragée ? Est-elle en position dynamique en haut du palais venant faire corps avec la voûte palatine ?
Pour tous les dentistes, mais surtout pour les dentosophes, la langue devrait être en haut. En effet, placée haut, elle vient coller et élargir la voûte palatine donc donner de l'envergure au projet. Le maxillaire peut ainsi s'élargir. La vie aussi.

Langage ou dents ?

La dentosophie est ambitieuse. Elle ose dire que souvent les thérapies de la parole ou les thérapies corporelles tournent en rond. Pour elle, il faudrait changer le dispositif énergétique en amont. Pas par des "rebirth" ou des "respirations sur d'autres plans", mais par un accès au plan premier, là où s'enracine l'énergie première, le minéral et son expression : les dents et la première ouverture du corps, la bouche. C'est ici que l'humain est en interpénétration avec le monde, là qu'il le ressent, veut le manger, lui parler, échanger et lui sourire.

Par exemple des bouches ont été inhibées par la première fréquentation du monde. Des dents peuvent se chevaucher comme s'il manquait de la place pour l'expression, comme si elles attendaient une autorisation à l'envergure. Pour les dentosophes, il va falloir élargir la bouche pour libérer cette énergie coincée.

Question : les thérapies connues peuvent-elles "élargir" une bouche et lui redonner son envergure ?
- on ne l'a pas encore vu, répond la dentosophie. Pour elle, l'énergie est bloquée au plus profond et la parole ou même le travail énergétique ne peuvent encore atteindre cette puissance-là.
Pour elle, il faudrait, dans ce cas, un travail conjoint du dentosophe et du thérapeute.

Supraclusion et inhibtion

Cette photo (voir l'article du site) montre bien ce qu'est une supraclusion : les dents du haut viennent recouvrir et enfermer les dents du bas. Le ''projet parental'' (maxillaire) ''domine'' la liberté de la mandibule. L'enfant est coincé.

Le dentosophe va alors essayer d'ouvir cette bouche afin de libérer la mandibule et cela, pour cette même bouche, donne ceci :
Il apparaît alors que les dents du bas ne sont pas verticales mais ont poussé vers le dedans comme si elles signifiaient une inhibition, une timidité à prendre la vie. Une fois cette bouche réouverte, le dentosophe, grace à l'activateur employé, va s'efforcer de permettre le redressement des dents du bas pour libérer l'inhibition.
Lorsque les dents du bas se seront redressées, la personne - dit alors la dentosophie - va penser le monde autrement car ses fondamentaux se seront modifiés. Elle va aller vers plus de liberté, car elle la vivra, du dedans. Chaque appui de sa mandibule contre son maxillaire sera beaucoup plus dynamique car non porteur de frein.

Pour les enfants

La dentosophie s'intéresse évidemment beaucoup aux enfants où elle peut faire merveille en orthodontie sans passer par un arrachage systématique de dents.

Elle permet à l'enfant de rééquilibrer progressivement sa bouche (et son psychisme).


Sur les deux photos ci-dessous, prises ''avant'' et ''après'' traitement, on voit très bien que cet enfant est passé d'une respiration buccale un peu ''éffondrée'' à une respiration nasale beaucoup plus dynamique.

source de l'article : http://www.journalreel.com/article.php4?id_article=251

55/ l'activateur Soulet-Besombes utilisé par les dentosophes


La journaliste Gwénaëlle Le Morzellec évoque les déséquilibres pouvant intervenir dans la denture (et non dans la dentition comme il a été écrit), ce qui peut entraîner des déplacements des dents les unes par rapport aux autres, en raison de la perte accidentelle d'une dent ou de la persistance d'une déglutition infantile par exemple.

De même, une mastication déséquilibrée qui empêche les contacts des molaires et prémolaires peut entraîner une perte de stabilité des dents et un risque de déformation du visage avec des glissements de la mandibule. Ces mauvais placements peuvent également agir sur la respiration qui devient buccale.

Les conséquences de tous ces problèmes sont psychologiques mais également médicales: la respiration buccale favorisée par les dents désaxées assèche les gencives ce qui favorise les récessions gingivales et la chute des dents. De même on peut se trouver en présence de rhinites, de pharyngites et de ronflements, ainsi que de problèmes au niveau des ATM ou de problèmes de bruxisme.

Une denture qui travaille mal peut entraîner des troubles gastriques et digestifs et avoir des répercussions sur tout le squelette avec des tensions musculaires compensatrices.

Les techniques proposées pour harmoniser les arcades dentaires sont nombreuses:

Dispositifs fixes : technique multibagues visible en vestibulaire ou invisible appliquée en lingual avez attaches fines en or, toutes deux exigeant une hygiène scrupuleuse de la part du patient. L’orthodontie linguale (qui coûte de 4000 à 9000 € et dure de 6 mois à 2 ans et demi) ne peut convenir aux porteurs de prothèses dentaires et aux dents particulièrement courtes.

Dispositifs amovibles : l'activateur Soulet-Besombes (qui date des années 50), semblable à un protège-dents exige d'être mâchouillé durant 1 heure la journée et porté durant le sommeil afin de stimuler le cerveau et de rééduquer la respiration, la déglutition et la mastication. Le traitement coûte de 300 à 600 € par semestre et peut durer de 2 à 5 ans ou plus ). La technique Invisalign, qui consiste à porter des gouttières transparentes durant la journée, et à les changer tous les 15 jours, s'adresse à des petits déplacements ainsi qu'à des cas plus difficiles (coût variant de 4500 € à 7600 € pour une durée allant de 1 an à 2 ans et demi ).

Le traitement est-il définitif ? La contention, la rééducation fonctionnelle, le collage définitif sont destinés à éviter les récidives.


source : http://www.information-dentaire.com/id/actualites/actualites.php?id=259

Photos et article sur l'activateur de Soulet-Besombes

http://www.sab.org.br/med-terap/ABCDA/artigos/artigo-SB.htm

54/ Occlusiodontie : les principes fondamentaux selon PLANAS


Pedro PLANAS est le créateur des principes de la RNO ou réhabilitation neuro-occlusale qu'il a enseignée en Espagne mais aussi à travers le monde.

D'après lui l'équilibre occlusal est une condition primordiale pour, d'une part permettre au système stomatognathique une bonne croissance et un bon état de santé, et d'autre part acquérir une fonction masticatrice correcte.

On appelle équilibre occlusal la situation dans laquelle toutes les dents inférieures flottent contre toutes les dents supérieures lors des mouvements de latéralité (coté travaillant et coté balançant) sauf au niveau des canines coté balançant. Cette situation doit exister tout au long de la vie, de la petite enfance lorsque toutes les dents lactéales sont apparues) jusqu'à l'age adulte (tant que les dents permanentes sont présentes sur l'arcade dentaire).

Dr. Pedro Planas explique la pathologie occlusale de la façon suivante : Pourquoi la malocclusion ? - par manque d'espace. Pourquoi le manque de l'espace ? - par manque de la fonction. Pourquoi le manque de fonction ? - par manque de stimulation.

Il est bien connu depuis l'époque de Claude Bernard que "la fonction fait l'organe" et assure son développement. De même, c'est à Planas que l'on doit d'avoir découvert que la fonction masticatoire est le principal facteur de développement de la mâchoire !

D'après Planas, l'équilibre occlusal est une condition primordiale pour, d'une part permettre au système stomatognathique une bonne croissance et un bon état de santé, et d'autre part acquérir une fonction masticatrice correcte...
Si un patient ne peut pas manger de façon unilatérale alternée l'os se déforme, les dents migrent, avec pour première conséquence l'encombrement du bas. Toute perturbation peut se traduire par une surcharge au niveau du condyle qui remonte vers la partie postérieure de la cavité glénoïde, repoussant vers l'avant le ménisque (c'est selon Perez la situation la plus fréquente).
Non seulement, cette fonction n'atteint son objectif si tout est normal sur le plan physiologique, la mastication des aliments se faisant de façon latéralement alternée, ce qui selon Gysi, ne peut se produire que dans le cas d'une occlusion balancée, en conformité avec les lois de Hanau : la mastication de type ouverture-fermeture qui résulte d'un quelconque autre type d'occlusion conduits à un développement maxillo alvéolaire secondaire et à un manque d'espace suffisant.

La réhabilitation Neuro Occlusale (N.O.R) tente de détecter le type de mastication et d'occlusion assez tôt, pour le corriger à partir de l'age de 3 ans pas le meulage sélectif afin d'établir un mouvement de mastication latéralement alterné : c'est une vrai prophylaxie occlusale. Si la fonction de mastication n'est pas adéquate parce qu'elle a été corrigée trop tard, des appareils de Planas sont employés. La stabilité post-Orthodontique est remarquable car le traitement emploi des moyens naturels et suis le développement normal.

LES PRINCIPES FONDAMENTAUX SELON PLANAS

2 grands principes sont à retenir :

la loi de la hauteur minimaleToute excursion partant de l'intercuspidation maximale produit une augmentation de la dimension verticale minimale qui est habituelle et stable, donc que le sujet cherchera à reproduire. Dans les cas les plus favorables, l'intercuspidation maximale doit se superposer à l'occlusion centrée. Si tel n'est pas le cas, on aboutit rapidement à des lésions des ATM, car la mandibule est obligée de modifier sa position à partir du 1er contact occlusal pour parvenir à l'intercuspidation la plus confortable.


les angles fonctionnels masticatoires PLANAS (ou AFMP).
Ce sont les angles formés avec l'horizontale par déplacement du point inter-incisif médian inférieur lors des mouvements de latéralité mandibulaire, que ce soit vers la droite ou vers la gauche. Ces angles ont une valeur qui varie en fonction de Page selon la notion de l'occlusion évolutive, avec une mesure de 15 à 2O° lors de l'apparition de la denture lactéale, puis une diminution vers 6 ans, une nouvelle augmentation lors de l'établissement de la denture mixte et enfin un retour à la valeur 0 vers 65, 70 ans.

Les AFMP droit et gauche s'ils sont égaux, traduisent une mastication bilatérale. S'ils diffèrent, la mastication s'effectuera du coté de l'AFMP le plus petit.
Cette règle n'est pas à prendre dans le sens strict : la mastication est rarement unilatérale totale type 100% à droite et 0% à gauche. C'est plus du 70/30, 80/20. On se rapproche à mon avis du 100/0 quand le patient est carrément incapable de faire le mouvement du côté ou l'afmp est la plus grand ce qui peut tout de même se produire.

Planas en 1987 recommande des plans de libération occlusale totalement plats, qui créent une occlusion bilatérale "balancée"; en pratique, le port de ces Pistes de Rodage doit rester très limité dans le temps. (1)Lors d'un traitement orthodontique, ces "pistes de rodage" permettent un "dévérouillage occlusal" (également préconisé par Ricketts.) La technique de Planas permet aussi de corriger des Latérodéviation par apposition de matériaux composites (2)

TRAITEMENTS PERMETTANT D'OBTENIR LA RNO

Les buts à atteindre sont :
- libérer les mouvements de latéralité mandibulaire
- équilibrer les AFMP
- obtenir le plus de points de contact interdentaires dans ces mouvements latéraux mandibulaires.

1/Les meulages sélectifs
Leur méthodologie consiste dans la suppression de toute interférence inhibant les mouvements de latéralité mandibulaire, et dans l'obtention d'une abrasion physiologique normale que l'alimentation "civilisée" ne suffit pas à obtenir.

2/Les pistes directes
Elles constituent un apport de composite au niveau des organes dentaires, lorsque l'on veut modifier le plan d'occlusion et que les meulages sélectifs seraient trop insuffisants (ou que la quantité de matière serait trop importante à éliminer).

3/Les équiplans
Il s'agit d'une fine laine de métal portée par un appareil bimaxillaire. Cette technique est utilisée dans les supraclusions incisives (pour lesquelles les meulages sélectifs sont insuffisants.)

4/Les plaques à piste
Ce sont des appareils amovibles constitués de 2 plaques (une supérieure et une inférieure), chacune munie d'une piste avec vérin central. Le but recherché est le contact entre les deux plaques par le biais de ces pistes. Ceci permet de solliciter entre autre les muscles temporaux, masséters et ptérygoidiens et de stimuler la croissance transversale.


Principe des plaques à pistes

Les pistes peuvent être inclinées de différentes façons en fonction du diagnostic occlusale
-Pistes Neutre : doivent être parallèles au plan d'occlusion (figure a)
-Pistes de classe II: elles sont construites vers le haut dans le sens postéro-antérieure de sorte qu'on obéisse la loi de la dimension verticale minimum lors de la protrusion de la mandibule. (figure b).
-Piste de classe III : elles sont construites vers le haut dans le sens antéro-postérieur, ainsi la dimension verticale est diminuée postérieurement ce qui empêche l'avancée mandibulaire (figure c).
Les fonctions de ces pistes :
-Elles forcent le contact entre les plaques supérieures et inférieures en évitant toute intérférence dentaire.-
Elles facilitent les mouvements de latéralité.
-Elles rétablissent un plan oclusal physiologique.
-Elles remettent en état la coaptation physiologique temporo-mandibulaire.
-Elles corrigent à la fois les distocclusions et les mésioclusions
-Elles aident à éliminer les mordus croisés

CONCLUSION

La méthode de PLANAS permet d'intervenir sur des enfants très jeunes (dès 3 ans). Il s'agit d'un méthode prophylactique qui peut éviter la plupart des traitements orthodontiques et des problèmes parodontaux, donc assurer une fonction optimale.

Bibliographie Planas : réhabilitation occlusale Masson 1992 Martin Eric : équilibre occlusal selon le Professeur Planas Revue Autrement mars 2000.

Source de l'article

53/ La dentosophie



EN 1953, les Professeurs René Soulet de la Faculté de Clermont-Ferrand et André Besombes de la Faculté de Paris présentent pour la première fois un appareil d'orthopédie fonctionnelle dit “activateur-gouttière Soulet Besombes”, destiné à la correction des dysmorphoses buccales et s'adressant à un large public.

A LA MÊME ÉPOQUE, le Professeur Pedro Planas (voir notre article numero 54 : http://posturotherapie.blogspot.com/2005/09/54-occlusiodontie-les-principes.html de la Faculté de Madrid puis de Barcelone, présente au monde médical ses plaques à pistes et développe ses théories sur l'équilibre occlusal et les lois de développement du système stomatognatique (réhabilitation neuro-occlusale ou RNO).

D'UN RÉEL INTÉRÊT MÉDICAL, ces méthodes, bien développées au début des années 60 (voir le Congrès de la Société Française d'Orthopédie de 1961) seront, par la suite, noyées sous l'arsenal thérapeutique et commercial promouvant les techniques multibagues fixes.


LEUR RECHERCHE PERSONNELLE pour l'amélioration de la qualité des soins amènera deux Chirurgiens Dentistes français, les Dr Rodrigue Mathieu et Michel Montaud, à rencontrer successivement les Professeurs Besombes (en 1984), Planas (en 1989), ainsi que Madame Béatriz Padovan (Sao Paulo) et sa réorganisation neuro-fonctionnelle (en 1990). Ces rencontres seront l'occasion d'une extraordinaire ouverture dans la pratique de leur Art. Elles seront pour eux décisives, parfaitement en harmonie avec leur quête pour une meilleure connaissance de l'être humain.


DEPUIS PLUS DE QUINZE ANS, encouragés par l'intérêt toujours plus vif des patients pour de nouvelles approches thérapeutiques, ces deux dentistes ont appliqué ces méthodes sur des centaines de personnes avec des résultats étonnants :

• ils ont pu résoudre toutes sortes de dysmorphoses bucco-dentaires : classe II, classe III, manque de place, supra-clusion, béance, articulé inversé, etc...Quel que soit le cas traité, ils ont pu éviter les extractions des prémolaires (et/ou des dents de sagesse), alors que le diagnostic d'avulsion est inévitable avec les techniques fixes

• sur le plan “bicondylo-occlusal”, les résultats sont apparus tout aussi concluants : réduction et suppression des claquements et craquements articulaires, douleurs des ATM, blocage articulaire ...

ils ont également constaté que les améliorations buccales sont toujours accompagnées d'un mieux-être général et que nombre de problèmes se régularisent, quel que soit l'âge du patient : maux de tête, mal de dos, difficulté de concentration, enfant nerveux, agité, dyslexie, difficulté d'apprentissage de l'écriture, troubles du sommeil (y compris les cauchemars), dépression, problèmes ORL (angine, otite, sinusite, rhume des foins, rhino-pharyngite, toux), asthme, eczema...

L'art dentaire et l'art médical, à travers cette orthopédie que l'on peut qualifier de “pluri-fonctionnelle”, se rejoignent.

EN TRAVAILLANT AINSI, ils ont pris conscience de la globalité de l'homme et ont pu faire le lien, inévitable et pourtant généralement occulté, entre la bouche et le reste du corps physique, organique et psycho-affectif.
Quand plus de 70% des enfants ont une pathologie de structure (classe II) au niveau buccal (rapport officiel d'une étude menée en France*), il n'est plus possible de se contenter de soigner les symptomes, mais nous devons proposer une réflexion fondamentale et nous occuper d'un malade et de son environnement social et culturel et non d'une dent. L'art dentaire devient véritablement un élargissement de l'art de guérir.

C'EST CETTE APPROCHE PARTICULIÈRE instaurant une relation nouvelle entre thérapeuthe et patient qui fonde une méthode de thérapie dentaire originale appelée : DENTOSOPHIE.

En rapprochant “dens”, la dent, de “sophia”, la sagesse, ce nom porte en lui, l'espérance et l'ambition qu'un jour, “l'homme écoute la bouche lui parler de l'homme”.

Loin de façonner l'homme à l'image de la dentisterie, il nous faut élaborer une dentisterie à l'image de l'homme.

ESSENTIELLEMENT THÉRAPEUTHIQUE, cette façon de penser et de “panser” autrement l'être humain (enfant, adulte ou personne agée) s'adresse aussi bien à l'omnipraticien qu'à l'orthodontiste ou au spécialiste. Cette pratique novatrice fait l'objet de les formations depuis 1993.

52/ Effet du tabagisme sur la posture


Dans ce travail, nous avons étudié les effets à court terme et à long terme de la consommation de tabac sur l'équilibre postural.Le maintien de la posture d'un sujet en position orthostatique est lié au bon fonctionnement des boucles de régulation entre les capteurs plantaires, articulaires, vestibulaires... et la commande motrice. Une diminition d'efficacité de ces boucles va se traduire par une instabilité de l'équilibre postural.

Nous avons mesuré les déplacements du point d'application de la résultante des forces de réaction du sol sur les pieds, appelé centre de pression (CP) ; les fluctuations du CP assurant le maintien en équilibre du sujet debout.
L'amplitude et la vitesse de ces déplacements sont des indicateurs de l'éfficience des boucles de régulation.

Nous avons réalisé deux protocoles expérimentaux, les sujets étant enregistrés sur une plate forme de forces pendant 120 secondes.

Le premier protocole étudie les effets à long terme (échelle de l'année) de la consommation de tabac et le second les effets à court terme (échelle de la minute).

Le protocole 1 ponte sur un groupe homogène de 20 sujets (10 F et 10 NF) sans aucun antécédent médical (age = 22 ± 1,2 années, tabac = 1,5 ± 0,5 pA). On observe une augmentation significative (p ( 0,01) de l'amplitude (5,5 ±0,7 mm pour les NF à 8 ± 0,7 pour les F) et également de la vitesse (8,5 ± 0,3 mm/sec pour les NF à 12,2 ± 0,6 mm/sec pour les F). Ces augmentations montrent une plus grande instabilité posturale chez les sujets fumeurs.

Le protocole 2 porte sur 12 sujets fumeurs : 6 jeunes (âge=21,5 ± 1 année, tabac = 1,4 ± 1 pA) et 6 plus âgés(âge=52 ± 5 années, tabac = 25 ± 5 pA). Ce protocole étudie l'effet de fumer une cigarette après un arrêt de 2 heures, sur le maintien de l'équilibre. Les sujets sont enregistrés avant de fumer leur cigarette (TO), une minute après avoir fumé (T1) et 15 minutes après (T2). On observe une nette augmentation des variables de posture(amplitude et vitesse) entre TO et Tl (p( 0,001) et une diminition de ces mêmes variables entre T1 et T2 (p( 0,001).

Ces résultats confirment l'effet rapide activateur de la nicotine sur le motoneurone a et l'effet relaxant secondaire par retro contrôle de l'activité a par le circuit de Renshaw.

Par ailleurs, on observe un effet sujet très important entre les jeunes fumeurs et les fumeurs plus âgés. Les variations de ces mêmes paramètres sont trois fois plus importantes chez les sujets jeunes (p ( 0,001).

Dans ce second protocole, nous avons mesuré en parrallèle la fréquence cardiaque (FC) dans les trois conditions T0, T1, T2. On observe que FCl est plus élevée que FCo, ce qui confirme les résultats déjà connus, mais avec une différence inter groupes importante. Les sujets jeunes montrent une sensibilité trois fois plus importante. Ce résultat concernant la forte sensibilité des jeunes et la tolérance des sujets plus âgés est discuté à la lumière des résultats obtenus par une mesure complémentaire de la tension artérielle périphérique pour quelques sujets des deux groupes.

Source de l'article

vendredi, septembre 09, 2005

51/ Quand l'orthoptiste s'intéresse à la proprioception



En l’état actuel des connaissances, l’orthoptiste ne peut plus considérer les yeux de façon isolée, sous l’influence de la proprioception des interactions complexes s’effectuent avec l’appareil locomoteur et l’appareil manducateur. L’heure n’est pas à la diffusion de certitudes permettant d’élaborer une systématisation. Il s’agit seulement de mettre en commun des constats et des connaissances spécifiques pour affiner sa pratique.

Cette formation propose d’approfondir les relations vision appareil manducateur avec la participation de chirurgiens dentistes spécialisés dans ce domaine. Elle complète, le niveau 1 où sont abordés des définitions et les relations posture-motricité conjuguée ; puis le niveau 2 qui sensibilise à l’approche des différents capteurs. D’autres niveaux sont envisagés.

Source : Syndicat National autonome des Orthoptistes (S.N.A.O.)
"http://www.orthoptistes.com/html/unrio/posture-3.htm"

Le site "http://www.orthoptistes.com" ayant fermé cet article n'est pas visible sur le nouveau site mais de nouvelles formations ont été mises en place en 2006 concernant la posture et motricité http://www.orthoptistes.fr/html/unrio/prog-unrio2006.htm

mardi, septembre 06, 2005

50/ Etude des réflexes posturaux lors des vols spaciaux


Modifications de la marche et de l'equilibre chez des cosmonautes russes participant a des vols spatiaux de longue durée (6 mois).

INTRODUCTION
Lors des vols spatiaux, les programmes moteurs utilisés sur Terre ne sont pas adaptés à l’orientation et aux activités posturo-cinétiques en micropesanteur. Pendant le vol, la micropesanteur modifie considérablement la façon dont les récepteurs sensoriels analysent les modifications de l’environnement.

Il s’en suit :

1) une recalibration des entrées sensorielles, principalement de l’entrée proprioceptive céphalique labyrinthique (récepteurs otolithiques de l’oreille interne), de l’entrée cutanée plantaire (récepteurs à la pression des soles plantaires) et de la proprioception musculaire (récepteurs des muscles extenseurs impliqués dans le maintien de la posture bipède propre à l’Homme), et ;

2) une nouvelle intégration de ces données par le système nerveux central. Cet état adaptatif se met en place assez rapidement (généralement en moins de 72 heures).

Certains cosmonautes ont plus de difficultés que d’autres à s’adapter ; ils peuvent alors présenter une symptomatologie de malaise général (troubles digestifs et neurologiques) d’intensité plus ou moins importante. Ce malaise, appelé Mal de l’Espace ou Syndrome d’Adaptation à l’Espace, contraint le cosmonaute à diminuer son activité motrice et peut avoir un retentissement négatif sur le bon déroulement de la mission.

Passés les premiers jours, l’adaptation qui se met en place au cours du séjour spatial est si parfaite, qu’au retour en gravité terrestre (plus particulièrement après les vols de longue durée) apparaissent des erreurs de perception et des réactions motrices inappropriées qui se caractérisent, entre autre, par des troubles de la marche, de la posture et de l’équilibre.

Grâce à une collaboration avec le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) et avec le Centre d’Entraînement des Cosmonautes (CPK) de la Cité des Etoiles près de Moscou, notre équipe a pu mettre en route une expérimentation qui a permis d’analyser les modifications de la marche, de la posture et de l’équilibre de 12 cosmonautes russes ayant effectué des séjours de longue durée (6 mois) dans la station orbitale MIR.

Les buts principaux de cette expérimentation étaient de compléter des études antérieures et de comprendre comment les systèmes sensori-moteurs s’adaptent à l’environnement particulier qu’est la micropesanteur.

MATERIEL ET METHODES

Les paramètres spatio-temporels de la marche ont été analysés à l’aide d’une technique qui mesure simultanément les déplacements longitudinaux des 2 pieds lors d’un parcours de marche de 6 mètres de long. La posture et l’équilibre dynamique ont été analysés à l’aide de techniques posturographiques utilisant une plate-forme de forces et une plate-forme mobile à bascule spontanément instable (plateau reposant sur une portion de cylindre de 55 cm de diamètre).

La contribution des informations visuelles au maintien de la posture et de l’équilibre dynamique a été appréciée en comparant les résultats obtenus les yeux ouverts à ceux obtenus les yeux fermés.

Les examens ont été effectués 60 et 30 jours avant le vol, et 2 et 4 jours après le vol (R2 et R4).

La comparaison des paramètres mesurés aux différentes périodes a été effectuée par une analyse de la variance (ANOVA) avec mesures répétées. L’analyse des contrastes a permis a posteriori de comparer les différentes périodes 2 à 2.

RESULTATS

- Après le vol à R2 :

les modifications de la marche sont importantes : les cosmonautes sont capables de marcher à une cadence élevée mais leur vitesse de marche est significativement plus basse que celle d’avant le vol ; la diminution de la vitesse est due à un raccourcissement de la longueur des pas, et plus particulièrement des pas gauches (!). Les cycles de marche sont modifiés : en raison d’une augmentation significative des durées de double appui, les temps d’appui sont proportionnellement plus longs que les temps de balancement ;

il existe une nette difficulté de maintien d’une posture verticale stable : il y a, particulièrement lorsque les yeux sont fermés, une augmentation de la longueur et de la surface du statokinésigramme (enregistrement du déplacement, sur le plan de la plate-forme, du centre de pression des pieds ; ce dernier peut être assimilé à la projection au sol du centre de gravité) ;

l’équilibre dynamique, plus particulièrement dans le sens sagittal (antéro-postérieur), est plus difficilement maintenu à R2 qu’avant le vol, surtout lorsque les yeux sont fermés. Les analyses fréquentielles des oscillations corporelles, obtenues par transformées rapides de Fourrier (FFT), révèlent des changements de stratégies : à R2 le maintien de l’équilibre des cosmonautes est plus visuo-dépendant qu’avant le vol.


- A R4,
la plupart des paramètres de la marche, de la posture et de l’équilibre dynamique ont déjà retrouvé leurs valeurs d’avant le vol ; seuls les paramètres de l’équilibre dynamique, mesurés dans le plan sagittal les yeux fermés restent encore augmentés, suggérant que les yeux fermés, l’utilisation des informations des récepteurs proprioceptifs céphaliques et musculaires, et l’efficacité des boucles de régulation réflexe du tonus musculaire partant de ces récepteurs (réflexe myotactique et réflexe vestibulo-spinal) restent encore déficientes.

DISCUSSION

Cette étude confirme des résultats antérieurs et notamment l’idée, que lors des vols spatiaux, le contrôle des activités posturo-cinétiques est surtout visuo-dépendant ; ils montrent aussi que la non-utilisation de certains systèmes sensori-moteurs semble surtout perturber l’activité musculaire des muscles posturaux distaux, plutôt que proximaux (l’équilibre dans le plan latéral dû à l’activité de muscles axiaux et proximaux, est beaucoup moins perturbé au retour que l’équilibre antéro-postérieur, qui est lui surtout dû à l’activité des muscles distaux des articulations des chevilles).
Certaines mesures prophylactiques pourraient donc avoir des effets bénéfiques sur les altérations posturo-cinétiques post-vol, par exemple des méthodes qui permettraient une stimulation des propriocépteurs musculaires, des pressocépteurs de la sole plantaire et des récepteurs otolithiques pourraient entretenir le tonus des muscles extenseurs et prévenir la non utilisation des réflexes posturaux.
Philippe DUPUI, Richard MONTOYA et Marie-Claude COSTES-SALON.
Laboratoire de Physiologie, Faculté de Médecine,
133 route de Narbonne, Toulouse, France.

dimanche, août 28, 2005

49/ La reprogrammation posturale globale (Dr.Bernard Bricot)




Ce livre destiné aux professionnels de la santé (ce qui explique son prix élevé) tente d'expliquer dans un langage clair ce qu'est la posturologie (http://www.livres-medicaux.com/livres/?id=00000123).
" Il ne s'agit pas d'une nouvelle médecine, mais d'une nouvelle façon d'aborder la médecine ; l'étude des différents capteurs (ou entrées) du système postural et de leurs dysrégulations va nous amener à recouper différentes spécialités médicales.

Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas l'oreille interne qui nous permet de nous situer dans l'espace, ni de nous repérer par rapport à notre environnement, mais les autres entrées du système avec en priorité : les pieds, l'oeil et la peau.

Le système tonique postural intervient en permanence : pour se lever, s'asseoir, se tenir assis, tenir debout, s'opposer à des forces extérieures, mais également dans le mouvement : il le prépare, contribue à son déclenchement, le guide, l'équilibre, le renforce et lui sert de contre-appui.
En cas de déséquilibre, il fonctionne, s'auto-adapte mais il est incapable de se corriger seul.

Plusieurs capteurs peuvent à l'origine du déséquilibre postural : le capteur podal, le capteur oculaire, le capteur dento-occlusal.

Corriger le système postural c'est faire la prévention de très nombreuses pathologies : dorsalgies, lombalgies, douleurs rachidiennes, traitement des jambes courtes de l'enfant et de l'adulte, cervicalgies, troubles de l'occlusion, troubles oculaires. "

Dr.B.Bricot

samedi, août 27, 2005

48/ Ecriture : les messages proprioceptifs issus de la main


Le professeur Jean-Pierre Roll, patron du Laboratoire de neurophysiologie du CNRS à Marseille, a même réussi à intercepter et à enregistrer ces signaux, en plaçant des micro-électrodes(http://irmfmrs.free.fr/services/stimulation/StimSomato.htm) sur le coude et l'épaule de "cobayes" écrivant une lettre de l'alphabet. Dans un deuxième temps, il a retransmis ce même signal aux mêmes endroits. Les "cobayes" ont alors ressenti une sorte de vibration et reconnu la lettre. Ils ont eu l'impression d'être en train de l'écrire, bien que leur main soit immobile…(...)

Sources et détail de l'expérience :

http://www.up.univ-mrs.fr/wpsycle/ColloqueEcriture/doccerveau/albert.html

http://www.up.univ-mrs.fr/wpsycle/ColloqueEcriture/doccerveau/roll.html











47/ Le corps ne voit pas qu'avec les yeux


Vous pensiez voir avec les yeux ? Eh bien non. « L'homme a été doté par l'évolution de plusieurs systèmes visuels aujourd'hui superposés », affirme Alain Berthoz, neurophysiologiste et professeur au Collège de France, après avoir passé plus de vingt ans à étudier le mouvement à la tête du laboratoire de physiologie de la perception et de l'action.

Pour autant, le corps ne voit pas qu'avec les yeux. « Les informations données par la vision se mélangent avec d'autres qui permettent d'orienter le corps dans l'espace, de le maintenir en équilibre et d'assurer la coordination de nos mouvements », résume Alain Berthoz.

Des informations complémentaires parviennent en particulier des capteurs proprioceptifs situés sous les pieds, dans les muscles ou les articulations. Le professeur Jean-Pierre Roll, du laboratoire de neurobiologie humaine de l'université de Provence, en a fait la preuve grâce à une étonnante expérience : il place des électrodes sur les muscles du coude et de l'épaule et enregistre les signaux émis par le sujet en train d'écrire. En activant ensuite ce signal aux mêmes endroits, le sujet immobile est capable de reconnaître la lettre tracée. « C'est la preuve que la perception active un ensemble de capteurs, résume le chercheur. On voit aussi avec la peau. Quand un aveugle lit le braille, il active aussi les neurones du cortex visuel. »

(Lire l'article du 17 août 2005 en intégralité sur le site :

vendredi, août 26, 2005

46/ Le taï chi améliore la proprioception



Des médecins de Hong Kong ont évalué l'effet du taï chi chez les personnes âgées sur l'amélioration de la proprioception versus un groupe contrôle et un groupe course et nage. Les personnes âgées qui pratiquent régulièrement le taï chi ont une meilleure proprioception des chevilles et des genoux que le groupe contrôle, et une meilleure cinesthésie des genoux que le groupe course et nage.

(Source de l'article : " Le quotidien du Médecin" 15 mars 2004 d'Irène Drogou
http://www.quotimed.com)

Le Taï chi qui est d'origine chinoise, peut être considéré à la fois comme un art martial, essentiellement défensif, et comme une gymnasique douce, qui favorise la concentration et la relaxation.

Les gestes des bras et des mains sont circulaires. Il repose sur des textes millénaires, qui, si l'on veut en respecter scrupuleusement les principes, comprend un enchaînement continu de 108 mouvements.L’exécution parfaite de celui-ci nécessite une concentration qui se travaille durant plusieur sannées, car, en plus des mouvements physiques, la méditation occupe une large part dans l’apprentissage de la discipline.


Une forme simplifiée de 27 mouvements, appelée la forme de Pékin, a vu le jour dans les années 1950 sous l’impulsion de Mao Tsé-Toung. Cette forme a été appelée la gymnastique du peuple. C'est pourquoi, en Chine, de nombreux adeptes du Taï Chie ffectuent encore leurs exercices dans les espaces publics, de manière isolée ou en groupe, souvent très tôt le matin, notamment avant d’aller travailler.

Voici quelques-uns uns des principes essentiels del'enseignement du Taï Chi :

1) favoriser la concentration, par des séries d'enchaînements de mouvements, qu'il s'agitd'exécuter dans un ordre précis.
2) permettre ainsi une bonne prise de conscience de son propre corps et de sa place dansl'espace.
3) se dégager de toute logique de réussite ou d'échec.
4) promouvoir une hygiène de vie au-delà de la leçon proprement dite.

45/ Les dents des athlètes sous haute surveillance



L'état des incisives et autres molaires des athlètes de haut niveau, les gingivites (inflammation des gencives), la position de leurs mâchoires, tout cela est désormais sous haute surveillance.

Plusieurs études ont montré en effet que les inflammations dentaires pouvaient générer à distance des inflammations des tendons. Ce n'est évidemment pas l'unique cause possible d'une tendinite, mais c'en est une non négligeable.

Les kinésithérapeuthes modernes parlent de "chaînes musculaires" : les muscles ne travaillent pas indépendamment les uns des autres. C'est ainsi que l'occlusion dentaire ( la position des mâchoires quand celles-ci sont fermées ) peut avoir une influence sur l'attitude ou - si vous préférez - la "posture" de l'individu.

On s'est aperçu qu'en modifiant l'occlusion dentaire des joueurs de rugby, on pouvait diminuer de 50% la force de leurs cuisses ! Mais aussi à l'inverse qu'en comblant avec de petits morceaux de caoutchouc les espaces entre les dents, ce qui redonne une occlusion correcte, on augmentait leur puissance !

Un défaut d'occlusion des dents peut aussi perturber l'appui des pieds au sol durant la course. Si des sprinters comme Carl Lewis ou Leroy Burrell ont utilisé des appareils dentaires pendant leur carrière, c'est pour placer leurs mâchoires en position idéale.

Des spécialistes n'hésitent plus à penser que l'agencement des dents peut également influencer fractures de fatigue, hernies discales ou migraines... Les dents ne sont pas seules concernées, mais aussi tout l'appareil "manducatoire", utilisé pour tous les actes que vous accomplissez pour manger : préhension de l'aliment, mastication et déglutition. Tous ces "gestes" sont en rapport avec la chaîne des muscles du cou et de la tête.

Si vous avez des incisives supérieures proéminentes, votre tête et votre tronc auront tendance à basculer vers l'avant. Au contraire, si votre menton pointe vers l'avant et que vos incisives se recouvrent bien, la tête et le tronc se redressent. Autre chose : une dent manquante peut inciter la langue à s'avancer... et les épaules risquent de suivre le mouvement à droite ou à gauche (sans compter que les dents voisines font bouger et dérégler la chaîne musculaire intervertébrale). Attention, d'ailleurs, à ne pas utiliser les appareils dentaires à des fins exclusivement esthétiques : c'est la posture qui compte avant tout.

Si Bob Beamon a fait sauter les données du saut en longueur aux Jeux de Mexico, en 1968, l'altitude a aussi eu une drôle de conséquence... en faisant sauter les dents des athlètes. Tous les dentistes ne sont pas convaincus par l'explication du phénomène, mais un chiffre laisse rêveur : environ 600 extractions dentaires auraient été effectuées durant les Jeux. Vous avez dit "dentesque"...? Il semble que l'influence de l'état des dents sur l'état général de l'individu est mieux connue depuis ces Jeux.

Sous l'effet de l'altitude, de nombreux problémes bucco-dentaires se sont "décompensés". C'est souvent le cas également lors de la pratique de la plongée sous-marine ou lors de longs voyages en avion. Mais mieux vaut s'occuper de ses dents avant de partir pour un long déplacement.

(Source et article complet de Geffgroy Deffresnnes sur le site officiel de la Fédération Française d'athlétisme :

44/ Posturologie et Sport de haut niveau !

Les sportifs de haut niveau pratiquant l'athlétisme sont des sportifs qui se consacrent totalement à la pratique de leur discipline et ceci souvent dès leur plus jeune âge, ils ont besoin d'un suivi médical permanent sous forme de bilans.

En début de saison :

1/ bilan
pluridisciplinaire
sur des sportifs non blessésbilan physiologique : Vo2 max, test d ’effort, cardiaque etc.…

2/ bilan ostéopatique
: déblocage et normalisation articulaire

3/ bilan dentaire :
examen postural, position mandibulaire, recherche des occlusions dentaires

4/ bilan orthoptique :
convergence oculaire

5/ bilan podologique.
L’examen podologique comprendra la recherche d’antécédents traumatiques, un examen biomécanique traditionnel, un examen proprioceptif et un examen postural, une analyse des chaussures neuves et usées.S ’il y a nécessité d ’un suivi postural on envisagera le port de semelles à visée proprioceptive ou posturale fines, à mettre dans les chaussures de ville sur base ferme et plate.

Pour la pratique sportive on envisagera la personnalisation et l’aménagement de la chaussure de sport par orthèses moulées.



(lire l'article de Geneviève NORET Podologue ligue FFA. Nice sur le site officiel de la fédération française d'athlétisme : http://limousin.athle.com/html/pages/html/laposture.html )

« Dans l’avenir, la principale façon d’améliorer les performances des sportifs de haut niveau, sera de reprogrammer leur système postural » Dr B.Bricot « La reprogrammation posturale globale »p.37

mardi, août 09, 2005

43/ L'hippothérapie : bienfaits de la thérapie avec un cheval


L’équitation et le contact avec les chevaux favorisent plusieurs stimulations sensorielles (proprioception, vestibulaire, toucher, audition, vue, etc.) et la coordination du corps.
La coordination est facilitée par le mouvement continu et rythmé du cheval.
De plus, la pratique de l’équitation adaptée rencontre tous les objectifs d’une pratique sportive non intensive et est donc particulièrement indiquée.


Effets spécifiques de la pratique équestre

Elle stimule la verticalisation et la coordination, elle encourage et renforce l’équilibre par le tonus et les réajustements musculaires.

Elle amoindrit les réactions de rejet et de repli sur soi.

Elle régularise le tonus musculaire.

Elle induit une bonne position ainsi qu’un usage des mains de façon indépendante.

Elle augmente l’équilibre tant en position assise que verticale, augmente les capacités de préhension, la coordination motrice et les activités sociales.

Elle réduit ou du moins amoindrit les problèmes de tétanie et de spasmes, elle diminue également les effets secondaires de l’inactivité forcée et revalorise l’individu.

Elle procure un meilleur tonus et une meilleure coordination spécialement en ce qui concerne l’axe épaule/bras/main et augmente les capacités de dorsiflexion.

42/ Déséquilibre et vertiges


Le déséquilibre peut résulter d'une perturbation du système proprioceptif, oculomoteur ou du rachis cervical, dorsal et lombaire.
Le traitement est parfois le port d'un prisme de quelques degrés placé dans le champ d'action d'un des muscles oculomoteurs, ou des massages, par un kinésitérapeute spécialisé, des muscles impliqués dans le trouble statique ou des thérapeutiques rhumatologiques.
Les déséquilibres ayant des étiologies très diverses un examen médical approfondi doit éliminer tout autre cause.



Lire l'article

41 / La piste proprioceptive pour expliquer la scoliose


La scoliose est la déviation latérale de la colonne vertébrale. Elle est dite idiopathique lorsqu'elle ne survient pas dans le cadre d'une maladie bien individualisée.La scoliose idiopathique est la plus fréquente avec environ 75% des cas.

Les résultats obtenus après quatre années de recherche montre que l'apparition et l'évolution de la scoliose idiopathique ne sont certainement pas dues à une cause unique.

Une piste prometteuse est liée au système proprio-oculo-labyrinthique. Il s’agit d’un ensemble composé del’organe de l’équilibration (labyrinthe), des yeux (vision del’espace) et de la proprioception (perception de la positiondu corps dans l’espace, même les yeux fermés). Des anomalies de ce système ont été mises en évidence chez les sujets scoliotiques. Là aussi il y a potentiellement une cause de la maladie, par le biais de troubles posturaux et du tonus des muscles périvertébraux.

Ce qui commence à se dessiner grâce à ces premiers résultats est que la scoliose idiopathique n’est pas simplement une maladie de la colonne vertébrale, mais qu’elle résulte de perturbations plus globales impliquant vraisemblablement les afférences neurosensorielles, et la messagerie cellulaire.



RECHERCHE 2000-2006 en cours

Relation entre équilibre postural, potentiel évoqué somato-sensoriel et progression de la déviation scoliotique dans la scoliose idiopathique.


proposée par Professeur Jack Chun Yiu Cheng, MBBS, MD. FRSSE Chinese University of Hong Kong

Constat : L’association d’un contrôle et d’un équilibre postural anormal chez l’adolescent atteint de scoliose idiopathique a été rapporté chez des sujets présentant une courbure sévère.

De précédentes études ont montré la présence de potentiels évoqués somatosensoriels anormaux (des anomalies dans l’information cérébrale des stimulations effectuées sur des zones sensorielles du corps) chez des sujets atteints de scoliose idiopathique.
On ne sait si ces problèmes de contrôle de la posture et de la fonction somatosensorielle sont la cause ou l’effet de la déformation scoliotique

But de l’étude :
Répondre aux questions suivantes : 1. Les problèmes du contrôle postural dans la scoliose sont-ils associés à des dysfonctionnements somatosensoriels ? 2. Sont-ils les causes ou les effets de la déformation scoliotique ?
Matériel et méthode
L’étude portera sur 100 nouveaux cas de scoliose idiopathique chez la fille, d’importance modérée, récemment découverte et non encore traitée et sur 50 cas de filles d’âge et de nature identique, en bonne santé, testés pour contrôle.
La mesure des angles de Cobb, les potentiels évoqués somatosensoriels et des tests graphiques seront effectués sur chaque sujet à 0, 10 et 20 mois.
Signification clinique
Les résultats de la présente étude peuvent aider à améliorer notre connaissance du rôle de la fonction somatosensorielle et de l‘équilibre dans l’étiologie et le pronostic de la scoliose idiopathique et contribuer au développement futur d’un nouveau programme de traitement interventionnel en vue d’améliorer l’équilibre postural et aussi de prévenir la progression des déformations scoliotiques.

Source de l'article


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40 / Comment optimiser notre proprioception


L'entraînement cardiovasculaire sur l'escaladeur (également appelé stepper ou simulateur d'escalier) est actuellement en train de se répandre de plus en plus dans les salles de sport.
Cet appareil sophistiqué plaît à de nombreux(ses) et pratiquants(es) qui souhaitent travailler et raffermir leurs mollets; hanches, cuisses et fessiers tout en améliorant le système cardiovasculaire et respiratoire.

Cet appareil est un excellant rééducateur des genoux car la plupart des machines sont équipées de supports qui absorbent complètement les chocs que l'on peut observer lors d'exercices sur sol dur (route).

Par ailleurs, comme tous les appareils de conditionnement physique, celui-ci est souvent mal utilisé.

Un des effets les plus intéressants de l'entraînement sur l'escaladeur est l'optimisation de la proprioception. A condition de savoir bien l'utiliser !!!!!



(lire l'article : href="http://www.actiforme.net/314.htm")

dimanche, juillet 10, 2005

39/ Faut-il changer le mobilier scolaire ?


Voici le résultat d'une étude mesurant l'évolution de la posture sur 2 années scolaires de 94 élèves de CM1 bénéficiant pour certains d'un programme de gymnastique posturale pratiquée une fois par semaine et de mobilier ergonomique.

Les 94 élèves de classe de CM1 répartis en 4 groupes :
44 élèves constituent le groupe T qui bénéficie du mobilier traditionnel.
36 élèves constituent le groupe E qui bénéficie du mobilier ergonomique.
12 élèves constituent le groupe E+G qui bénéficie du mobilier ergonomique et de la gymnastique posturale.
2 élèves constituent le groupe T+G qui bénéficie du mobilier traditionnel et de la gymnastique posturale.

(lire l'article : http://www.hephaistos.fr/d021.htm)


samedi, juillet 09, 2005

38/ Etude posturologie fibromyalgie

Etude menée auprès des adhérents de L’A.M.D.C.F. 44 (Association des Malades Douloureux Chroniques et Fibromyalgiques de Loire Atlantique - Association Loi 1901)"http://amdcf44.free.fr/

L’étude menée auprès des adhérents de L’A.M.D.C.F. 44, a comporté 2 phases :
- La première consistait en l’analyse de 50 fiches d’enquête classiquement utilisées lors des consultations de posturologie clinique, permettant de déterminer, par les critères classiques de l’anamnèse, la présence ou non de troubles fréquemment associés à des dysfonctions du système postural.
- La deuxième consistait à rechercher l’éventuelle expression stabilométrique de dysfonctions posturales par l’enregistrement de patients fibromyalgiques (merci à eux !) sur plateforme de stabilomètrie normalisée.


(lire la suite de l'article : "http://amdcf44.free.fr/conf_23_mai_2002.htm#haut)


Bref rappel surla fibromyalgie

Depuis quelques années on entend de plus en plus parler de la fibromyalgie. Encore appelée fibrosite, fibromyosite, ou encore SPID (syndrome polyalgique idiopathique diffus) la fibromyalgie est une condition chronique qui affecte, on estime, 1 % de la population. Elle a deux caractéristiques:
(1) la douleur, sensibilité, brûlement de tous les muscles, d'origines inexpliquées.
(2) sommeil dérangé, souvent accompagné de fatigue et raideur matinale.
La fibromyalgie ne produit pas d'infirmité mais peut être très douloureuse et frustrante pour le patient.
(3)sensibilité anormale des muscles à 11 ou plus des 18 "points sensibles"

Encore mal connue des médecins et assimilée trop souvent à une maladie psychiatrique, cette pathologie mérite pourtant qu’on s’y attarde puisqu’elle concerne plus d’un million de personnes en France. 10% des adultes touchés sont en invalidité. La fibromyalgie est si mystérieuse, qu’aucun examen biologique ou radiologique ne peut en affirmer l’existence.

samedi, juin 25, 2005

37/LE SYSTEME TONIQUE POSTURAL (un site explicatif très complet destiné au corps médical)



CONNAISSANCES FONDAMENTALES
CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE

Association ORION

Office de Recherche Interdisciplinaire sur les Organisations Neurophysiologiques

PARTIE I : CONNAISSANCES FONDAMENTALES
HISTORIQUE, FAITS EXPERIMENTAUX
HISTORIQUE ET EVOLUTION
QUELQUES FAITS EXPERIMENTAUX D'ORDRE GENERAL
QUELQUES FAITS EXPERIMENTAUX CONCERNANT LES CAPTEURS POSTURAUX
FAITS EXPERIMENTAUX CONCERNANT L'EXO-ENTREE VISUELLE
FAITS EXPERIMENTAUX CONCERNANT L'EXO-ENTREE VESTIBULAIRE
FAITS EXPERIMENTAUX CONCERNANT L'EXO-ENTREE PLANTAIRE
FAITS EXPERIMENTAUX CONCERNANT L'ENDO-ENTREE OCULOMOTRICE
NOTIONS GENERALES DE SYSTEME POSTURAL
NOTIONS DE STRATEGIE ET DE TACTIQUE
LA STRATEGIE DE VERTICALITE CHEZ L'HOMME ET SES IMPLICATIONS
LA MATURATION POSTURALE DE L'ENFANT A L'ADULTE
ANALYSE ET RÔLE DES DIFFERENTS ELEMENTS DU SYSTEME TONIQUE POSTURAL
LES CAPTEURS POSTURAUX ET ASSIMILES:
LES CAPTEURS CEPHALIQUES
LE CAPTEUR PODAL
LA REGULATION CENTRALE
L'EFFECTEUR MUSCULAIRE
SYNTHESE

PARTIE II : CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE POSTURALES
SIGNES D'APPEL
SIGNES D'EXAMEN: LE BILAN POSTURAL
EXAMEN DE L'EQUILIBRE TONIQUE STATIQUE SEGMENTAIRE (DYSTONIES SEGMENTAIRES)
EXAMEN DE L'EQUILIBRE TONIQUE EN DYNAMIQUE
EXAMEN DES REFLEXES POSTURAUX
EXAMEN DES REACTIONS D'EQUILIBRATION
LES SIGNES PARACLINIQUES
CONCLUSION DE L'EXAMEN POSTURAL: EXISTE-T-IL UN SYNDROME POSTURAL ?
CRITERES CLINIQUES (uniquement)
LE TRAITEMENT: LA MANIPULATION DES ENTREES POSTURALES ET ASSIMILEES
ENTREE VISUELLE
SYSTEME MANDUCATEUR
ENTREE PODALE
BIBLIOGRAPHIE


(lire la suite : "http://www.chez.com/orion/cours1.htm )

36/ La maturation posturale de l'enfant à l'adulte

Dès sa naissance, l'être humain entame un apprentissage de la station verticale, une acquisition et une optimisation de son répertoire moteur et de ses différentes tactiques, qui ne seront complètement matures que vers l'âge de 12 à 13 ans. Auparavant, il est coutume de dire que le système postural n'est pas mature; il est alors d'autant plus sensible à des facteurs de perturbation internes ou externes, mais d'autant plus malléable, plastique et tolérant.

S'intéresser à l'histoire de l'évolution de ces tactiques et de leurs différentes composantes est du plus haut intérêt, car on n'aborde pas la posture de l'enfant comme celle de l'adulte.

L'évolution de la construction et de l'acquisition des différentes stratégies posturales chez l'enfant se fait en plusieurs stades, où le rôle de l'information visuelle péripérique est permanent.

De la naissance à un peu plus d'un an environ (acquisition de la marche), l'apprentissage est descendant, céphalo-podal, la tête et le vestibule jouant le rôle essentiel dans l'acquisition de la posture, avec fonctionnement articulé tête-tronc. Le bassin est stabilisé dès 2 mois d'apprentissage de la marche.
De l'acquisition de la marche à 6 ans l'organisation se fait de façon ascendante, podo-céphalique et à partir des hanches stabilisées et privilégie un fonctionnement en bloc de l'ensemble tête-épaule.
Vers 7 à 8 ans il s'instaure un retour de l'organisation descendante de l'équilibre, avec prédominance vestibulaire transitoire, la tête devient immobile dans l'espace, en reprenant sa mobilité sur les épaules.
De 8 à 13 ans l'organisation devient progressivement à double sens pour se rapprocher de celle de l'adulte.
Au-delà, c'est celui de l'adulte, où il y a dissociation complète tête-tronc sauf dans les mouvements de roulis et une harmonisation des différentes informations qui circulent aussi bien en ascendant qu'en descendant.
Nous verrons l'importance de ces divers stades et de leurs implications thérapeutiques chez l'enfant.

Chez l'adulte, le système postural est complètement mature et il doit être étudié dans sa totalité...................


(lire la suite : "http://www.chez.com/orion/cours1.htm )

vendredi, juin 24, 2005

35/ Les baskets et l'enfant


Devons-nous parents accepter le dicta de la mode des baskets et de plus non lacées ?

Voici quelques éléments de réponses............................